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Titre de l'article :

Pigeons et hommes : ennemis mortels ou compagnons de vie ? Une étude de cas sur la perception des pigeons par le personnel de l'Université d'Afrique du Sud, campus de Muckleneuk


Figure :

Résumé des catégories et des résultats de la perception des pigeons par le personnel sur le campus Muckleneuk de l'Université d'Afrique du Sud
(Harris et al., 2016)

Introduction à l'article :

Les environnements urbains offrent des habitats modifiés, des abris, ou encore des ressources alimentaires abondantes. Ces facteurs permettent la synurbanisation de certaines espèces.
Les pigeons font partie des oiseaux les plus abondants dans les milieux bâtis depuis des siècles. Le pigeon bisé (Columba livia) et le pigeon roussard (Columba guinea) se sont bien adaptés au milieu urbain. Parfois considérés comme nuisibles, des mesures sont souvent mises en œuvre contre les pigeons pour réduire leur présence en ville.
Cette étude a exploré les perceptions du personnel du campus Muckleneuk de l'Université d'Afrique du Sud en ce qui concerne les pigeons du campus.

Expériences de l'article :

L'étude a été menée sur le campus Muckleneuk de l'Université d'Afrique du Sud, qui accueille un grand nombre de pigeons, auprès du personnel volontaire. Un questionnaire en ligne a été utilisé, et des entrevues qualitatives semi-structurées ont été menées auprès de participants disposés à corroborer, clarifier et compléter qualitativement les données du questionnaire. 246 participants ont fourni leurs opinions et perceptions personnelles concernant les pigeons et leurs activités ainsi que l'impact potentiel des pigeons sur le personnel du campus.

Résultats de l'article :

77% des participants ne considéraient pas les pigeons comme des nuisibles et 53% ont encouragé leur présence sur le campus. La perception des pigeons provenaient principalement de la famille dans laquelle les participants ont grandi.
60% désapprouvaient que les gens nourrissent les pigeons dans leur environnement de travail.
37% percevaient la nidification et la reproduction des pigeons sur le campus comme négatives par rapport à la détérioration des bâtiments par l'accumulation de fèces, mais n'étaient pas contre leur nidification dans les arbres du campus ; près de 40% avaient un avis positif.
65% estimaient que les ectoparasites des pigeons est une menace pour le personnel.
52 % appréciaient pouvoir observer les œufs et les oisillons dans les nids placés à la vue des bureaux.
La perception négative de certains participants était due à la préoccupation des risques sanitaires.
L'interaction avec les pigeons constituait une expérience apaisante pour la moitié des participants.

Rigueur de l'article :

L'autorisation éthique de l'établissement a été obtenue pour la recherche. Les problèmes d'éthique ont été examinés afin d'assurer
Le respect des droits des participants, à savoir l'anonymat, le respect de la dignité des personnes, la nonmalfaisance et la confidentialité, a été assuré.
La participation était volontaire, et les participants devaient donner leur consentement éclairé et volontaire pour participer à la recherche.

Ce que cet article apporte au débat :

Certains participants avaient une vision négative des interactions entre pigeon et homme, notamment le nourrissage. Ils estimaient que les pigeons ne devaient pas être encouragés à être dépendants de l'homme. La majorité des participants avaient une perception positive des interactions avec les pigeons et avançaient qu'elles contribuaient positivement à leur environnement de travail. Les participants étaient également préoccupés par le bien-être des pigeons concernant la dépendance alimentaire et la qualité de la nourriture fournie par l'homme.
L'élimination des pigeons pourrait entraîner un vide environnemental mais aussi une perte psychosomatique sociétale chez les personnes affectées positivement par les oiseaux.

Publiée il y a plus de 6 ans par E. Treillet.
Dernière modification il y a plus de 6 ans.