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Pollinisation et autres services écosystémiques produits par des organismes mobiles: un cadre conceptuel pour les effets du changement d'affectation des sols
Résumé de la review :
La pollinisation par les animaux contribue à la production de l’agriculture, renforce la reproduction de plantes sauvage. En effet, un tiers de la production végétale dépend des animaux pollinisateurs, 60 à 90% des espèces végétales nécessite d’être pollinisées pour se reproduire.
De nombreux services écosystémiques sont fournis par des organismes dépendant d'habitats séparés dans l'espace ou dans le temps du lieu où les services sont fournis. La gestion des organismes mobiles contribuant aux services écosystémiques nécessite de prendre en compte non seulement l'échelle locale où les services sont fournis, mais également la répartition des ressources à l'échelle du paysage, ainsi que les aires de nutrition et les mouvements de dispersion des agents mobiles. Nous développons un modèle conceptuel pour explorer comment un tel service écosystémique basé sur un agent mobile (MABES), la pollinisation, est affecté par le changement d'affectation des terres, puis généralisons le modèle à d'autres MABES. Le modèle inclut les interactions entre les politiques affectant l'utilisation des terres, les forces du marché et la biologie des organismes impliqués. La pollinisation par les animaux contribue à la production de biens de valeur pour l'homme tels que les cultures agricoles; elle renforce également la reproduction des plantes sauvages dont dépendent d'autres services ou organismes prestataires de services. Environ un tiers de la production agricole dépend des pollinisateurs, alors que 60 à 90% des espèces végétales en ont besoin. La sensibilité des organismes mobiles aux facteurs écologiques opérant à différentes échelles spatiales rend les services fournis par une communauté donnée d'agents mobiles hautement contextuels. Les services varient en fonction de la distribution spatiale et temporelle des ressources autour du site et des interactions biotiques locales, telles que la concurrence à la ressource entre pollinisateurs et entre plantes pour les pollinisateurs. La valeur des biens ou services résultants peut être influencée par les forces du marché pour influencer les politiques d'utilisation des terres, qui à leur tour influent sur les pratiques de gestion des terres qui modifient les conditions de l'habitat et la structure du paysage.
Rigueur de la review :
Claire Kremen qui est la première auteure de cette revue a reçu de nombreuses récompenses pour son travail dans le milieu de la conservation. Un de ses cheval de bataille est de montrer que l'utilisation des abeilles sauvages est nécessaire pour l'agriculture. La revue est donc écrite par des spécialistes de la question à la fois sur les abeilles et la pollinisation et à la fois de leur utilisation dans l'agriculture.
Claire prône l'utilisation raisonnée des insecticides ou l'interdiction de certains aux effets peu connus comme le glyphosate. Elle n'est donc pas du coté de l'industrie et travaille de façon indépendante de leurs financements.
Ce que cette review apporte au débat :
La revue n'apporte pas de réponse direct sur la controverse mais elle souligne l'importance des abeilles sauvages dans la maintenance des communautés de plantes. Comme d'autres articles soulignent l'introduction des abeilles domestiques comme un facteur important de la disparition d'abeilles sauvages, il pourrait y avoir un effet indirect de cette introduction sur les communautés de plante. C'est quelque chose qui est exploré via d'autres articles de cette revue.
En bref, cette revue n'apporte pas réellement au débat mais par contre elle permet d'apporter d'introduire le sujet puisqu'il défini plusieurs notions et donne de nombreux chiffres.
Publiée il y a plus de 6 ans
par
R. Vedovato.
Dernière modification il y a plus de 6 ans.
Pollinisation et autres services écosystémiques produits par des organismes mobiles: un cadre conceptuel pour les effets du changement d'affectation des sols
Résumé de la review :
La pollinisation par les animaux contribue à la production de l’agriculture, renforce la reproduction de plantes sauvage. En effet, un tiers de la production végétale dépend des animaux pollinisateurs, 60 à 90% des espèces végétales nécessite d’être pollinisées pour se reproduire.
De nombreux services écosystémiques sont fournis par des organismes dépendant d'habitats séparés dans l'espace ou dans le temps du lieu où les services sont fournis. La gestion des organismes mobiles contribuant aux services écosystémiques nécessite de prendre en compte non seulement l'échelle locale où les services sont fournis, mais également la répartition des ressources à l'échelle du paysage, ainsi que les aires de nutrition et les mouvements de dispersion des agents mobiles. Nous développons un modèle conceptuel pour explorer comment un tel service écosystémique basé sur un agent mobile (MABES), la pollinisation, est affecté par le changement d'affectation des terres, puis généralisons le modèle à d'autres MABES. Le modèle inclut les interactions entre les politiques affectant l'utilisation des terres, les forces du marché et la biologie des organismes impliqués. La pollinisation par les animaux contribue à la production de biens de valeur pour l'homme tels que les cultures agricoles; elle renforce également la reproduction des plantes sauvages dont dépendent d'autres services ou organismes prestataires de services. Environ un tiers de la production agricole dépend des pollinisateurs, alors que 60 à 90% des espèces végétales en ont besoin. La sensibilité des organismes mobiles aux facteurs écologiques opérant à différentes échelles spatiales rend les services fournis par une communauté donnée d'agents mobiles hautement contextuels. Les services varient en fonction de la distribution spatiale et temporelle des ressources autour du site et des interactions biotiques locales, telles que la concurrence à la ressource entre pollinisateurs et entre plantes pour les pollinisateurs. La valeur des biens ou services résultants peut être influencée par les forces du marché pour influencer les politiques d'utilisation des terres, qui à leur tour influent sur les pratiques de gestion des terres qui modifient les conditions de l'habitat et la structure du paysage.
Claire Kremen qui est la première auteure de cette revue a reçu de nombreuses récompenses pour son travail dans le milieu de la conservation. Un de ses cheval de bataille est de montrer que l'utilisation des abeilles sauvages est nécessaire pour l'agriculture. La revue est donc écrite par des spécialistes de la question à la fois sur les abeilles et la pollinisation et à la fois de leur utilisation dans l'agriculture.
Claire prône l'utilisation raisonnée des insecticides ou l'interdiction de certains aux effets peu connus comme le glyphosate. Elle n'est donc pas du coté de l'industrie et travaille de façon indépendante de leurs financements.
La revue n'apporte pas de réponse direct sur la controverse mais elle souligne l'importance des abeilles sauvages dans la maintenance des communautés de plantes. Comme d'autres articles soulignent l'introduction des abeilles domestiques comme un facteur important de la disparition d'abeilles sauvages, il pourrait y avoir un effet indirect de cette introduction sur les communautés de plante. C'est quelque chose qui est exploré via d'autres articles de cette revue.
En bref, cette revue n'apporte pas réellement au débat mais par contre elle permet d'apporter d'introduire le sujet puisqu'il défini plusieurs notions et donne de nombreux chiffres.
Dernière modification il y a plus de 6 ans.