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Coexistence avec les coyotes (Canis latrans) en milieu urbain
Figure :
Tableau 2 : Attitudes des répondants des comtés de Cook et de Los Angeles à l'égard des coyotes urbains
Tableau 4 : Attitudes des répondants des comtés de Cook et de Los Angeles à l'égard de la faune urbaine
(Elliot et al., 2016)
Introduction à l'article :
L'expansion de l'urbanisation peut pousser la faune sauvage à s'adapter aux milieux urbains, ce qui mène à des interactions avec des résidents déconnectés des milieux naturels. Le coyote d'Amérique du Nord (Canis latrans) prospère ainsi aujourd'hui dans les environnements urbains. L'accessibilité facilitée à l'alimentation par la présence de l'homme encourage les coyotes à ne plus en avoir peur et peut entraîner des conflits. Cette étude vise à mieux comprendre les connaissances, les attitudes et les comportement des citadins envers les coyotes.
Expériences de l'article :
Des sondages sur les attitudes, les connaissances et les comportement envers les coyotes ont été proposés à des résidents de 2 comtés des Etats-Unis qui comptent une forte population humaine et un grand nombre de coyotes, le comté de Cook et de Los Angeles. Ces comtés diffèrent quant à la mesure dans laquelle les résidents ont été touchés par la présence de coyotes : de tous les incidents survenus aux États-Unis, c'est en Californie que le plus grand nombre d'attaques de coyotes a été signalé ; le comté de Cook n'a pas d'antécédents confirmés d'attaques de coyotes sur les humains. Cette enquête pourrait permettre de déterminer quelles actions humaines entraînent un risque élevé d'attirer des coyotes.
Le sondage comprenait des questions sur les opinions, les craintes, les connaissances, les comportements, et les expériences personnelles des résidents avec les coyotes urbains.
Résultats de l'article :
Plus de 60% des résidents des 2 comtés ne voulaient pas voir de coyotes dans leur quartier ; la moitié aiment cependant y voir des animaux sauvages et estiment qu'il est important de maintenir une diversité d'animaux indigènes dans les villes.
Presque la moitié a indiqué avoir peur des coyotes et pensent qu'ils sont dangereux pour les adultes et la majorité a estimé qu'ils sont dangereux pour les enfants et les animaux domestiques.
Les résidents voyant des coyotes plus souvent avaient tendance à avoir moins peur d'eux. Les gens semblent avoir une perception exagérée de la dangerosité des coyotes dans les zones urbaines, puisqu’ils engendrent peu d'attaques sur l'homme.
Les attitudes des résidents des 2 comtés n'étaient pas significativement différentes.
Les répondants connaissaient mal la façon de réagir à une rencontre.
Les résultats suggèrent que les personnes sachant comment réagir face aux coyotes étaient également moins susceptibles d'adopter des comportements qui les attirent.
Ce que cet article apporte au débat :
Face à l'urbanisation, les espaces verts urbains augmentent pour répondre aux besoins humains et stimuler la biodiversité. Si l'homme est généralement enclin à apprécier une biodiversité inoffensive, il est plus réservé en ce qui concerne les grands prédateurs qui peuvent également s'installer dans ces espaces verts.
Une mauvaise connaissance de l'écologie du coyote et des comportements à adopter en sa présence peut mener à l'habituation à l'homme, voire à des agressions envers lui.
Si la solution est généralement de gérer la faune urbaine considérée problématique, il serait important d'éduquer le public à la façon de réagir en la présence des coyotes et aux conséquences à long terme de les nourrir et de ne pas les effrayer. L'éducation à la coexistence avec la faune est primordiale afin de limiter les comportements humains à l'origine des conflits entre la faune et l'homme.
Publiée il y a plus de 6 ans
par
E. Treillet.
Dernière modification il y a plus de 6 ans.
Coexistence avec les coyotes (Canis latrans) en milieu urbain
Tableau 2 : Attitudes des répondants des comtés de Cook et de Los Angeles à l'égard des coyotes urbains
Tableau 4 : Attitudes des répondants des comtés de Cook et de Los Angeles à l'égard de la faune urbaine
(Elliot et al., 2016)
L'expansion de l'urbanisation peut pousser la faune sauvage à s'adapter aux milieux urbains, ce qui mène à des interactions avec des résidents déconnectés des milieux naturels. Le coyote d'Amérique du Nord (Canis latrans) prospère ainsi aujourd'hui dans les environnements urbains. L'accessibilité facilitée à l'alimentation par la présence de l'homme encourage les coyotes à ne plus en avoir peur et peut entraîner des conflits. Cette étude vise à mieux comprendre les connaissances, les attitudes et les comportement des citadins envers les coyotes.
Des sondages sur les attitudes, les connaissances et les comportement envers les coyotes ont été proposés à des résidents de 2 comtés des Etats-Unis qui comptent une forte population humaine et un grand nombre de coyotes, le comté de Cook et de Los Angeles. Ces comtés diffèrent quant à la mesure dans laquelle les résidents ont été touchés par la présence de coyotes : de tous les incidents survenus aux États-Unis, c'est en Californie que le plus grand nombre d'attaques de coyotes a été signalé ; le comté de Cook n'a pas d'antécédents confirmés d'attaques de coyotes sur les humains. Cette enquête pourrait permettre de déterminer quelles actions humaines entraînent un risque élevé d'attirer des coyotes.
Le sondage comprenait des questions sur les opinions, les craintes, les connaissances, les comportements, et les expériences personnelles des résidents avec les coyotes urbains.
Plus de 60% des résidents des 2 comtés ne voulaient pas voir de coyotes dans leur quartier ; la moitié aiment cependant y voir des animaux sauvages et estiment qu'il est important de maintenir une diversité d'animaux indigènes dans les villes.
Presque la moitié a indiqué avoir peur des coyotes et pensent qu'ils sont dangereux pour les adultes et la majorité a estimé qu'ils sont dangereux pour les enfants et les animaux domestiques.
Les résidents voyant des coyotes plus souvent avaient tendance à avoir moins peur d'eux. Les gens semblent avoir une perception exagérée de la dangerosité des coyotes dans les zones urbaines, puisqu’ils engendrent peu d'attaques sur l'homme.
Les attitudes des résidents des 2 comtés n'étaient pas significativement différentes.
Les répondants connaissaient mal la façon de réagir à une rencontre.
Les résultats suggèrent que les personnes sachant comment réagir face aux coyotes étaient également moins susceptibles d'adopter des comportements qui les attirent.
Face à l'urbanisation, les espaces verts urbains augmentent pour répondre aux besoins humains et stimuler la biodiversité. Si l'homme est généralement enclin à apprécier une biodiversité inoffensive, il est plus réservé en ce qui concerne les grands prédateurs qui peuvent également s'installer dans ces espaces verts.
Une mauvaise connaissance de l'écologie du coyote et des comportements à adopter en sa présence peut mener à l'habituation à l'homme, voire à des agressions envers lui.
Si la solution est généralement de gérer la faune urbaine considérée problématique, il serait important d'éduquer le public à la façon de réagir en la présence des coyotes et aux conséquences à long terme de les nourrir et de ne pas les effrayer. L'éducation à la coexistence avec la faune est primordiale afin de limiter les comportements humains à l'origine des conflits entre la faune et l'homme.
Dernière modification il y a plus de 6 ans.