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Titre de l'article :

Comparaison de deux populations de saumons de l'Atlantique élevés en captivité ou en milieu sauvage (Salmo salar) : Implications pour les programmes de soutien à l'élevage


Introduction à l'article :

Les populations d'élevages présentent de nombreuses différences au niveau morphologique, génétique et au niveau comportemental avec les populations sauvages. L'ajout d'individu d'élevage dans un milieu naturel peut permettre de restaurer, conserver et/ou améliorer des populations sauvages. Pour cela, une nouvelle méthode a été mise en place la "supportive breeding" . Cette technique consiste a maintenir en captivité des géniteurs partiellement adaptés (provenant de la population cible) et de libérer leur descendance à un stade précoce de développement. Cette approche permet de conserver l'intégrité génétique de l'espèces et de diminuer les différences génétiques et phénotypiques. Cependant le nombre d'espèce a introduire ne doit pas être supérieur a 20 afin d'éviter d'impacter la communauté sauvage. L'objectif de cette étude est d'estimer les impact de l'insertion de ces individus de captivité dans la population cible.

Expériences de l'article :

Pour évaluer l'impact de l'ajout des saumons élevés en captivité, l'équipe de chercheurs a comparé une population de saumon d'Atlantique :

  • étude de la dynamique de population avec ou sans ajout d'espèce en captivité
  • analyse génétique de ces populations grâce a des microsatellites
  • analyse morphologique (mesure de la mâchoire inférieure et de la nageoire caudale étendue)
  • analyse comportementale (mesure des compétitions infraspécifiques et interspécifiques lors d'ajout d'un compétiteur)
  1. manipulation sur des populations de densité différentes
  2. manipulation sur les deux groupes de saumon (le groupe sauvage et le groupe issue de saumons nés en écloserie)
  3. manipulation sur les deux populations de saumon en contact avec la truie arc-en-ciel
  • analyse statistiques (sur les données génétiques, morphologiques et comportementales)
Résultats de l'article :

Pour les analyses génétiques, les scientifiques se sont aperçus que les fréquences alléliques différaient beaucoup entre le groupe sauvage et les individus nés en écloserie. En effet, la richesse allélique tend a être plus fiable chez les individus nés en écloserie. Les analyses morphologiques ont montré que la forme des saumons nés en milieux sauvage est significativement différentes par rapport aux saumons nés en écloserie. La plus grande différence est retrouvée au niveau de la profondeur de la tête et de la taille des nageoires pectorales. Chez les saumons sauvages, la tête est plus profonde et les nageoires sont plus longues. Le comportement général diffère entre ces groupes. Les saumons nés en écloserie sont plus agressifs que les poissons sauvages seulement en présence de leurs congénères sauvages ou avec la truite arc-en-ciel. De plus, les différentes conditions d'élevage impactes fortement sur le comportements de ces espèces.

Ce que cet article apporte au débat :

Cet article montre bien que malgré de nouvelles techniques mise en place ici, la "supportive breeding" qui limite le temps passé en captivité des espèces sauvages, il reste de nombreuses différences entre les population sauvages et les individus nés en écloserie. C'est technique pourrait alors impacter les populations sauvages dans lesquelles nous ajoutons ces individus nés en captivité.

Remarques sur l'article :

Des études complémentaires a long terme pourraient être utile afin de compléter les données de cet article. En effet, cette équipe de chercheur a montré que les individus nés en écloserie différaient en plusieurs points des saumons sauvages mais ils n'ont pas évoluer l'impact de ces différences sur les populations a long terme.

Publiée il y a plus de 6 ans par P. Duval.
Dernière modification il y a plus de 6 ans.