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Un récent passage de la polygamie à la monogamie chez l'homme est suggéré par l'analyse de la diversité du chromosome Y a l’échelle globale
Introduction à l'article :
L’analyse ADN des populations actuelles peut nous renseigner sur de nombreux processus comme la migration, la dispersion. Dans cette étude les auteurs vont se servir de l'analyse ADN du chromosome Y pour déterminer s’il y a eu un ou des changements de la vitesse de croissance de la population humaine. Il ont également cherché à savoir quand cette/ces accélération(s) a/ont eu(x) lieu et s’il existe une différence entre les sexes.
Expériences de l'article :
Les données proviennent de 2 études précédentes et correspondent au polymorphisme d’un nucléotide du chromosome Y (SNP). ils ont été échantillonnés sur 1007 Européens issus de 25 populations et le second provient de 1062 individus de 21 populations provenant de tous les continents. Ils ont ensuite déterminer la variation de SNP à l’échelle mondiale, européenne et pour chaque population indépendamment ces variations ont ensuite comparé à des variations issues d’une simulation obtenue lorsqu’on a une population en croissance.
Résultats de l'article :
Les résultats sont qu’ils n'observent pas de différence de variation des SNP. Cet article continue donc avec une approche bibliographique. D’autres études génétiques sur l’ADN mitochondriale et sur des microsatellites du chromosome Y (Y-STR) qui elles montrent une accélération de la croissance de la population mondiale chez l'homme et la femme. Plus Le fait que des changements soient visibles chez les Y-STR mais pas dans les SNP, ils en concluent que ce changement doit être récent et que la population de femme a donc dû augmenter avant celle des hommes. La conséquence serait qu’à l’origine peu d’hommes ont beaucoup contribué au pool de chromosomes Y jusqu'à un changement récent correspondant aux moments où les populations se sont sédentarisées et passant de la polygamie à la monogamie.
Ce que cet article apporte au débat :
Cet article relie les analyses génétiques au changement de régime de reproduction et parvient même à les relier à un contexte archéologique. Il rentre ainsi pleinement dans le débat de l’origine de la monogamie.
Publiée il y a plus de 6 ans
par
T. Durieux.
Dernière modification il y a plus de 6 ans.
Un récent passage de la polygamie à la monogamie chez l'homme est suggéré par l'analyse de la diversité du chromosome Y a l’échelle globale
Introduction à l'article :
L’analyse ADN des populations actuelles peut nous renseigner sur de nombreux processus comme la migration, la dispersion. Dans cette étude les auteurs vont se servir de l'analyse ADN du chromosome Y pour déterminer s’il y a eu un ou des changements de la vitesse de croissance de la population humaine. Il ont également cherché à savoir quand cette/ces accélération(s) a/ont eu(x) lieu et s’il existe une différence entre les sexes.
Les données proviennent de 2 études précédentes et correspondent au polymorphisme d’un nucléotide du chromosome Y (SNP). ils ont été échantillonnés sur 1007 Européens issus de 25 populations et le second provient de 1062 individus de 21 populations provenant de tous les continents. Ils ont ensuite déterminer la variation de SNP à l’échelle mondiale, européenne et pour chaque population indépendamment ces variations ont ensuite comparé à des variations issues d’une simulation obtenue lorsqu’on a une population en croissance.
Les résultats sont qu’ils n'observent pas de différence de variation des SNP. Cet article continue donc avec une approche bibliographique. D’autres études génétiques sur l’ADN mitochondriale et sur des microsatellites du chromosome Y (Y-STR) qui elles montrent une accélération de la croissance de la population mondiale chez l'homme et la femme. Plus Le fait que des changements soient visibles chez les Y-STR mais pas dans les SNP, ils en concluent que ce changement doit être récent et que la population de femme a donc dû augmenter avant celle des hommes. La conséquence serait qu’à l’origine peu d’hommes ont beaucoup contribué au pool de chromosomes Y jusqu'à un changement récent correspondant aux moments où les populations se sont sédentarisées et passant de la polygamie à la monogamie.
Cet article relie les analyses génétiques au changement de régime de reproduction et parvient même à les relier à un contexte archéologique. Il rentre ainsi pleinement dans le débat de l’origine de la monogamie.
Dernière modification il y a plus de 6 ans.