ControverSciences est archivé. Il reste consultable mais il n'est plus possible de contribuer.
Le code source pour faire tourner le serveur reste disponible sur GitHub.
Preuves d'une "durée de conservation" maximale des ovocytes chez les mammifères suggèrant que la ménopause humaine pourrait être une conséquence d'un arrêt méiotique.
Introduction à l'article :
Si l'évolution favorise une reproduction accrue il ne devrait pas y avoir de sélection pour les individus post-reproducteurs. Il existe deux types d'explications de la ménopause, une hypothèse adaptative, théories de la mère et grand-mère : adaptation facilitant un investissement accru dans la progéniture existante, et des hypothèses non adaptatives : épi-phénomène pas directement lié à la sélection ou sous-produit d'une augmentation de l'espérance de vie. Ici, l’hypothèse est que l'épuisement des ovocytes viables causerait la sénescence reproductrice. La ménopause se produirait lorsque le stock d'ovocytes est épuisé au point de ne plus soutenir l'ovulation, mais chez la femme le nombre d'ovocytes pourrait la rendre fertile jusqu'à 70 ans. Le temps entre le développement des cellules germinales et l'ovulation pourrait également jouer un rôle. Cette étude veut vérifier l'hypothèse d'une durée de conservation maximale des ovocytes comme facteur limitant de la durée de vie reproductive.
Expériences de l'article :
Cette étude veut vérifier l'hypothèse d'une durée de conservation maximale des ovocytes en analysant l'association entre l'espérance de vie maximale et l'âge de la sénescence reproductrice (dernière reproduction) chez 49 espèces de mammifères. Les données de 26 espèces sont fournies par la base de données AnAgen, comprenant pour chaque espèce de mammifère, les données sur la durée de vie maximale (LS) et l'âge de la sénescence reproductive (RS). La durée de vie maximale est estimée par AnAge à partir de la longévité maximale. Pour l'âge de la sénescence reproductive ils ont également utilisé la valeur maximale. Afin d'augmenter le nombre d'espèces à longue durée de vie une recherche documentaire à été effectuée. Les données sont obtenues auprès d'animaux en captivité et sauvages. Une régression quadratique pour l'approximation de l'association entre la durée de vie maximale et l'âge est réalisée.
Résultats de l'article :
On constate une association positive entre espérance de vie maximale et âge de sénescence reproductive, stabilisée chez les espèces à longue durée de vie. L'analyse du modèle suggère une association non linéaire. Chez les espèces à longue durée de vie, l'âge de sénescence reproductrice aurait une limite supérieure indiquant une durée de conservation maximale des ovocytes, hors mysticètes. La durée pendant laquelle les ovocytes restent viables peut être le facteur limitant la durée de vie reproductive. Les ovocytes restent inactifs dans une phase arrêtée de la méiose de la production utérine jusqu'à ovulation. La fréquence des non-disjonctions chromosomiques augmente avec l'âge des ovocytes et lorsque l'arrêt méiotique se prolonge (détérioration de cohésion des chromatides sœurs). Ce défaut de retard de sénescence reproductrice peut être du à l'incapacité de prolonger l'arrêt méiotique en illimité. La ménopause peut être une implication de la durée d'arrêt méiotique dans l' ovocyte.
Ce que cet article apporte au débat :
Cet article met en évidence des preuves allant à l'encontre des théories adaptatives dites de la mère ou de la grand-mère, bien que celles-ci soient les plus communément acceptées, il semblerait y avoir un débat au sein de la recherche afin de déterminer la réelle origine de ce phénomène biologique. Ici, les auteurs soutiennent l’idée d'une origine non sélective de la ménopause et suggèrent que la ménopause humaine pourrait être une conséquence d'un arrêt méiotique, à travers la preuve d'une "durée de conservation" maximale des ovocytes chez les mammifères.
Publiée il y a plus de 6 ans
par
J. Morla.
Dernière modification il y a plus de 6 ans.
Preuves d'une "durée de conservation" maximale des ovocytes chez les mammifères suggèrant que la ménopause humaine pourrait être une conséquence d'un arrêt méiotique.
Introduction à l'article :
Si l'évolution favorise une reproduction accrue il ne devrait pas y avoir de sélection pour les individus post-reproducteurs. Il existe deux types d'explications de la ménopause, une hypothèse adaptative, théories de la mère et grand-mère : adaptation facilitant un investissement accru dans la progéniture existante, et des hypothèses non adaptatives : épi-phénomène pas directement lié à la sélection ou sous-produit d'une augmentation de l'espérance de vie. Ici, l’hypothèse est que l'épuisement des ovocytes viables causerait la sénescence reproductrice. La ménopause se produirait lorsque le stock d'ovocytes est épuisé au point de ne plus soutenir l'ovulation, mais chez la femme le nombre d'ovocytes pourrait la rendre fertile jusqu'à 70 ans. Le temps entre le développement des cellules germinales et l'ovulation pourrait également jouer un rôle. Cette étude veut vérifier l'hypothèse d'une durée de conservation maximale des ovocytes comme facteur limitant de la durée de vie reproductive.
Cette étude veut vérifier l'hypothèse d'une durée de conservation maximale des ovocytes en analysant l'association entre l'espérance de vie maximale et l'âge de la sénescence reproductrice (dernière reproduction) chez 49 espèces de mammifères. Les données de 26 espèces sont fournies par la base de données AnAgen, comprenant pour chaque espèce de mammifère, les données sur la durée de vie maximale (LS) et l'âge de la sénescence reproductive (RS). La durée de vie maximale est estimée par AnAge à partir de la longévité maximale. Pour l'âge de la sénescence reproductive ils ont également utilisé la valeur maximale. Afin d'augmenter le nombre d'espèces à longue durée de vie une recherche documentaire à été effectuée. Les données sont obtenues auprès d'animaux en captivité et sauvages. Une régression quadratique pour l'approximation de l'association entre la durée de vie maximale et l'âge est réalisée.
On constate une association positive entre espérance de vie maximale et âge de sénescence reproductive, stabilisée chez les espèces à longue durée de vie. L'analyse du modèle suggère une association non linéaire. Chez les espèces à longue durée de vie, l'âge de sénescence reproductrice aurait une limite supérieure indiquant une durée de conservation maximale des ovocytes, hors mysticètes. La durée pendant laquelle les ovocytes restent viables peut être le facteur limitant la durée de vie reproductive. Les ovocytes restent inactifs dans une phase arrêtée de la méiose de la production utérine jusqu'à ovulation. La fréquence des non-disjonctions chromosomiques augmente avec l'âge des ovocytes et lorsque l'arrêt méiotique se prolonge (détérioration de cohésion des chromatides sœurs). Ce défaut de retard de sénescence reproductrice peut être du à l'incapacité de prolonger l'arrêt méiotique en illimité. La ménopause peut être une implication de la durée d'arrêt méiotique dans l' ovocyte.
Cet article met en évidence des preuves allant à l'encontre des théories adaptatives dites de la mère ou de la grand-mère, bien que celles-ci soient les plus communément acceptées, il semblerait y avoir un débat au sein de la recherche afin de déterminer la réelle origine de ce phénomène biologique. Ici, les auteurs soutiennent l’idée d'une origine non sélective de la ménopause et suggèrent que la ménopause humaine pourrait être une conséquence d'un arrêt méiotique, à travers la preuve d'une "durée de conservation" maximale des ovocytes chez les mammifères.
Dernière modification il y a plus de 6 ans.