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L'analyse phylogénique des niches trophiques révèlent un gradient latitudinal d'herbivorie chez les Clupéidés (harang, anchoies etc).
Introduction à l'article :
L’herbivorie est une niche trophique intéressante car elle requière de nombreux compromis associés au besoin de consommer de grande quantité de nourriture peu qualitative. Pour cela les herbivores passent du temps à la recherche de nourriture, ils réduisent leur activité et leur digestion. Mais le taux de « proies » rencontrées est élevé et leur capture requière peu d’énergie. L’environnement abiotique joue un rôle déterminant dans les patrons de répartition des herbivores, des températures froides limiteraient la présence d’herbivores aquatiques (réduit le taux de digestion et la qualité des ressources). Ce qui est en accord avec l’existence d’un gradient latitudinal d’herbivorie. L’herbivorie serait aussi un cul de sac évolutif car il y a peu de transition de régime alimentaire herbivore vers d’autre régime. Les auteurs de l’étude se sont penchés sur la famille des clupéidés (anchois, sardine, harang) qui comptent plus de 30 espèces herbivores.
Expériences de l'article :
Les auteurs ont étudié 191 clupéidés, comprenant toutes les lignées clupéidés majeures et 67 des 82 genres. Ils ont réalisé les analyses phylogénétiques des clupéidés en se basant sur 4 gènes nucléaires et 2 mitochondriaux. Ils ont utilisé le model Bayésian de critère d’information (BIC) pour les modèles de substitutions nucléaires. Concernant les analyses phylogénétiques bayésiennes ils ont utilisé le modèle BEAST et ont réalisé plus de 5 modèles indépendants. Des analyses de maximum de vraisemblance phylogénétiques ont également été faites. Les différentes espèces de clupéidés ont été réparties dans des groupes trophiques de régimes alimentaires selon les données récoltés dans le tube digestif d’individus sauvages ou de données existant dans des bases. Les auteurs ont ensuite fait des tests de régression linéaire sur la proportion d’herbivores clupéidés en fonction de la latitude et ils ont testé cette hypothèse avec leurs donnés phylogénétiques.
Résultats de l'article :
La régression linéaire statistique a trouvé une corrélation négative entre la latitude et la proportion d’herbivores clupéidés. Il y a plus d’herbivores clupéidés dans les eaux tropicales que dans les eaux tempérées, ce qui est en accord avec l’hypothèse de l’existence d’un gradient latitudinal d’herbivorie. Mais les auteurs n’ont pas trouvé de relation significative entre herbivorie et latitude avec les analyses phylogénétiques. L’herbivorie sous les tropiques a évolué 3 fois dans les milieux tropicaux d'eau douce, 3 fois dans les milieux marins subtropicaux et 2 fois dans les milieux marins tropicaux. La proportion de changement de régime alimentaire de non herbivore à herbivore est significativement plus importante sous les tropiques. Cela confirme l’hypothèse que les températures froides contraignent l’évolution de l’herbivorie. Les changements de régime alimentaire se font toujours vers l’herbivorie et non l’inverse suggérant que c’est une impasse évolutive.
Ce que cet article apporte au débat :
C'est article traite de l'herbivorie en milieu aquatique chez la famille des clupéidés. Un gradient latitudinal d'herbivorie a été retrouvé chez ces espèces aquatiques. Cela serait du aux températures chaudes des eaux tropicales, les températures froide limitant l'herbivorie. Cependant cette relation n'a pas été significative avec les données phylogénétiques.
Publiée il y a plus de 6 ans
par
J. Floret.
Dernière modification il y a plus de 6 ans.
L'analyse phylogénique des niches trophiques révèlent un gradient latitudinal d'herbivorie chez les Clupéidés (harang, anchoies etc).
Introduction à l'article :
L’herbivorie est une niche trophique intéressante car elle requière de nombreux compromis associés au besoin de consommer de grande quantité de nourriture peu qualitative. Pour cela les herbivores passent du temps à la recherche de nourriture, ils réduisent leur activité et leur digestion. Mais le taux de « proies » rencontrées est élevé et leur capture requière peu d’énergie. L’environnement abiotique joue un rôle déterminant dans les patrons de répartition des herbivores, des températures froides limiteraient la présence d’herbivores aquatiques (réduit le taux de digestion et la qualité des ressources). Ce qui est en accord avec l’existence d’un gradient latitudinal d’herbivorie. L’herbivorie serait aussi un cul de sac évolutif car il y a peu de transition de régime alimentaire herbivore vers d’autre régime. Les auteurs de l’étude se sont penchés sur la famille des clupéidés (anchois, sardine, harang) qui comptent plus de 30 espèces herbivores.
Les auteurs ont étudié 191 clupéidés, comprenant toutes les lignées clupéidés majeures et 67 des 82 genres. Ils ont réalisé les analyses phylogénétiques des clupéidés en se basant sur 4 gènes nucléaires et 2 mitochondriaux. Ils ont utilisé le model Bayésian de critère d’information (BIC) pour les modèles de substitutions nucléaires. Concernant les analyses phylogénétiques bayésiennes ils ont utilisé le modèle BEAST et ont réalisé plus de 5 modèles indépendants. Des analyses de maximum de vraisemblance phylogénétiques ont également été faites. Les différentes espèces de clupéidés ont été réparties dans des groupes trophiques de régimes alimentaires selon les données récoltés dans le tube digestif d’individus sauvages ou de données existant dans des bases. Les auteurs ont ensuite fait des tests de régression linéaire sur la proportion d’herbivores clupéidés en fonction de la latitude et ils ont testé cette hypothèse avec leurs donnés phylogénétiques.
La régression linéaire statistique a trouvé une corrélation négative entre la latitude et la proportion d’herbivores clupéidés. Il y a plus d’herbivores clupéidés dans les eaux tropicales que dans les eaux tempérées, ce qui est en accord avec l’hypothèse de l’existence d’un gradient latitudinal d’herbivorie. Mais les auteurs n’ont pas trouvé de relation significative entre herbivorie et latitude avec les analyses phylogénétiques. L’herbivorie sous les tropiques a évolué 3 fois dans les milieux tropicaux d'eau douce, 3 fois dans les milieux marins subtropicaux et 2 fois dans les milieux marins tropicaux. La proportion de changement de régime alimentaire de non herbivore à herbivore est significativement plus importante sous les tropiques. Cela confirme l’hypothèse que les températures froides contraignent l’évolution de l’herbivorie. Les changements de régime alimentaire se font toujours vers l’herbivorie et non l’inverse suggérant que c’est une impasse évolutive.
C'est article traite de l'herbivorie en milieu aquatique chez la famille des clupéidés. Un gradient latitudinal d'herbivorie a été retrouvé chez ces espèces aquatiques. Cela serait du aux températures chaudes des eaux tropicales, les températures froide limitant l'herbivorie. Cependant cette relation n'a pas été significative avec les données phylogénétiques.
Dernière modification il y a plus de 6 ans.