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Le dimorphisme sexuel chez Australopithecus afarensis est similaire à celui de l’homme moderne
Introduction à l'article :
L’étude du dimorphisme sexuel chez les premiers hominidés est utile dans la compréhension de leur comportement et de leur phylogénie. Cet article a pour but d’étudier les restes Australopithecus afarensis de la localité d’Afar afin de comparer leur dimorphisme avec celui du chimpanzé qui est très faible et le dimorphisme du gorille qui lui est prononcé afin de comprendre qu’elle était le régime de reproduction le plus probable chez A. afarensis.
Expériences de l'article :
Leur expérience se base sur l’étude de 9 individus dont été extrait 22 métriques issues de mesures sur des squelettes incomplets. Ces mesures sont différentes distance et diamètre (de la tête fémorale en particulier) issue des squelettes de la localité d’Afar et de “Lucy”, qui seront transformées en 3 indices de dimorphisme sexuel et comparer avec ces mêmes indices obtenus chez des populations actuelles de chimpanzés, de gorilles et d’humains.
Résultats de l'article :
Les résultats attribuent un faible dimorphisme sexuel à Australopithecus afarensis proche de celui de l’homme et du chimpanzé. Cet article en profite pour interpréter ces résultats en extrapolant les comportements des espèces actuelles tout en y ajoutant la diminution de la taille des canines des australopithèques issus d’une autre étude. Ils en concluent que ce faible dimorphisme et la réduction de la taille des canines correspondraient au fait que les mâles auraient été trop peu compétitifs dans un régime de reproduction polyandrique. Leur régime de reproduction aurait donc été plus probablement de la monogamie (ou en tout cas qu’il n’y a pas de raison de penser qu’il était plus monogame que polygame).
Ce que cet article apporte au débat :
Cet article est censé montrer que dès l’époque d’A. afarensis il existe des hominidés qui ont probablement un régime de reproduction monogame en se basant sur leurs faibles dimorphismes sexuels et la réduction de la taille des canines pour cette espèce. Ainsi on aurait pu dire que la monogamie était arrivée très tôt dans l’histoire de l’humanité néanmoins grâce aux critiques que cet article à essuyer, il nous servira ici à montrer qu’il est très risqué d’inférer ce régime de reproduction à partir de restes fossiles.
Remarques sur l'article :
Cet article a essuyé de vives critiques sur les méthodes de mesure et sur l'interprétation qui en ont fait par Gordon et al. en 2008. Les parties matériel et méthodes et résultats sont très difficiles à comprendre à cause du manque d’explication des méthodes de mesure et de la fabrication des indices utiliser.
Publiée il y a plus de 6 ans
par
T. Durieux.
Dernière modification il y a plus de 6 ans.
Le dimorphisme sexuel chez Australopithecus afarensis est similaire à celui de l’homme moderne
Introduction à l'article :
L’étude du dimorphisme sexuel chez les premiers hominidés est utile dans la compréhension de leur comportement et de leur phylogénie. Cet article a pour but d’étudier les restes Australopithecus afarensis de la localité d’Afar afin de comparer leur dimorphisme avec celui du chimpanzé qui est très faible et le dimorphisme du gorille qui lui est prononcé afin de comprendre qu’elle était le régime de reproduction le plus probable chez A. afarensis.
Leur expérience se base sur l’étude de 9 individus dont été extrait 22 métriques issues de mesures sur des squelettes incomplets. Ces mesures sont différentes distance et diamètre (de la tête fémorale en particulier) issue des squelettes de la localité d’Afar et de “Lucy”, qui seront transformées en 3 indices de dimorphisme sexuel et comparer avec ces mêmes indices obtenus chez des populations actuelles de chimpanzés, de gorilles et d’humains.
Les résultats attribuent un faible dimorphisme sexuel à Australopithecus afarensis proche de celui de l’homme et du chimpanzé. Cet article en profite pour interpréter ces résultats en extrapolant les comportements des espèces actuelles tout en y ajoutant la diminution de la taille des canines des australopithèques issus d’une autre étude. Ils en concluent que ce faible dimorphisme et la réduction de la taille des canines correspondraient au fait que les mâles auraient été trop peu compétitifs dans un régime de reproduction polyandrique. Leur régime de reproduction aurait donc été plus probablement de la monogamie (ou en tout cas qu’il n’y a pas de raison de penser qu’il était plus monogame que polygame).
Cet article est censé montrer que dès l’époque d’A. afarensis il existe des hominidés qui ont probablement un régime de reproduction monogame en se basant sur leurs faibles dimorphismes sexuels et la réduction de la taille des canines pour cette espèce. Ainsi on aurait pu dire que la monogamie était arrivée très tôt dans l’histoire de l’humanité néanmoins grâce aux critiques que cet article à essuyer, il nous servira ici à montrer qu’il est très risqué d’inférer ce régime de reproduction à partir de restes fossiles.
Cet article a essuyé de vives critiques sur les méthodes de mesure et sur l'interprétation qui en ont fait par Gordon et al. en 2008. Les parties matériel et méthodes et résultats sont très difficiles à comprendre à cause du manque d’explication des méthodes de mesure et de la fabrication des indices utiliser.
Dernière modification il y a plus de 6 ans.