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Les impacts passés et futurs de l'humain sur la diversité des mammifères
Introduction à l'article :
La diversité actuelle des mammifères est d'environ 5700 espèces. Grâce à des rapports fossiles et historiques, on estime que 351 espèces ont disparu depuis le début du Pléistocène supérieur (-126000 ans) dont 80 durant les 1500 dernières années.
L’implication de l’Homme dans ces extinctions reste débattue parmi les scientifiques. En effet, beaucoup d’études ont montré qu’il serait l'un des moteurs principaux de ces extinctions. D’autres études tendent à montrer que des facteurs externes, tels que les fluctuations environnementales, auraient eu un impact plus important sur cette biodiversité durant le quaternaire.
Néanmoins, l’impact humain durant ces derniers millénaires reste indéniable, et la question principale concerne l’effet que va avoir cet impact sur la diversité des mammifères durant ces prochaines années. Pour arriver à bien générer les futures projections, il est nécessaire de bien comprendre comment l’humain a affecté la biodiversité dans le passé.
Expériences de l'article :
Estimation de la date d'extinction (après la dernière trace d'occurrence de l'espèce). Pour les espèces ayant disparues durant les 1500 dernières années, la date de dernière observation de l'espèce a été utilisée plutôt que les données fossiles.
Pour tester statistiquement la corrélation entre des impacts humains et/ou climatiques avec les taux d'extinctions des mammifères, les auteurs ont utilisé un modèle Bayésien (logiciel PyRate).
Les futures prédictions ont été réalisées grâce aux données paléontologiques et aux données récoltées sur la liste de l'Union internationale pour la conservation de la nature.
Résultats de l'article :
Le taux d’extinction actuel est bien supérieur à celui du début du Pléistocène supérieur. Certains événements d’augmentation de ce taux coïncident avec la colonisation du milieu par Homo sapiens. Il est montré dans cet article que l’Homme a eu un impact d’autant plus important sur les faunes des continents Australien et Américain du fait que celui-ci a été un nouveau prédateur, les espèces n’étant pas adaptées à cela. Il en est d’ailleurs de même sur les îles telles que Madagascar et les Caraïbes. En ce qui concerne les faunes d’Afrique et d’Eurasie, celles-ci étaient écologiquement adaptées aux hominidés de par une coévolution datant potentiellement de plusieurs millions d’années.
De plus, grâce à un modèle bayésien, les auteurs ont montré que la croissance de la population humaine et les processus associés ont eu un effet fort sur l’extinction des autres mammifères, alors que les facteurs climatiques ne montrent aucune trace statistiquement détectable dans les données d’extinctions.
Ce que cet article apporte au débat :
Cet article soutient le fait que l'Homme a eu un impact plus important que les changements climatiques sur les faunes de mammifères de la fin du Pléistocène. Néanmoins cet impact est plus nettement visible sur les continents Australien et Américain que sur les continents Africains et Eurasien.
Analyse à l'échelle globale (continent) plutôt que locale.
Les impacts passés et futurs de l'humain sur la diversité des mammifères
Introduction à l'article :
La diversité actuelle des mammifères est d'environ 5700 espèces. Grâce à des rapports fossiles et historiques, on estime que 351 espèces ont disparu depuis le début du Pléistocène supérieur (-126000 ans) dont 80 durant les 1500 dernières années.
L’implication de l’Homme dans ces extinctions reste débattue parmi les scientifiques. En effet, beaucoup d’études ont montré qu’il serait l'un des moteurs principaux de ces extinctions. D’autres études tendent à montrer que des facteurs externes, tels que les fluctuations environnementales, auraient eu un impact plus important sur cette biodiversité durant le quaternaire.
Néanmoins, l’impact humain durant ces derniers millénaires reste indéniable, et la question principale concerne l’effet que va avoir cet impact sur la diversité des mammifères durant ces prochaines années. Pour arriver à bien générer les futures projections, il est nécessaire de bien comprendre comment l’humain a affecté la biodiversité dans le passé.
Estimation de la date d'extinction (après la dernière trace d'occurrence de l'espèce). Pour les espèces ayant disparues durant les 1500 dernières années, la date de dernière observation de l'espèce a été utilisée plutôt que les données fossiles.
Pour tester statistiquement la corrélation entre des impacts humains et/ou climatiques avec les taux d'extinctions des mammifères, les auteurs ont utilisé un modèle Bayésien (logiciel PyRate).
Les futures prédictions ont été réalisées grâce aux données paléontologiques et aux données récoltées sur la liste de l'Union internationale pour la conservation de la nature.
Le taux d’extinction actuel est bien supérieur à celui du début du Pléistocène supérieur. Certains événements d’augmentation de ce taux coïncident avec la colonisation du milieu par Homo sapiens. Il est montré dans cet article que l’Homme a eu un impact d’autant plus important sur les faunes des continents Australien et Américain du fait que celui-ci a été un nouveau prédateur, les espèces n’étant pas adaptées à cela. Il en est d’ailleurs de même sur les îles telles que Madagascar et les Caraïbes. En ce qui concerne les faunes d’Afrique et d’Eurasie, celles-ci étaient écologiquement adaptées aux hominidés de par une coévolution datant potentiellement de plusieurs millions d’années.
De plus, grâce à un modèle bayésien, les auteurs ont montré que la croissance de la population humaine et les processus associés ont eu un effet fort sur l’extinction des autres mammifères, alors que les facteurs climatiques ne montrent aucune trace statistiquement détectable dans les données d’extinctions.
Cet article soutient le fait que l'Homme a eu un impact plus important que les changements climatiques sur les faunes de mammifères de la fin du Pléistocène. Néanmoins cet impact est plus nettement visible sur les continents Australien et Américain que sur les continents Africains et Eurasien.
Analyse à l'échelle globale (continent) plutôt que locale.
Dernière modification il y a plus de 5 ans.