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Les abeilles mellifères augmentent la nouaison des espèces végétales indigènes importantes pour la conservation de la faune
Introduction à l'article :
Les colonies d'abeilles sont en déclin dans certaines régions du monde en grande partie à cause de : la propagation de ravageurs tels que les acariens parasites, une mauvaise utilisation des pesticides et des herbicides, le vieillissement de la population apicole et les bas prix du marché pour leurs produits et services. Cela peut avoir des conséquences importantes sur la pollinisation des cultures et des espèces végétales indigènes. En Europe, l'abandon des terres a entraîné une diminution du nombre d'apiculteurs non professionnels, aggravant le problème du déclin des abeilles à la suite de maladies des abeilles. Des espèces sont menacées d'extinction comme l'ours brun Ursus arctos et le tétras Tetrao urogallus cantabricus, en raison de leur alimentation dépendante de fruits provenant de différentes plantes indigènes. Le but principal de cette étude est d'évaluer l'influence des abeilles sur la nouaison de différentes espèces d'arbres et d'arbustes indigènes.
Expériences de l'article :
La zone d'étude est située dans la province Orocantabrique dans la Région eurosibérienne, à la frontière avec le domaine méditerranéen, dominant dans la péninsule ibérique. 25% du territoire est couvert par une surface boisée naturelle, principalement en hêtre et en chêne. Les montagnes cantabriques abritent également une importante variété d'espèces animales, dont l'ours brun et le tétras, menacés d'extinction.
5 sites d'échantillonnage ont été choisis à l'intérieur ou à proximité de l'aire de répartition de l'ours brun et/ou du tétras, où il y avait un seul rucher et aucune preuve de la présence d'abeilles sauvages. La collecte des données s'est basée sur la nouaison (mesure du succès de la pollinisation correspondant à la proportion de fleurs qui ont produit des fruits) des fleurs visitées par les insectes pollinisateurs par rapport aux fleurs non visitées à différentes distances des ruches d'abeilles.
Résultats de l'article :
Les résultats ont montré un effet significatif négatif de la distance du rucher sur la nouaison de l'aubépine et de la myrtille, mais aucun effet significatif n'a été détecté pour la prune sauvage. Cela suggère que l'utilisation des abeilles mellifères dans le cadre des pratiques agricoles traditionnelles pourrait être un bon instrument pour augmenter la production de fruits de certaines plantes indigènes. Il peut y avoir également des conséquences importantes pour la conservation de la faune, car les fruits, et les myrtilles en particulier, constituent une ressource alimentaire importante pour les espèces menacées, comme l'ours brun ou le tétras.
Ce que cet article apporte au débat :
Cette étude suggère que l'utilisation des abeilles mellifères en tant qu'agents pollinisateurs dans les pratiques agricoles traditionnelles peuvent être un moyen efficace pour augmenter la production de fruits, au moins de certaines plantes indigènes, et donc augmenter la disponibilité des ressources alimentaires pour les espèces sauvages ayant une valeur de conservation.
Publiée il y a plus de 6 ans
par
M. Petrier.
Dernière modification il y a plus de 6 ans.
Les abeilles mellifères augmentent la nouaison des espèces végétales indigènes importantes pour la conservation de la faune
Introduction à l'article :
Les colonies d'abeilles sont en déclin dans certaines régions du monde en grande partie à cause de : la propagation de ravageurs tels que les acariens parasites, une mauvaise utilisation des pesticides et des herbicides, le vieillissement de la population apicole et les bas prix du marché pour leurs produits et services. Cela peut avoir des conséquences importantes sur la pollinisation des cultures et des espèces végétales indigènes. En Europe, l'abandon des terres a entraîné une diminution du nombre d'apiculteurs non professionnels, aggravant le problème du déclin des abeilles à la suite de maladies des abeilles. Des espèces sont menacées d'extinction comme l'ours brun Ursus arctos et le tétras Tetrao urogallus cantabricus, en raison de leur alimentation dépendante de fruits provenant de différentes plantes indigènes. Le but principal de cette étude est d'évaluer l'influence des abeilles sur la nouaison de différentes espèces d'arbres et d'arbustes indigènes.
La zone d'étude est située dans la province Orocantabrique dans la Région eurosibérienne, à la frontière avec le domaine méditerranéen, dominant dans la péninsule ibérique. 25% du territoire est couvert par une surface boisée naturelle, principalement en hêtre et en chêne. Les montagnes cantabriques abritent également une importante variété d'espèces animales, dont l'ours brun et le tétras, menacés d'extinction.
5 sites d'échantillonnage ont été choisis à l'intérieur ou à proximité de l'aire de répartition de l'ours brun et/ou du tétras, où il y avait un seul rucher et aucune preuve de la présence d'abeilles sauvages. La collecte des données s'est basée sur la nouaison (mesure du succès de la pollinisation correspondant à la proportion de fleurs qui ont produit des fruits) des fleurs visitées par les insectes pollinisateurs par rapport aux fleurs non visitées à différentes distances des ruches d'abeilles.
Les résultats ont montré un effet significatif négatif de la distance du rucher sur la nouaison de l'aubépine et de la myrtille, mais aucun effet significatif n'a été détecté pour la prune sauvage. Cela suggère que l'utilisation des abeilles mellifères dans le cadre des pratiques agricoles traditionnelles pourrait être un bon instrument pour augmenter la production de fruits de certaines plantes indigènes. Il peut y avoir également des conséquences importantes pour la conservation de la faune, car les fruits, et les myrtilles en particulier, constituent une ressource alimentaire importante pour les espèces menacées, comme l'ours brun ou le tétras.
Cette étude suggère que l'utilisation des abeilles mellifères en tant qu'agents pollinisateurs dans les pratiques agricoles traditionnelles peuvent être un moyen efficace pour augmenter la production de fruits, au moins de certaines plantes indigènes, et donc augmenter la disponibilité des ressources alimentaires pour les espèces sauvages ayant une valeur de conservation.
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