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L'urbanisation comme cause majeure d'homogénéisation biotique
Résumé de la review :
L'urbanisation est l'une des principales causes de l'extinction des espèces. Construites exclusivement par et pour l'homme, les villes homogénéisent l'environnement physique. Cette homogénéisation de l'environnement physique favorise l'homogénéisation biologique.
Les perturbations causées par la croissance urbaine détruisent l'habitat des espèces indigènes, mais créent également un habitat pour un nombre relativement restreint d'espèces qui s'adaptent aux conditions urbaines et suburbaines. L'homogénéisation biologique augmente avec l'expansion de l'urbanisation dans le monde, puisque les mêmes espèces synanthropes adaptées au milieu urbain sont de plus en plus abondantes dans les villes.
Le remplacement d'espèces indigènes localisées par des espèces non indigènes de plus en plus répandues favorise l'homogénéisation biotique globale. La richesse en espèces non indigènes associée à l'urbanisation augmente via l'augmentation des importations d'individus non indigènes (importations accidentelles ou intentionnelles d'espèces) et un habitat favorable à l'établissement d'espèces non indigènes (conditions environnementales des établissements urbains).
Les mêmes espèces non indigènes ont tendance à s'établir dans de nombreuses villes du monde, puisque les environnements urbains sont très semblables.
Rigueur de la review :
La review documente des publications qui ont noté une perte des espèces indigènes et un gain d'espèces non-indigènes en fonction du temps, mais aussi de l'espace (selon un gradient d'urbanisation), mais aussi des publications sur les raisons qui font que l'urbanisation favorise l'établissement d'espèces non indigènes et est source d'homogénéisation biotique.
L'auteur a également démontré que les villes favorisent l'homogénéisation biologique en analysant un indice de similarité des communautés de différentes localités urbaines et plus naturelles et selon un gradient d'urbanisation.
Ce que cette review apporte au débat :
L'homogénéisation physique liée à l'urbanisation, conduit à une homogénéisation biologique (et donc à une perte de diversité) dans les villes, avec le remplacement des espèces indigènes par des espèces non indigènes. Puisque les mêmes espèces indigènes ont tendance à s'établir dans de nombreuses villes étant donné la similarité des environnement urbains, les villes dans le monde ont ainsi tendance à se ressembler en termes d'espèces.
Publiée il y a plus de 6 ans
par
E. Treillet.
Dernière modification il y a plus de 6 ans.
L'urbanisation comme cause majeure d'homogénéisation biotique
Résumé de la review :
L'urbanisation est l'une des principales causes de l'extinction des espèces. Construites exclusivement par et pour l'homme, les villes homogénéisent l'environnement physique. Cette homogénéisation de l'environnement physique favorise l'homogénéisation biologique.
Les perturbations causées par la croissance urbaine détruisent l'habitat des espèces indigènes, mais créent également un habitat pour un nombre relativement restreint d'espèces qui s'adaptent aux conditions urbaines et suburbaines. L'homogénéisation biologique augmente avec l'expansion de l'urbanisation dans le monde, puisque les mêmes espèces synanthropes adaptées au milieu urbain sont de plus en plus abondantes dans les villes.
Le remplacement d'espèces indigènes localisées par des espèces non indigènes de plus en plus répandues favorise l'homogénéisation biotique globale. La richesse en espèces non indigènes associée à l'urbanisation augmente via l'augmentation des importations d'individus non indigènes (importations accidentelles ou intentionnelles d'espèces) et un habitat favorable à l'établissement d'espèces non indigènes (conditions environnementales des établissements urbains).
Les mêmes espèces non indigènes ont tendance à s'établir dans de nombreuses villes du monde, puisque les environnements urbains sont très semblables.
La review documente des publications qui ont noté une perte des espèces indigènes et un gain d'espèces non-indigènes en fonction du temps, mais aussi de l'espace (selon un gradient d'urbanisation), mais aussi des publications sur les raisons qui font que l'urbanisation favorise l'établissement d'espèces non indigènes et est source d'homogénéisation biotique.
L'auteur a également démontré que les villes favorisent l'homogénéisation biologique en analysant un indice de similarité des communautés de différentes localités urbaines et plus naturelles et selon un gradient d'urbanisation.
L'homogénéisation physique liée à l'urbanisation, conduit à une homogénéisation biologique (et donc à une perte de diversité) dans les villes, avec le remplacement des espèces indigènes par des espèces non indigènes. Puisque les mêmes espèces indigènes ont tendance à s'établir dans de nombreuses villes étant donné la similarité des environnement urbains, les villes dans le monde ont ainsi tendance à se ressembler en termes d'espèces.
Dernière modification il y a plus de 6 ans.