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La biodiversité locale est plus élevée à l'intérieur qu'à l'extérieur des zones terrestres protégées dans le monde
Introduction à l'article :
Cet article a étudié la biodiversité à l'intérieur et à l'extérieur d'aires protégées, avec l'aide d'indices de diversité tels que la richesse et l'abondance spécifique de zones prédéfinies. En effet, il suggère que seulement 22% des aires protégées bénéficient d'une bonne gestion, en plus d'une pression humaine qui augmenterait sur les zones protégées d'Amérique latine, d'Afrique et d'Asie. De nombreuses sources sont tout de même citées pour défendre l'utilité des aires protégées, comme le fait que ces dernières ralentissent le passage d'une zone de l'état « naturel » à l'état « modifié par l'Homme ». Les aires protégées tropicales servent à la conservation des forêts, en diminuant la déforestation et les feux de forêts.
Expériences de l'article :
Les auteurs ont utilisé la base de données PREDICTS (projection des réponses de la diversité écologique dans les systèmes terrestres en mutation), récoltant des données sur la présence ou l'abondance d'espèces de divers sites. Un échantillonnage parmi ceux-ci a été fait, et pour lesquels ils ont calculé la richesse spécifique, l'abondance totale d'individus, la richesse raréfiée et l'endémicité des espèces présentes sur les sites. La taille d'aire de répartition des espèces a été calculée à partir des données du Global Biodiversity Information Facility. Finalement, cela a été couplé avec la base de données World Database on Protected Areas concernant les aires protégées. Les données sur 13 669 espèces de plantes, mammifères et insectes ont été recueillies avec 1 939 sites à l'intérieur et 4 592 sites à l'extérieur d'aires protégées terrestres. Cela correspondant à 48 pays différents, 101 écorégions et 13 des 14 biomes terrestres existants.
Résultats de l'article :
L'article conclut que les aires protégées empêchent la modification d'utilisation des terres par l'Homme et contiennent une richesse spécifique et une abondance totale plus importantes que les zones non protégées. Les aires protégées ont montré 10,6% plus d'espèces et 14,5% plus d'individus que dans les sites non protégés.
Ainsi, le réseau mondial des zones protégées est efficace à 41% pour le maintien de la richesse spécifique et à 54% pour le maintien de l'abondance locale.
Rigueur de l'article :
L'article reconnaît un biais concernant la base de données Global Biodiversity Information Facility mais estime que son approche de modélisation hiérarchique atténue ces biais, et renforce cela en disant que des estimations similaires sont trouvées dans d'autres études.
Les auteurs précisent que de meilleures données sur la gestion des aires seraient nécessaires pour savoir si la restriction de l'activité humaine à l'intérieur des aires protégées serait bénéfique au maintien de la biodiversité.
Concernant la forme de l'article, les méthodes sont citées en fin d'article en tant qu’information complémentaires, tandis qu'une partie des résultats se trouve dans ce qui semble être l'introduction, ce qui ne correspond pas aux normes de construction d'un article scientifique.
Ce que cet article apporte au débat :
Cet article se place clairement en faveur de l'utilité des aires protégées dans la conservation de la biodiversité en concluant que la richesse et l'abondance des espèces sont plus importantes dans les aires protégées qu'à l'extérieur de celles-ci. Cependant, il maintient que la gestion de certaines d'entre elles n'est pas suffisante pour une conservation efficace des espèces protégées. De plus, il conclut que l'utilisation des terres n'est pas la seule cause responsable d'une diminution de la biodiversité hors aires protégées.
Les auteurs maintiennent donc que le réseau mondial de protection est insuffisant.
Remarques sur l'article :
Mise à part un format particulier, l'étude semble complète.
Publiée il y a plus de 5 ans
par
C. Rosa et M. Champagne.
Dernière modification il y a plus de 5 ans.
La biodiversité locale est plus élevée à l'intérieur qu'à l'extérieur des zones terrestres protégées dans le monde
Introduction à l'article :
Cet article a étudié la biodiversité à l'intérieur et à l'extérieur d'aires protégées, avec l'aide d'indices de diversité tels que la richesse et l'abondance spécifique de zones prédéfinies. En effet, il suggère que seulement 22% des aires protégées bénéficient d'une bonne gestion, en plus d'une pression humaine qui augmenterait sur les zones protégées d'Amérique latine, d'Afrique et d'Asie. De nombreuses sources sont tout de même citées pour défendre l'utilité des aires protégées, comme le fait que ces dernières ralentissent le passage d'une zone de l'état « naturel » à l'état « modifié par l'Homme ». Les aires protégées tropicales servent à la conservation des forêts, en diminuant la déforestation et les feux de forêts.
Les auteurs ont utilisé la base de données PREDICTS (projection des réponses de la diversité écologique dans les systèmes terrestres en mutation), récoltant des données sur la présence ou l'abondance d'espèces de divers sites. Un échantillonnage parmi ceux-ci a été fait, et pour lesquels ils ont calculé la richesse spécifique, l'abondance totale d'individus, la richesse raréfiée et l'endémicité des espèces présentes sur les sites. La taille d'aire de répartition des espèces a été calculée à partir des données du Global Biodiversity Information Facility. Finalement, cela a été couplé avec la base de données World Database on Protected Areas concernant les aires protégées. Les données sur 13 669 espèces de plantes, mammifères et insectes ont été recueillies avec 1 939 sites à l'intérieur et 4 592 sites à l'extérieur d'aires protégées terrestres. Cela correspondant à 48 pays différents, 101 écorégions et 13 des 14 biomes terrestres existants.
L'article conclut que les aires protégées empêchent la modification d'utilisation des terres par l'Homme et contiennent une richesse spécifique et une abondance totale plus importantes que les zones non protégées. Les aires protégées ont montré 10,6% plus d'espèces et 14,5% plus d'individus que dans les sites non protégés.
Ainsi, le réseau mondial des zones protégées est efficace à 41% pour le maintien de la richesse spécifique et à 54% pour le maintien de l'abondance locale.
L'article reconnaît un biais concernant la base de données Global Biodiversity Information Facility mais estime que son approche de modélisation hiérarchique atténue ces biais, et renforce cela en disant que des estimations similaires sont trouvées dans d'autres études.
Les auteurs précisent que de meilleures données sur la gestion des aires seraient nécessaires pour savoir si la restriction de l'activité humaine à l'intérieur des aires protégées serait bénéfique au maintien de la biodiversité.
Concernant la forme de l'article, les méthodes sont citées en fin d'article en tant qu’information complémentaires, tandis qu'une partie des résultats se trouve dans ce qui semble être l'introduction, ce qui ne correspond pas aux normes de construction d'un article scientifique.
Cet article se place clairement en faveur de l'utilité des aires protégées dans la conservation de la biodiversité en concluant que la richesse et l'abondance des espèces sont plus importantes dans les aires protégées qu'à l'extérieur de celles-ci. Cependant, il maintient que la gestion de certaines d'entre elles n'est pas suffisante pour une conservation efficace des espèces protégées. De plus, il conclut que l'utilisation des terres n'est pas la seule cause responsable d'une diminution de la biodiversité hors aires protégées.
Les auteurs maintiennent donc que le réseau mondial de protection est insuffisant.
Mise à part un format particulier, l'étude semble complète.
Dernière modification il y a plus de 5 ans.