ControverSciences est archivé. Il reste consultable mais il n'est plus possible de contribuer.
Le code source pour faire tourner le serveur reste disponible sur GitHub.
Chapitre 2: Le concept du continuum de la nature sauvage et son application en Australie : leçons pour la conservation moderne
Introduction au livre :
Au départ, la nature incarnait des endroits ayant eu aucun contact avec la civilisation mais actuellement, les changements climatiques et les interférences humaines n'ont pas laissé de place à la surface de la terre à l'abri des humains. Aujourd'hui, les systèmes terrestres sont influencés par l'anthropisation et ainsi les sciences de la Terre modernes remettent en question cette idée. Dans ce chapitre, deux questions sont posé: La nature sauvage a-t-elle sa place dans la conservation du XXIe siècle? Le concept de nature sauvage est-il simplement un idéal démodé d’une époque révolue? Pour y répondre, une définition claire de la naturalité était nécessaire. L'idée retenue est que la qualité de la nature sauvage diffère selon les conditions environnementales modifiées.
Ainsi ce chapitre soutient que le concept de continuum de zones de Wilderness est pertinente et essentielle pour l'étude et l'évaluation systématiques de vastes zones dites naturelles et intactes.
Résumé et résultats du livre :
La notion de nature sauvage a évolué au cours du siècle dernier. Passant du souci de protéger les zones sauvages à fournir un habitat pour les espèces emblématiques à, plus récemment, un rôle dans le maintien des systèmes et processus naturels. Pour cela le National Wilderness Préservation System (NWPS) à été créé afin de désigner les zones sauvages. La question étant de savoir dans quelle mesure une zone doit être «sauvage» pour être incluse dans le NWPS. En Australie, des mesures ont été prises pour protéger la nature sauvage dans un objectif de conservation. La nature sauvage, ainsi que la biodiversité ont été identifiées comme critères de gestion durable des forêts dans la Déclaration nationale de politique forestière de l'Australie. Cependant le concept a été critiqué au motif qu’il n’est pas mesurable de manière scientifique objective car les critères historiques changeants pour l’identification et l’évaluation de la nature sauvage. Il existe différentes définitions, identification et cartographie des zones de nature sauvage. Nash (1973) et d'autres ont suggérer que la nature sauvage soit considérée comme une gamme de conditions s'étendant de terres très inaccessibles et pratiquement non perturbées à une terre urbanisée.
Lesslie et Taylor (1985) ont poussé cette approche plus loin en introduisant le concept de continuum de nature sauvage, en soutenant que ce qui caractérisent la nature sauvage est l'éloignement et le caractère naturel. Ainsi ils définissent la qualité de la nature sauvage comme la mesure dans laquelle un endroit est éloigné et non perturbé par les influences de société car il n'y a pas de zones absolument inaccessibles et non perturbées sur Terre. Le concept du continuum de la nature sauvage aide à concilier diverses interprétations de la nature sauvage et des vues modernes de l'importance écologique de vastes zones naturelles intactes, et il fournit une base pour l'identification et l'évaluation de ces ressources.
Cependant une distinction doit être faite entre la qualité de la nature sauvage et les zones sauvages. La qualité de la nature sauvage est la mesure dans laquelle une zone est éloignée et non perturbée par les impacts et l'influence de la société. Ce concept de continuum de nature sauvage exclut les impacts environnementaux des sociétés autochtones.Les zones de nature sauvage sont des zones naturelles intactes où la qualité de la nature sauvage est définie en utilisant des seuils convenus reconnus par la société.
Cette dernière approche tient compte des changements historiques dans les critères d'identification des zones de nature sauvage. Ainsi les critères peuvent inclure des facteurs tels que la taille ou prendre en compte le contexte environnemental ou écologique. La nature sauvage protégée en Australie comprend des zones naturelles intactes relativement petites qui sont maintenant rares dans les régions côtières soumises à un développement généralisé. Il comprend également de vastes zones dans le nord aride de l'État, y compris certains des meilleurs emplacements de haute qualité sauvage au monde.
Des bases de données comme l'ANWI offrent la flexibilité nécessaire pour suivre l'évolution des ressources naturelles au fil du temps à mesure que les conditions des terres changent ou que les zones précédemment négligées deviennent mieux comprises et valorisées. Des cartographies sont réalisées sur des perturbations primaires basée sur l'utilisation des terres, l'établissement et l'accès des terres. Les prochaines étapes de l'analyse spatiale devraient inclure le repérage du «meilleur de ce qui reste» des écosystèmes, l'identification les emplacements essentiels à la prestation des services écosystémiques primaires et le suivi des points chauds du changement et des processus menaçants. De cette façon, nous serons mieux outillés pour comprendre le rôle que des espaces naturels plus vastes et plus intacts peuvent jouer dans la gestion future de nos paysages, de la société et la planète.
Rigueur du livre :
Le chapitre de ce livre comporte beaucoup de references et également des données robustes scientifiquement telles que des tableaux de regroupements de données ou des cartographies. Pour toutes ces raison je n'ai pas de doutes pouvant remettre en question la validité de ce chapitre.
Ce que ce livre apporte au débat :
Ce chapitre permet de donner une autre définition de la Wilderness que l'on peut comparer aux autres articles afin d'ouvrir le débat.
Publiée il y a plus de 6 ans
par
M. Dolly.
Dernière modification il y a plus de 6 ans.
Chapitre 2: Le concept du continuum de la nature sauvage et son application en Australie : leçons pour la conservation moderne
Introduction au livre :
Au départ, la nature incarnait des endroits ayant eu aucun contact avec la civilisation mais actuellement, les changements climatiques et les interférences humaines n'ont pas laissé de place à la surface de la terre à l'abri des humains. Aujourd'hui, les systèmes terrestres sont influencés par l'anthropisation et ainsi les sciences de la Terre modernes remettent en question cette idée. Dans ce chapitre, deux questions sont posé: La nature sauvage a-t-elle sa place dans la conservation du XXIe siècle? Le concept de nature sauvage est-il simplement un idéal démodé d’une époque révolue? Pour y répondre, une définition claire de la naturalité était nécessaire. L'idée retenue est que la qualité de la nature sauvage diffère selon les conditions environnementales modifiées.
Ainsi ce chapitre soutient que le concept de continuum de zones de Wilderness est pertinente et essentielle pour l'étude et l'évaluation systématiques de vastes zones dites naturelles et intactes.
La notion de nature sauvage a évolué au cours du siècle dernier. Passant du souci de protéger les zones sauvages à fournir un habitat pour les espèces emblématiques à, plus récemment, un rôle dans le maintien des systèmes et processus naturels. Pour cela le National Wilderness Préservation System (NWPS) à été créé afin de désigner les zones sauvages. La question étant de savoir dans quelle mesure une zone doit être «sauvage» pour être incluse dans le NWPS. En Australie, des mesures ont été prises pour protéger la nature sauvage dans un objectif de conservation. La nature sauvage, ainsi que la biodiversité ont été identifiées comme critères de gestion durable des forêts dans la Déclaration nationale de politique forestière de l'Australie. Cependant le concept a été critiqué au motif qu’il n’est pas mesurable de manière scientifique objective car les critères historiques changeants pour l’identification et l’évaluation de la nature sauvage. Il existe différentes définitions, identification et cartographie des zones de nature sauvage. Nash (1973) et d'autres ont suggérer que la nature sauvage soit considérée comme une gamme de conditions s'étendant de terres très inaccessibles et pratiquement non perturbées à une terre urbanisée.
Lesslie et Taylor (1985) ont poussé cette approche plus loin en introduisant le concept de continuum de nature sauvage, en soutenant que ce qui caractérisent la nature sauvage est l'éloignement et le caractère naturel. Ainsi ils définissent la qualité de la nature sauvage comme la mesure dans laquelle un endroit est éloigné et non perturbé par les influences de société car il n'y a pas de zones absolument inaccessibles et non perturbées sur Terre. Le concept du continuum de la nature sauvage aide à concilier diverses interprétations de la nature sauvage et des vues modernes de l'importance écologique de vastes zones naturelles intactes, et il fournit une base pour l'identification et l'évaluation de ces ressources.
Cependant une distinction doit être faite entre la qualité de la nature sauvage et les zones sauvages. La qualité de la nature sauvage est la mesure dans laquelle une zone est éloignée et non perturbée par les impacts et l'influence de la société. Ce concept de continuum de nature sauvage exclut les impacts environnementaux des sociétés autochtones.Les zones de nature sauvage sont des zones naturelles intactes où la qualité de la nature sauvage est définie en utilisant des seuils convenus reconnus par la société.
Cette dernière approche tient compte des changements historiques dans les critères d'identification des zones de nature sauvage. Ainsi les critères peuvent inclure des facteurs tels que la taille ou prendre en compte le contexte environnemental ou écologique. La nature sauvage protégée en Australie comprend des zones naturelles intactes relativement petites qui sont maintenant rares dans les régions côtières soumises à un développement généralisé. Il comprend également de vastes zones dans le nord aride de l'État, y compris certains des meilleurs emplacements de haute qualité sauvage au monde.
Des bases de données comme l'ANWI offrent la flexibilité nécessaire pour suivre l'évolution des ressources naturelles au fil du temps à mesure que les conditions des terres changent ou que les zones précédemment négligées deviennent mieux comprises et valorisées. Des cartographies sont réalisées sur des perturbations primaires basée sur l'utilisation des terres, l'établissement et l'accès des terres. Les prochaines étapes de l'analyse spatiale devraient inclure le repérage du «meilleur de ce qui reste» des écosystèmes, l'identification les emplacements essentiels à la prestation des services écosystémiques primaires et le suivi des points chauds du changement et des processus menaçants. De cette façon, nous serons mieux outillés pour comprendre le rôle que des espaces naturels plus vastes et plus intacts peuvent jouer dans la gestion future de nos paysages, de la société et la planète.
Le chapitre de ce livre comporte beaucoup de references et également des données robustes scientifiquement telles que des tableaux de regroupements de données ou des cartographies. Pour toutes ces raison je n'ai pas de doutes pouvant remettre en question la validité de ce chapitre.
Ce chapitre permet de donner une autre définition de la Wilderness que l'on peut comparer aux autres articles afin d'ouvrir le débat.
Dernière modification il y a plus de 6 ans.