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Titre de la lettre de réponse :

Orgasme copulatoire féminin: une adaptation humaine ou un retard phylogénétique?


Résumé de la lettre de réponse :

Thornhill a publié un premier papier s'intéressant aux hypothèses autres que celle de la compétition spermatique pouvant expliquer la caractère "adaptationniste" de l'orgasme chez la femme. L'orgasme féminin serait alors notamment expiqué par le choix du partenaire en tant que père, appuyé notamment par la corrélation positive entre la fréquence d'orgasme et la symétrie du père. En effet, la symétrie serait associée à l’absence d’instabilité du développement.

Hrdy s’intéresse elle aux orgasmes femelles chez les primates. Elle résume alors leur évolution:

  1. L'excitation sexuelle variable peut avoir incité les primates non humains à poursuivre l'accouplement avec de multiples partenaires, ce qui, en accumulant l'excitation sexuelle, peut mener à la récompense de l'orgasme.
  2. La maintient de l'orgasme peut avoir permis aux femelles de multiplier les partenaires afin de réduire les risques d'infanticides, dus à des partenaires de "moins bonne qualité", et de bénéficier d'avantages matériels (comme la protection).
  3. La stimulation sexuelle aurait notamment été présente dans les groupes où les mâles sont nombreux, et où les couples peuvent s'accoupler rapidement.
  4. Le système d'accouplement humain n'est pas propice à la séquence temporelle à partenaires multiples, à la différence des primates
  5. L'orgasme féminin/femelle peut avoir été adaptatif pour les ancêtres pré-hominidés de l'Homo sapiens; ce n'est probablement pas adaptatif dans certains contextes pour les femmes.

A l'aide des commentaires d'Hrdy et de son précédent papiers, les auteurs émettent alors des hypothèses sur l'orgasme féminin. L'une d'elle définit l'orgasme femelle comme un caractère atavique, c'est à dire un trait qui survient chez un individu parce qu'il est apparu chez un ancien ancêtre.

Rigueur de la lettre de réponse :

Ce commentaire ne comporte que peu de références. Il s’intéresse plutôt à l'ajout d'arguments et d'hypothèses à la lumière des commentaires effectués par Hrdy.

Ce que cette lettre de réponse apporte au débat :

Ces commentaires permettent de faire le lien entre orgasmes primates non humain et orgasmes humains. Il met également en évidence une nouvelle théorie adaptative de l'orgasme féminin, celle du caractère atavique.

Publiée il y a plus de 6 ans par Marine Jeanjean.
Dernière modification il y a plus de 6 ans.