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Ressusciter des interactions éteintes avec des substituts actuels.
Introduction à l'article :
Cet article traite de l'introduction de la tortue géante d'Aldabra Aldabrachelys gigantea sur les populations de Diospyros egrettarum , Ebenaceae endémique de l'île aux Aigrettes, située à un kilomètre des côtes de l'île Maurice dans l'Ocean Indien.
Les graines de cette espèce étaient autrefois dispersées par Cylindraspis sp., proche d'Aldabrachelys, mais éteinte depuis le milieu du XIXe siècle.
Privés de leur disperseur, les arbres ne parviennent plus a gagner du terrain sur l'ilot plat ou seul la gravité peu desormais déplacer leur fruits. De plus leur population fut largement réduite par l'exploitation forestière, interdite dans les années 80 sans vrai reprise de terrain par Diospyros egrettarum depuis.
Un programme test a donc été entrepris en 2000, en introduisant quatre tortues d'aldabra dans un enclos d'un hectare afin d'en étudier l'impact sur la faune et flore locale. Libérées sr l'ile en 2005 il y avait 19 adulte en 2009 vivants librement sur l'île.
Expériences de l'article :
Dans un premier temps le but a été de quantifier une éventuelle dispersion abiotique des graines les auteurs ont relevé l'emplacement des fruits pour 18 arbres, si il y a dispersion abiotique, une proportion significative devrait se trouver au delà de la limite de la canopé.
Les germe et patch de graines considéré comme dispersé par les tortues (au delà de l'ombre des arbres) on été cartographiés.
Enfin l'action de la digestion par les tortues sur les graines a été testé en plaçant des graines sur trente plateaux divisés en compartiments de 10x10, avec dans chaque, quatre fruit entier (8 graines chaque) et 32 graines passés par le système digestif de tortues sur l'ile Maurice. Les plateaux ont subi un rotation régulière afin d'éviter les effets de micro climat. le taux de germination a ensuite été analysé statistiquement pour déterminer l'effet positif ou négatif de la digestion par les tortues.
Résultats de l'article :
Sur les 7437 fruits trouvés en relation aux 18 arbres sélectionné, seul 7 n'étaient pas directement sous la canopée, mais dans un rayon d'un mètre au dela de la couronne. Prouvant qu'il n'existe pas de moyen de dispersion des fruits autre que la seule gravité.
La cartographie des patch de germination a montré un effet important de dispersion des graines par Aldabrachelys gigantea, avec plus de 500 patchs de germination identifiés sur l'ile. Ces dispersion ne sont attribuable qu'a Aldabrachelys et n'existent pas dans les zones auxquelles les tortues n'ont pas accès.
Les auteurs montrent un fort effet accélérateur sur la germination des graines par la dépulpation que provoque la digestion . Les graines germent beaucoup plus vites que celles restés dans le fruit. La germination est comparable à celle de graines extraites manuellement. Malheureusement l’expérience a du être stoppé a 105 jours suite à une pénurie d'eau et le taux de germination pour les deux méthode n'est pas connu.
Rigueur de l'article :
Il est dommage qu'une pénurie en eau ai forcé l'arrêt de l'expérience sur la germination, il aurait été intéressant de savoir si le taux de germination aurait été équivalent sur les fruit entier et les graines digérés.
Ce que cet article apporte au débat :
Cet article se situe à la marge du sujet mais permet d'ouvrir le débat, dans ces cas les tortues géantes d'Aldabra ne sont pas considérées invasives, mais bien exotiques. L'importance du maintien de certaines interactions écologiques, pourrait justifier l'introduction d'analogues à des espèces disparues.
L’expérience est ici positive et a permis le retour de la dispersion des graines de Diospyros egrettarum, une espèce en danger critique d'extinction. C'est un des premier exemple empirique de l'efficacité que pourrait avoir le rewilding: ''l'introduction intentionnelle d'espèces exotiques pour remplacer des fonctions écosystémiques d'espèces récemment éteintes".
Cette approche est très controversé notamment pour le risque de produire de l'invasion biologique. Ici le risque est quasiment nul, dans le sens ou ces animaux sont géré et gérable très facilement au vu de leur taille et proche d'une espèce endémique éteinte depuis moins de 300 ans.
Remarques sur l'article :
L’Île aux Aigrettes abritent de nombreuses populations d'oiseaux et de reptiles endémique de l’île ou de Maurice, elle sert de sanctuaire et a joué un rôle très important dans le sauvetage d'espèces condamnées autrement, comme le pigeon rose de Maurice dont ne subsistaient que neuf individus à l'état sauvage en 1990, ils sont aujourd'hui environ 400 dans la nature avec une quarantaine sur l’Île aux Aigrettes.
Actuellement les tortues sont toujours présentes et se reproduisent, aucun effet néfaste n'a été détecté, notamment pour la simple raison que les plantes y étaient déjà adaptée, un exemple intéressant fait état
Publiée il y a plus de 6 ans
par
C. Lecerf.
Dernière modification il y a plus de 6 ans.
Ressusciter des interactions éteintes avec des substituts actuels.
Introduction à l'article :
Cet article traite de l'introduction de la tortue géante d'Aldabra Aldabrachelys gigantea sur les populations de Diospyros egrettarum , Ebenaceae endémique de l'île aux Aigrettes, située à un kilomètre des côtes de l'île Maurice dans l'Ocean Indien.
Les graines de cette espèce étaient autrefois dispersées par Cylindraspis sp., proche d'Aldabrachelys, mais éteinte depuis le milieu du XIXe siècle.
Privés de leur disperseur, les arbres ne parviennent plus a gagner du terrain sur l'ilot plat ou seul la gravité peu desormais déplacer leur fruits. De plus leur population fut largement réduite par l'exploitation forestière, interdite dans les années 80 sans vrai reprise de terrain par Diospyros egrettarum depuis.
Un programme test a donc été entrepris en 2000, en introduisant quatre tortues d'aldabra dans un enclos d'un hectare afin d'en étudier l'impact sur la faune et flore locale. Libérées sr l'ile en 2005 il y avait 19 adulte en 2009 vivants librement sur l'île.
Dans un premier temps le but a été de quantifier une éventuelle dispersion abiotique des graines les auteurs ont relevé l'emplacement des fruits pour 18 arbres, si il y a dispersion abiotique, une proportion significative devrait se trouver au delà de la limite de la canopé.
Les germe et patch de graines considéré comme dispersé par les tortues (au delà de l'ombre des arbres) on été cartographiés.
Enfin l'action de la digestion par les tortues sur les graines a été testé en plaçant des graines sur trente plateaux divisés en compartiments de 10x10, avec dans chaque, quatre fruit entier (8 graines chaque) et 32 graines passés par le système digestif de tortues sur l'ile Maurice. Les plateaux ont subi un rotation régulière afin d'éviter les effets de micro climat. le taux de germination a ensuite été analysé statistiquement pour déterminer l'effet positif ou négatif de la digestion par les tortues.
Sur les 7437 fruits trouvés en relation aux 18 arbres sélectionné, seul 7 n'étaient pas directement sous la canopée, mais dans un rayon d'un mètre au dela de la couronne. Prouvant qu'il n'existe pas de moyen de dispersion des fruits autre que la seule gravité.
La cartographie des patch de germination a montré un effet important de dispersion des graines par Aldabrachelys gigantea, avec plus de 500 patchs de germination identifiés sur l'ile. Ces dispersion ne sont attribuable qu'a Aldabrachelys et n'existent pas dans les zones auxquelles les tortues n'ont pas accès.
Les auteurs montrent un fort effet accélérateur sur la germination des graines par la dépulpation que provoque la digestion . Les graines germent beaucoup plus vites que celles restés dans le fruit. La germination est comparable à celle de graines extraites manuellement. Malheureusement l’expérience a du être stoppé a 105 jours suite à une pénurie d'eau et le taux de germination pour les deux méthode n'est pas connu.
Il est dommage qu'une pénurie en eau ai forcé l'arrêt de l'expérience sur la germination, il aurait été intéressant de savoir si le taux de germination aurait été équivalent sur les fruit entier et les graines digérés.
Cet article se situe à la marge du sujet mais permet d'ouvrir le débat, dans ces cas les tortues géantes d'Aldabra ne sont pas considérées invasives, mais bien exotiques. L'importance du maintien de certaines interactions écologiques, pourrait justifier l'introduction d'analogues à des espèces disparues.
L’expérience est ici positive et a permis le retour de la dispersion des graines de Diospyros egrettarum, une espèce en danger critique d'extinction. C'est un des premier exemple empirique de l'efficacité que pourrait avoir le rewilding: ''l'introduction intentionnelle d'espèces exotiques pour remplacer des fonctions écosystémiques d'espèces récemment éteintes".
Cette approche est très controversé notamment pour le risque de produire de l'invasion biologique. Ici le risque est quasiment nul, dans le sens ou ces animaux sont géré et gérable très facilement au vu de leur taille et proche d'une espèce endémique éteinte depuis moins de 300 ans.
L’Île aux Aigrettes abritent de nombreuses populations d'oiseaux et de reptiles endémique de l’île ou de Maurice, elle sert de sanctuaire et a joué un rôle très important dans le sauvetage d'espèces condamnées autrement, comme le pigeon rose de Maurice dont ne subsistaient que neuf individus à l'état sauvage en 1990, ils sont aujourd'hui environ 400 dans la nature avec une quarantaine sur l’Île aux Aigrettes.
Actuellement les tortues sont toujours présentes et se reproduisent, aucun effet néfaste n'a été détecté, notamment pour la simple raison que les plantes y étaient déjà adaptée, un exemple intéressant fait état
Dernière modification il y a plus de 6 ans.