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Les schémas de philopatrie et de longévité contribuent à l'évolution de l'espérance de vie post-reproductive chez les mammifères.
Figure :
Figure 1 : Relations entre la durée de la PRLS et (a) la philopatrie féminine, (b) la durée de vie maximale, et relation entre la fréquence de la PRLS chez les femmes et (c) la philopatrie masculine, (d) la taille du groupe. (Nichols, 2016)
Introduction à l'article :
La durée de vie post reproductive (PRLS) est un paradoxe évolutif, la sélection devrait défavoriser l'arrêt prématuré de la reproduction. La PRLS peut avoir une valeur adaptative ou être un sous-produit non adaptatif d'autres traits d'histoire de vie. De courte durée chez la plupart des mammifères, elle conduit à l’hypothèse d'une conséquence d'inadéquation entre sénescence somatique et reproductive (épuisement des ovocytes) plus susceptible de se voir chez les espèces à vie longue. Cette étude utilise une approche comparative pour déterminer si les traits historiques peuvent prédire l'existence de la PRLS chez les mammifères : Si la PRLS s'est développée de façon adaptative en raison de la sélection des parents, la dynamique de dispersion spécifique au sexe doit être importante dans son évolution. Si la PRLS survient principalement en raison d'un décalage entre vieillissement somatique et reproductif on s'attend à ce qu'elle soit observée chez des espèces à longue durée de vie.
Expériences de l'article :
Des données de mammifères sauvages sont utilisées : présence/absence de PRLS, variables historiques, philopatrie masculine/féminine, taille du groupe, durée de vie, durée de PRLS et fréquence à laquelle la PRLS est expérimentée dans la population. Un arbre phylogénétique daté est utilisé pour toutes les analyses comparatives. Pour déterminer ce qui influence la présence d'une durée de vie post-reproductive les modèles linéaires mixtes généralisés sont adaptés pour voir si chaque variable historique peut prédire la PRLS. L'absence/présence de PRLS est utilisée comme variable de réponse pour évaluer l'évolution des traits les uns par rapport aux autres. Pour déterminer ce qui influence la PRLS, sa durée relative est mesurée en proportion de la durée de vie après reproduction (Équations d'Estimation Généralisées). La matrice de variance-covariance pour les EEG a été spécifiée en fonction de la phylogénie.
Résultats de l'article :
On observe une association significative entre présence de PRLS et philopatrie masculine. Cinq espèces avec une philopatrie masculine montrent une PRLS mais un état ancestral suggère que la PRLS évolue avant la philopatrie. 50% des espèces avec des mâles dispersés présentent également une PRLS, il est donc peu probable que la philopatrie masculine explique l'origine de la PRLS. La philopathie masculine peut-être associée à la PRLS par l'intermédiaire de la durée de vie (relation positive). De plus, la proportion plus élevée de femmes connaissant une PRLS chez les espèces mâles-philopatriques suggère que la philopatrie masculine peut conduire à l'évolution de la PRLS. D'autres facteurs peuvent jouer un rôle, la durée relative de SPRL est plus longue chez les espèces à vie longue, il existe une relation entre temps passé après reproduction et durée de vie, avec l'idée qu'une prolongation de PRLS peut survenir en raison d'un mauvais appariement du vieillissement somatique et reproductif.
Ce que cet article apporte au débat :
Cette étude tente de déterminer si les traits historiques peuvent prédire l'existence de la PRLS chez les mammifères à travers deux hypothèses, l'une adaptative : la SPRL s'est développée en raison de la sélection des parents à travers une dynamique de dispersion spécifique au sexe. L'autre non adaptative : la SPRL survient principalement en raison d'un décalage entre vieillissement somatique et reproductif. Ces deux théories viennent amener d'autres possibilités à l'explication la plus répandue de la théorie de la grand-mère.
Publiée il y a plus de 6 ans
par
J. Morla.
Dernière modification il y a plus de 6 ans.
Les schémas de philopatrie et de longévité contribuent à l'évolution de l'espérance de vie post-reproductive chez les mammifères.
Figure 1 : Relations entre la durée de la PRLS et (a) la philopatrie féminine, (b) la durée de vie maximale, et relation entre la fréquence de la PRLS chez les femmes et (c) la philopatrie masculine, (d) la taille du groupe. (Nichols, 2016)
La durée de vie post reproductive (PRLS) est un paradoxe évolutif, la sélection devrait défavoriser l'arrêt prématuré de la reproduction. La PRLS peut avoir une valeur adaptative ou être un sous-produit non adaptatif d'autres traits d'histoire de vie. De courte durée chez la plupart des mammifères, elle conduit à l’hypothèse d'une conséquence d'inadéquation entre sénescence somatique et reproductive (épuisement des ovocytes) plus susceptible de se voir chez les espèces à vie longue. Cette étude utilise une approche comparative pour déterminer si les traits historiques peuvent prédire l'existence de la PRLS chez les mammifères : Si la PRLS s'est développée de façon adaptative en raison de la sélection des parents, la dynamique de dispersion spécifique au sexe doit être importante dans son évolution. Si la PRLS survient principalement en raison d'un décalage entre vieillissement somatique et reproductif on s'attend à ce qu'elle soit observée chez des espèces à longue durée de vie.
Des données de mammifères sauvages sont utilisées : présence/absence de PRLS, variables historiques, philopatrie masculine/féminine, taille du groupe, durée de vie, durée de PRLS et fréquence à laquelle la PRLS est expérimentée dans la population. Un arbre phylogénétique daté est utilisé pour toutes les analyses comparatives. Pour déterminer ce qui influence la présence d'une durée de vie post-reproductive les modèles linéaires mixtes généralisés sont adaptés pour voir si chaque variable historique peut prédire la PRLS. L'absence/présence de PRLS est utilisée comme variable de réponse pour évaluer l'évolution des traits les uns par rapport aux autres. Pour déterminer ce qui influence la PRLS, sa durée relative est mesurée en proportion de la durée de vie après reproduction (Équations d'Estimation Généralisées). La matrice de variance-covariance pour les EEG a été spécifiée en fonction de la phylogénie.
On observe une association significative entre présence de PRLS et philopatrie masculine. Cinq espèces avec une philopatrie masculine montrent une PRLS mais un état ancestral suggère que la PRLS évolue avant la philopatrie. 50% des espèces avec des mâles dispersés présentent également une PRLS, il est donc peu probable que la philopatrie masculine explique l'origine de la PRLS. La philopathie masculine peut-être associée à la PRLS par l'intermédiaire de la durée de vie (relation positive). De plus, la proportion plus élevée de femmes connaissant une PRLS chez les espèces mâles-philopatriques suggère que la philopatrie masculine peut conduire à l'évolution de la PRLS. D'autres facteurs peuvent jouer un rôle, la durée relative de SPRL est plus longue chez les espèces à vie longue, il existe une relation entre temps passé après reproduction et durée de vie, avec l'idée qu'une prolongation de PRLS peut survenir en raison d'un mauvais appariement du vieillissement somatique et reproductif.
Cette étude tente de déterminer si les traits historiques peuvent prédire l'existence de la PRLS chez les mammifères à travers deux hypothèses, l'une adaptative : la SPRL s'est développée en raison de la sélection des parents à travers une dynamique de dispersion spécifique au sexe. L'autre non adaptative : la SPRL survient principalement en raison d'un décalage entre vieillissement somatique et reproductif. Ces deux théories viennent amener d'autres possibilités à l'explication la plus répandue de la théorie de la grand-mère.
Dernière modification il y a plus de 6 ans.