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Titre de l'article :

Le sexe accélère l'adaptation en modifiant la dynamique de l'évolution moléculaire


Introduction à l'article :

Le rôle de la recombinaison de la reproduction sexuée pourrait être nécessaire dans l'adaptation, ce qui explique que la reproduction asexuée ne se maintiennent pas dans le temps. s'agit ici de tester cette hypothèse, en comparant deux populations : l'une sexuée, l'autre asexuée.

Expériences de l'article :

Comparaison de la dynamique de l'évolution de la séquence du génome de deux populations de la levure Saccharomyces cerevisiae, en induisant une croissance asexuée, ou des cycles sexuels donnant la sporulation (ils ont forcé la reproduction croisée par des techniques de génétiques moléculaires).

Résultats de l'article :

Les signatures moléculaires de l'adaptation sont différentes pour les séquences des individus à reproduction sexuée et asexuée.
Les résultats suggèrent que le sexe augmente bel et bien le taux d'adaptation à la fois en combinant des mutations bénéfiques et en séparant les mutations délétères des milieux avantageux qui autrement les conduiraient à la fixation. En d'autres termes, le sexe rend la sélection naturelle plus efficace pour trier les effets bénéfiques des mutations délétères.
Les populations à reproduction asexuée, au court des génération, ont un mode de reproduction qui ne permet pas un polymorphisme phénotypique nécessaire à la sélection naturelle.

Ce que cet article apporte au débat :

La reproduction asexuée ne permet pas une pérennisation de l'espèce d'un moins de vue génétique.

Remarques sur l'article :

Il est important de ne pas extrapoler ces résultats à toutes les espèces. Cet article à l'expérimentation innovante se limite au modèle de levure.

Publiée il y a plus de 6 ans par V. Bientz.
Dernière modification il y a plus de 6 ans.