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Les facteurs génétiques impactent la plupart des espèces en voie d'extinction
Figure :
Distribution des différences en pourcentage d'hétérozygotie (H) entre les taxons menacés (T) et les taxons non menacés (NT) taxonomiquement apparentés. π est la proportion de taxons pour lesquels T < NT, indiquée par les barres grises. (D.Spielman et al., 2004)
Introduction à l'article :
Plusieurs facteurs impactent le taux d’extinction d’espèce. La taille des populations sauvages diminue a cause de différents facteurs d'origine anthropique ou non tels que la réduction d’habitat, leur surexploitation, l’introduction d’espèces ou encore la pollution. De part cette diminution du nombre d'individu dans une population, le taux de consanguinité croît entraînant ainsi la diminution du taux de reproduction et de survie. Certains scientifiques pensent que le taux d'extinction des espèces menacées est complètement indépendant de la diminution de la diversité génétique. Afin de vérifier cette hypothèse, la diversité génétique issue de population en voie disparition peut être comparé a un autre groupe non menacé faisant partie du même taxon. En effet, si la diversité génétique est inférieure dans le groupe d'individu menacé cette hypothèse est réfutable.
Expériences de l'article :
Afin de vérifier si la diversité génétique joue un rôle dans l'extinction d'espèce, cette équipe a effectué une méta-analyse complète en se basant sur la liste rouge d'espèces en voie de disparition comparé aux espèces les plus proche phylogénétiquement. Ils mesurent alors les pourcentages d'hétérozygotie à partir des données relatives aux allozymes, microsatellites et minisatellites. Puis ils comparent ces données entre les groupes en voie de disparition ou non. Ils obtiennent alors des pourcentages de différence d'hétérozygotie entre ces espèces. Lors de cette études, les chercheurs se sont basés sur les plantes subdivisé en deux groupes : les angiospermes et les gymnospermes puis sur les animaux divisés en deux groupes les vertébrés (divisés en plusieurs sous groupes) et les invertébrés.
Résultats de l'article :
Les résultats montrent clairement une différence d'hétérozygotie entre les taxons menacés ou non. Cette équipe a montré que 77 % des 170 taxons menacés présentaient une hétérozygotie inférieure à celle des taxons non menacés apparentés (H t < H nt), ce qui constitue un écart très important par rapport à l'égalité, comme le prévoit l'hypothèse d'absence d'impact génétique sur l'extinction d'espèce. La distribution des différences en pourcentage d'hétérozygotie est illustrée à la figure 1, la différence médiane étant de 40 % (moyenne, 35 %).
Ce que cet article apporte au débat :
Cet article met en avant l'importance du facteur génétique dans l'extinction de certaines espèces. C'est alors un point important afin de comprendre en quoi le sauvetage génétique peut être un bon moyen d'augmenter la diversité génétique afin de préserver des espèces en voie de disparition.
Publiée il y a plus de 6 ans
par
P. Duval.
Dernière modification il y a plus de 6 ans.
Les facteurs génétiques impactent la plupart des espèces en voie d'extinction
Distribution des différences en pourcentage d'hétérozygotie (H) entre les taxons menacés (T) et les taxons non menacés (NT) taxonomiquement apparentés. π est la proportion de taxons pour lesquels T < NT, indiquée par les barres grises. (D.Spielman et al., 2004)
Plusieurs facteurs impactent le taux d’extinction d’espèce. La taille des populations sauvages diminue a cause de différents facteurs d'origine anthropique ou non tels que la réduction d’habitat, leur surexploitation, l’introduction d’espèces ou encore la pollution. De part cette diminution du nombre d'individu dans une population, le taux de consanguinité croît entraînant ainsi la diminution du taux de reproduction et de survie. Certains scientifiques pensent que le taux d'extinction des espèces menacées est complètement indépendant de la diminution de la diversité génétique. Afin de vérifier cette hypothèse, la diversité génétique issue de population en voie disparition peut être comparé a un autre groupe non menacé faisant partie du même taxon. En effet, si la diversité génétique est inférieure dans le groupe d'individu menacé cette hypothèse est réfutable.
Afin de vérifier si la diversité génétique joue un rôle dans l'extinction d'espèce, cette équipe a effectué une méta-analyse complète en se basant sur la liste rouge d'espèces en voie de disparition comparé aux espèces les plus proche phylogénétiquement. Ils mesurent alors les pourcentages d'hétérozygotie à partir des données relatives aux allozymes, microsatellites et minisatellites. Puis ils comparent ces données entre les groupes en voie de disparition ou non. Ils obtiennent alors des pourcentages de différence d'hétérozygotie entre ces espèces. Lors de cette études, les chercheurs se sont basés sur les plantes subdivisé en deux groupes : les angiospermes et les gymnospermes puis sur les animaux divisés en deux groupes les vertébrés (divisés en plusieurs sous groupes) et les invertébrés.
Les résultats montrent clairement une différence d'hétérozygotie entre les taxons menacés ou non. Cette équipe a montré que 77 % des 170 taxons menacés présentaient une hétérozygotie inférieure à celle des taxons non menacés apparentés (H t < H nt), ce qui constitue un écart très important par rapport à l'égalité, comme le prévoit l'hypothèse d'absence d'impact génétique sur l'extinction d'espèce. La distribution des différences en pourcentage d'hétérozygotie est illustrée à la figure 1, la différence médiane étant de 40 % (moyenne, 35 %).
Cet article met en avant l'importance du facteur génétique dans l'extinction de certaines espèces. C'est alors un point important afin de comprendre en quoi le sauvetage génétique peut être un bon moyen d'augmenter la diversité génétique afin de préserver des espèces en voie de disparition.
Dernière modification il y a plus de 6 ans.