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Titre de l'article :

Les pères trompés sont rares dans les populations humaines.


Introduction à l'article :

Les copulations extra-couple (CEC) sont très communes dans le règne animal au sens large, et sont parfois considérées comme des stratégies évolutivement viables. Une croyance est présente chez l'homme à ce sujet, selon laquelle beaucoup d'hommes pourraient élever des enfants nés de ces CEC, renforcée par un ensemble de médias qui développent des synopsis à ce sujet.

Expériences de l'article :

Approches généalogiques génétiques pour estimer les CEC dans le passé. Ils ont regardé l'association entre la variation du chromosome Y et les noms hérités du père.

Résultats de l'article :

Les pères élevant des enfants n'étant pas leur descendant sont rares dans la plupart des sociétés actuellement mais aussi dans le passé. Certaines sociétés se démarquent par des taux pouvant atteindre les 20% d'individus nés de CEC.

Rigueur de l'article :

Revue connue, trois types de méthodes différentes utilisées aux résultats congruents.

Ce que cet article apporte au débat :

Il permet de mieux comprendre les pressions sélectives pouvant conduire au gardiennage de partenaires sexuels. Il pourrait également y avoir des coûts (génétiques, durée de vie, statut de la relation.) Les différences observées en CEC entre sociétés peuvent permettre d'identifier des facteurs clés qui peuvent expliquer les patrons d'infidélité dans le passé et le présent.

Remarques sur l'article :

Article court mais à la méthodologie solide, et une approche quantitative précieuse à la controverse.

Publiée il y a plus de 6 ans par J. Vadez.
Dernière modification il y a plus de 6 ans.