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Titre de l'article :

Conservation génétique : Le sauvetage génétique et le maintien de l'ascendance autochtone


Introduction à l'article :

Le sauvetage génétique (SG) est aujourd'hui un outil important dans la biologie de la conservation. Il permet la conservation d'espèce en déclin (ayant souvent un taux de consanguinité important) de persister par l'ajout d'individus initialement extérieur à cette population par des échanges directs médiés ou non par l'homme. Cette technique a montré son efficacité à travers plusieurs exemples comme chez les panthères de Floride (Puma concolor coryi) où elle avait permis d'augmenter le nombre d'individus, leurs diversités génétiques, leurs taux de survie et leurs conditions physiques. Plusieurs cas ont alors montré le succès de cette technique, il est cependant important de différencier les études à court ou long termes car les effets sont différents. Bien que le SG soit efficace dans certains cas, nous pouvons toujours nous demander si à long terme cette mathode n'induirais pas un remplacement du patrimoine génétique sauvage.

Expériences de l'article :

Pour cela, les scientifiques ont utilisé 2 modèles basés sur le modèle de simulation de l'introgression humain/Neandertal c'est à dire sur le transfère de gène entre les deux espèces par hybridation. Ils ont cependant modifié ce modèle afin d'avoir le flux génétique des individus non consanguins en fonction des individus consanguins et non l'inverse. Ils ont alors simuler ces transferts par 2 modèles : le premier modèle permet d'évaluer la divergence entre l'Homme et le Neandertal (population consanguine) et le second modèle représente une population avec une forte réduction de la durée de vie ainsi que de la diversité génétique. Ce modèle est plus représentatif des populations soumises au sauvetage génétique. Pour ces 2 modèles, ils prennent en compte la condition physique de la population consanguine par rapport à celle non consanguine. Puis ils prennent en considération la proportion du génome des individus consanguins identiques à celui de la population non consanguine.

Résultats de l'article :

Après la simulation du premier modèle, la fitness des populations mélangées augmente d'environ 60% dès la première génération. Par la suite, la sélection agit lentement sur les variantes introduites. L'augmentation de la fitness des population dépend fortement de la fraction de mélange. Cette dépendance est probablement dû au mutations avantageuses, en effet plus cette fraction est faible plus elles sont susceptibles d'être perdues de la population. Sous l'effet des mutations récessives et dominante, l'ADN natif diminue fortement dans la population consanguine et l'ADN non natif augmente. Après 2000 générations, la fitness a augmenté pour atteindre environ 80 % de celle de la population d'animaux de race, mais la proportion d'ADN natif a augmenté pour atteindre environ 10 %. L'augmentation de fitness est alors permise grâce au "remplacement génomique" (augmentation du taux d'ADN non natif dans le génome de la population consanguine).

Rigueur de l'article :

Cet article se base sur deux modèles différents montrant la robustesse de leur étude et la fiabilité de leurs résultats. Cependant, les chercheurs n'explicitent pas réellement sur quels critères ils se basent afin de mesurer la fitness des populations.

Ce que cet article apporte au débat :

Cet article montre les avantages induit grâce au croisement d'espèce consanguine avec une autre espèce. Il nous montre bien que l'augmentation de la diversité génétique et, dans ce cas, un avantage au niveau de la fitness.

Publiée il y a plus de 6 ans par P. Duval.
Dernière modification il y a plus de 6 ans.