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Les études écologiques et génétiques des animaux à Tchernobyl et Fukushima
Introduction à l'article :
Les populations faunistiques et floristiques situées dans la Zone d’Exclusion de Tchernobyl font souvent l’objet d’études scientifiques. En effet, les capacités d’adaptation des espèces, par le biais de mutations, face à une contamination par les radiations, à différents niveaux d’exposition, constituent un sujet d’étude souvent passionnant.
Dans ce contexte, l’accident nucléaire de Fukushima a été considéré comme une opportunité pour les scientifiques de comparer les études effectuées à Tchernobyl avec celles de Fukushima (qui constitue un site réplique, présentant des caractéristiques similaires en ce qui concerne les taux et les types de radiations émis dans l’environnement et la biodiversité locale). Ainsi, le site de Fukushima est une occasion rare pour étudier les désastres écologiques nucléaires, à grande échelle, comme cela a uniquement été le cas auparavant, à Tchernobyl.
Résultats de l'article :
Une étude a montré que le taux de mutation est 2 à 10 fois plus élevé pour les oiseaux à Tchernobyl par rapport à des populations témoins, en Ukraine ou en Italie . En parallèle, une étude plus récente portant sur le désastre à Fukushima a également montré qu’il y a eu une augmentation du taux de mutations, causé par des expositions aux radionucléides. Ils ont démontré les différences génétiques, physiologiques, morphologiques, comportementales et du développement à l’issue de l’exposition à des contaminants radioactifs parmi les deux sites. Il a aussi été noté que l’abondance et la diversité des oiseaux à Tchernobyl suit une relation négative par rapport aux doses de radiations dans le site ( - d’espèces au cœur de la zone contaminée et + dans les zones éloignées). Cette relation négative est plus forte à Fukushima et la différence peut découler des variables temporelles et chroniques de l’exposition à la radiation.
Rigueur de l'article :
Biais d'interprétation: Les méthodes des Mousseau et Moller privilegent souvent l'estimation du niveau d'exposition assimilé au débit de dose ambiant et ne prennent pas en compte la contamination interne des faunes et flores à la dose absorbée. Par exemple, la rélation négative entre les oiseaux et l'environnement contaminé (l'abondance et la richesse specifique decroissent avec l'augmentation du niveau d'exposition à la radiation) se base principalement sur la dose ambiant et l'intensité des effets observées. Sans mésurer la dose interne, le taux de radiation absorbé peut etre sous estimé. De plus, selon Nohara et al (2004), ces informations nous ne renseignent pas sur les doses absorbées ayant conduit à l'apparition des effets ni sur les origines moléculaires à l'issue de ces phénomènes. Néanmoins , il faut noter que l'hypothèse sur cettre relation négative à été confirmée par Garnier-Laplace et al (2015), qui ont effectué un travail plus profond et complet sur les jeu de données.
Ce que cet article apporte au débat :
L'article a présenté plusieurs études directement et indirectement liées à l'impact des accidents nucléaires et a comparé les différences et similarités entre les deux sites. L'article confirme qu'il y a des impacts négatifs sur les espèces et que ces espèces sont aussi touchées différement. En effet, il y a des espèces qui ont une grande variabilité de sensibilité aux radionucléides.
Remarques sur l'article :
Cet article englobe les études faites sur les accidents de Fukushima et Tchernobyl, notamment celles faites par Mousseau et Moller, auteurs de l'article. Les deux chercheurs ont beaucoup d'expérience sur sur ce sujet , néanmoins celle-ci peuvent potentiellement engendrer des biaises.
Publiée il y a plus de 6 ans
par
A. Bedi.
Dernière modification il y a plus de 6 ans.
Les études écologiques et génétiques des animaux à Tchernobyl et Fukushima
Introduction à l'article :
Les populations faunistiques et floristiques situées dans la Zone d’Exclusion de Tchernobyl font souvent l’objet d’études scientifiques. En effet, les capacités d’adaptation des espèces, par le biais de mutations, face à une contamination par les radiations, à différents niveaux d’exposition, constituent un sujet d’étude souvent passionnant.
Dans ce contexte, l’accident nucléaire de Fukushima a été considéré comme une opportunité pour les scientifiques de comparer les études effectuées à Tchernobyl avec celles de Fukushima (qui constitue un site réplique, présentant des caractéristiques similaires en ce qui concerne les taux et les types de radiations émis dans l’environnement et la biodiversité locale). Ainsi, le site de Fukushima est une occasion rare pour étudier les désastres écologiques nucléaires, à grande échelle, comme cela a uniquement été le cas auparavant, à Tchernobyl.
Une étude a montré que le taux de mutation est 2 à 10 fois plus élevé pour les oiseaux à Tchernobyl par rapport à des populations témoins, en Ukraine ou en Italie . En parallèle, une étude plus récente portant sur le désastre à Fukushima a également montré qu’il y a eu une augmentation du taux de mutations, causé par des expositions aux radionucléides. Ils ont démontré les différences génétiques, physiologiques, morphologiques, comportementales et du développement à l’issue de l’exposition à des contaminants radioactifs parmi les deux sites. Il a aussi été noté que l’abondance et la diversité des oiseaux à Tchernobyl suit une relation négative par rapport aux doses de radiations dans le site ( - d’espèces au cœur de la zone contaminée et + dans les zones éloignées). Cette relation négative est plus forte à Fukushima et la différence peut découler des variables temporelles et chroniques de l’exposition à la radiation.
Biais d'interprétation: Les méthodes des Mousseau et Moller privilegent souvent l'estimation du niveau d'exposition assimilé au débit de dose ambiant et ne prennent pas en compte la contamination interne des faunes et flores à la dose absorbée. Par exemple, la rélation négative entre les oiseaux et l'environnement contaminé (l'abondance et la richesse specifique decroissent avec l'augmentation du niveau d'exposition à la radiation) se base principalement sur la dose ambiant et l'intensité des effets observées. Sans mésurer la dose interne, le taux de radiation absorbé peut etre sous estimé. De plus, selon Nohara et al (2004), ces informations nous ne renseignent pas sur les doses absorbées ayant conduit à l'apparition des effets ni sur les origines moléculaires à l'issue de ces phénomènes. Néanmoins , il faut noter que l'hypothèse sur cettre relation négative à été confirmée par Garnier-Laplace et al (2015), qui ont effectué un travail plus profond et complet sur les jeu de données.
L'article a présenté plusieurs études directement et indirectement liées à l'impact des accidents nucléaires et a comparé les différences et similarités entre les deux sites. L'article confirme qu'il y a des impacts négatifs sur les espèces et que ces espèces sont aussi touchées différement. En effet, il y a des espèces qui ont une grande variabilité de sensibilité aux radionucléides.
Cet article englobe les études faites sur les accidents de Fukushima et Tchernobyl, notamment celles faites par Mousseau et Moller, auteurs de l'article. Les deux chercheurs ont beaucoup d'expérience sur sur ce sujet , néanmoins celle-ci peuvent potentiellement engendrer des biaises.
Dernière modification il y a plus de 6 ans.