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Titre de l'article :

Le concept de continuum de la wilderness et ses implications pour la politique australienne de préservation de la nature sauvage.


Figure :

(A) Représentation en diagramme du concept de continuum de la wilderness. (B) Application du concept au Sud de l'Australie

Introduction à l'article :

Cet article est l'un des premiers ayant pour but de cartographier des zones de wilderness à grande échelle (ici l'Australie). De plus, ses auteurs abordent le concept de conitnuum de la wilderness qui sera un concept clé dans les futures étude de la qualité de la wilderness.

Expériences de l'article :

Quatre indicateurs de qualité en milieu sauvage :

Éloignement de l'établissement :
L'éloignement des points d'occupation humaine permanente (pour les milieux arides) ou des terres habitées (pour les milieux semi-arides et modérément pluvieux).

Éloignement de l'accès :
L'éloignement des voies d'accès construites pour les véhicules (routes et voies ferrées) ou des points d'accès (pistes d'atterrissage). Les routes se distinguaient des voies carrossables formées et entretenues uniquement par le passage occasionnel de véhicules. De telles traces étaient traitées comme une forme de perturbation esthétique.

Primitité esthétique :
Caractéristique de la nature sauvage compromise par la perturbation esthétique d'environnements par ailleurs naturels en raison de la présence permanente de l'homme dans le paysage.

Primitivité biophysique :
Caractéristique de la nature sauvage compromise par la perturbation biophysique des écosystèmes naturels due à l'influence des populations sédentaires.

Résultats de l'article :

L'étude n'a pas tenté de préciser des critères fixes d'identification de la wilderness. Elle reposait plutôt sur le concept de la wilderness comme un continuum de conditions environnementales éloignées et primitives formées par les autres zones de terres non développées. Cet écart important par rapport aux approches antérieures des études en milieu sauvage rationalise une grande partie de la controverse qui entoure les questions de wilderness. En particulier, le concept de continuum de la nature sauvage élimine le problème de la définition du point précis où la wilderness commence et se termine. Reconnaissant la nature relative de la wilderness, le concept de continuum de la wilderness rejette la notion d'un seuil objectif pour la nature sauvage et suggère que toute zone de terres non aménagées peut être gérée de manière à conserver et à améliorer ses niveaux relatifs d'éloignement et d'intégrité primitivité, c'est-à-dire pour sa qualité relative en milieu sauvage.

Ce que cet article apporte au débat :

En plus d'être l'un des premier article ayant pour objectif de cartographier les zones de wilderness à large échelle. Il amène un concept clé dans l'évaluation de la qualité de la wilderness. Contrairement à l’état de wilderness, la qualité de celle-ci s’évalue le long d’un gradient où l’on peut faire bouger un curseur du plus anthropisé au plus naturel.

Publiée il y a plus de 6 ans par Q. Gabriac et F. Degottex.
Dernière modification il y a plus de 6 ans.