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Hypothèses pour l'évolution de la réduction de l'agressivité réactive dans le contexte de l'auto-domestication humaine.
Résumé de la review :
Cette review fait le tour des différentes hypothèses liées à l'auto-domestication de l'Homme et plus particulièrement liées à la réduction de l'agressivité réactive chez ce dernier (il s'agit d'une agressivité en réponse à quelque chose comme une menace, à différencier de l'agressivité proactive).
Le signal de l'auto-domestication chez l'Homme se retrouve à travers les derniers 300 000 ans et se traduit principalement par une diminution de cette agressivité. L'auteur part du postulat que l'auto-domestication d'Homo sapiens a commencé avant sa spécification et que l'ancêtre d'Homo sapiens vivaient dans des communautés mixtes avec un mâle alpha qui s'impose par la force, système que l'on retrouve chez les chimpanzés et les gorilles. La sélection de l'auto-domestication ne peut être étudié que chez Homo sapiens car il s'agit de la seule espèce du genre Homo a présenté un syndrome d'auto-domestication.
La première et deuxième hypothèses sont liées, elles concernent la sélection de groupe d'un point de vue génétique et culturel. L'altruisme paroissial (au sein d'un groupe) y est favorisé, l'entraide règne au sein du groupe pour être plus compétitif face aux autres groupes, menant parfois a des conflits intergroupes. Ces conflits sont aussi présent chez les chimpanzés et ne montrent pas d'altruisme paroissial, de plus des études sur différents groupes de primates n'a pas su mettre en évidence de corrélation entre les conflits intergroupes et un comportement prosocial.
La troisième hypothèse correspond au choix du partenaire moins agressif par les femelles car ce dernier s’investit plus dans l'éducation des enfants. La difficulté est qu'un mâle très agressif peut prendre le contrôle et ne pas laisser le choix aux femelles. L'effet du choix du partenaire par les femelles semblent avoir augmenté à la fin du Pléistocène et pendant l'Holocène, comme résultat des mâles devenant moins agressif, le choix des femelles pour leurs partenaires n'expliquent pas à lui seul l'auto-domestication.
La quatrième hypothèse est la sélection social par le choix de la coopération. Cette coopération est mise en place avec la recherche de nourriture devant s'effectuer en groupe, les liens de couple qui sont reconnus et l'attention à la progéniture qui augmente et la coopération autour de son éducation sont augmentés (la sixième hypothèse est spécifiquement sur ce point mais elle s'appliquerait au genre Homo et donc pas de lien avec l'auto-domestication). On retrouve néanmoins le même problème que pour l'hypothèse précédente si un mâle très agressif use de sa force pour s'imposer comme chez Panthera Leo.
La cinquième hypothèse est sur le contrôle de soi (self-control) menant à moins utilisé de comportement agressif. Il ne s'agit pas vraiment d'une pression de sélection mais plus d'un comportement lié à la sociabilisation.
La septième hypothèse porte sur la densité de population, cette dernière en augmentant, augmente la pression sur les ressources et donc force les comportements sociaux et la tolérance. Chez les grands singes, il y a une augmentation de l'agressivité ou aucun effet de la densité de population.
Les deux dernières sont liées car elles impliquent la collaboration des mâles pour faire tomber le mâle alpha. La première des deux proposent l'emploi d'armes létales mais ces dernières sont présentes bien avant Homo sapiens. La deuxième propose des conspirations permises par le langage et sa complexification pour planifier des assassinats contre les individus alphas agressifs. Cette dernière hypothèse permet d'expliquer pourquoi on observe une réduction de l'agressivité uniquement chez Homo sapiens.
En conclusion, cette dernière hypothèse est celle qui explique le mieux la pression de sélection sur les individus les plus agressifs menant à une hiérarchie de dominance inversée. Cette nouvelle forme d'organisation pavant la voie à d'autres pression de sélection qui sont présent dans les autres hypothèses.
Rigueur de la review :
La review est rigoureuse même si certains point sont moins développés les sources sont citées rigoureusement.
Ce que cette review apporte au débat :
Cette review fait un tour d'horizon des différentes hypothèses liées à la réduction de l'agressivité réactive chez Homo sapiens et critique ces dernières tout en proposant une nouvelle hypothèse qui est celle de la complexification du langage permettant la planification et la conspiration contre des mâles agressifs ; hypothèse qui selon l'auteur est la plus probable pour l'origine de la réduction de l'agressivité réactive.
Remarques sur la review :
Cette review est un bon condensé des différentes hypothèses liées à la réduction de l'agressivité réactive chez Homo sapiens. Elle permet de comprendre les tenant et aboutissant des différentes hypothèses avec leurs difficultés et problèmes. De plus on y retrouve beaucoup de sources citées qui sont traités plus en détail dans d'autres références de cette controverse.
Publiée il y a plus de 6 ans
par
A. Bombe.
Dernière modification il y a plus de 6 ans.
Hypothèses pour l'évolution de la réduction de l'agressivité réactive dans le contexte de l'auto-domestication humaine.
Résumé de la review :
Cette review fait le tour des différentes hypothèses liées à l'auto-domestication de l'Homme et plus particulièrement liées à la réduction de l'agressivité réactive chez ce dernier (il s'agit d'une agressivité en réponse à quelque chose comme une menace, à différencier de l'agressivité proactive).
Le signal de l'auto-domestication chez l'Homme se retrouve à travers les derniers 300 000 ans et se traduit principalement par une diminution de cette agressivité. L'auteur part du postulat que l'auto-domestication d'Homo sapiens a commencé avant sa spécification et que l'ancêtre d'Homo sapiens vivaient dans des communautés mixtes avec un mâle alpha qui s'impose par la force, système que l'on retrouve chez les chimpanzés et les gorilles. La sélection de l'auto-domestication ne peut être étudié que chez Homo sapiens car il s'agit de la seule espèce du genre Homo a présenté un syndrome d'auto-domestication.
La première et deuxième hypothèses sont liées, elles concernent la sélection de groupe d'un point de vue génétique et culturel. L'altruisme paroissial (au sein d'un groupe) y est favorisé, l'entraide règne au sein du groupe pour être plus compétitif face aux autres groupes, menant parfois a des conflits intergroupes. Ces conflits sont aussi présent chez les chimpanzés et ne montrent pas d'altruisme paroissial, de plus des études sur différents groupes de primates n'a pas su mettre en évidence de corrélation entre les conflits intergroupes et un comportement prosocial.
La troisième hypothèse correspond au choix du partenaire moins agressif par les femelles car ce dernier s’investit plus dans l'éducation des enfants. La difficulté est qu'un mâle très agressif peut prendre le contrôle et ne pas laisser le choix aux femelles. L'effet du choix du partenaire par les femelles semblent avoir augmenté à la fin du Pléistocène et pendant l'Holocène, comme résultat des mâles devenant moins agressif, le choix des femelles pour leurs partenaires n'expliquent pas à lui seul l'auto-domestication.
La quatrième hypothèse est la sélection social par le choix de la coopération. Cette coopération est mise en place avec la recherche de nourriture devant s'effectuer en groupe, les liens de couple qui sont reconnus et l'attention à la progéniture qui augmente et la coopération autour de son éducation sont augmentés (la sixième hypothèse est spécifiquement sur ce point mais elle s'appliquerait au genre Homo et donc pas de lien avec l'auto-domestication). On retrouve néanmoins le même problème que pour l'hypothèse précédente si un mâle très agressif use de sa force pour s'imposer comme chez Panthera Leo.
La cinquième hypothèse est sur le contrôle de soi (self-control) menant à moins utilisé de comportement agressif. Il ne s'agit pas vraiment d'une pression de sélection mais plus d'un comportement lié à la sociabilisation.
La septième hypothèse porte sur la densité de population, cette dernière en augmentant, augmente la pression sur les ressources et donc force les comportements sociaux et la tolérance. Chez les grands singes, il y a une augmentation de l'agressivité ou aucun effet de la densité de population.
Les deux dernières sont liées car elles impliquent la collaboration des mâles pour faire tomber le mâle alpha. La première des deux proposent l'emploi d'armes létales mais ces dernières sont présentes bien avant Homo sapiens. La deuxième propose des conspirations permises par le langage et sa complexification pour planifier des assassinats contre les individus alphas agressifs. Cette dernière hypothèse permet d'expliquer pourquoi on observe une réduction de l'agressivité uniquement chez Homo sapiens.
En conclusion, cette dernière hypothèse est celle qui explique le mieux la pression de sélection sur les individus les plus agressifs menant à une hiérarchie de dominance inversée. Cette nouvelle forme d'organisation pavant la voie à d'autres pression de sélection qui sont présent dans les autres hypothèses.
La review est rigoureuse même si certains point sont moins développés les sources sont citées rigoureusement.
Cette review fait un tour d'horizon des différentes hypothèses liées à la réduction de l'agressivité réactive chez Homo sapiens et critique ces dernières tout en proposant une nouvelle hypothèse qui est celle de la complexification du langage permettant la planification et la conspiration contre des mâles agressifs ; hypothèse qui selon l'auteur est la plus probable pour l'origine de la réduction de l'agressivité réactive.
Cette review est un bon condensé des différentes hypothèses liées à la réduction de l'agressivité réactive chez Homo sapiens. Elle permet de comprendre les tenant et aboutissant des différentes hypothèses avec leurs difficultés et problèmes. De plus on y retrouve beaucoup de sources citées qui sont traités plus en détail dans d'autres références de cette controverse.
Dernière modification il y a plus de 6 ans.