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L'impact de la consanguinité sur la santé et les maladies concernant les populations du Nord de l'Afrique.
Résumé de la review :
La région du Nord de l'Afrique se situe entre le désert du Sahara et la mer Méditerranée. Cette région comporte plusieurs pays (Egypte, Algérie, Maroc, Tunisie…), dont beaucoup ont un fort pourcentage de consanguinité surtout entre les premiers cousins du côté paternel. Plusieurs facteurs entrent en compte comme la religion, les traditions etc. Le plus grand pourcentage de consanguinité se trouve en Egypte entre 23 et 35% des unions sont d'origine consanguine.
Cela a un lien avec les maladies génétiques. Près de 532 maladies génétiques sont relevées dans le Nord de l'Afrique. Nous y retrouvons beaucoup de malformations congénitales, déformations et anomalies chromosomiques, problèmes neurologiques mais aussi endocriniens. Ces maladies sont fréquemment retrouvées dans ces régions. En effet, la consanguinité augmente le risque de générer des descendants avec une mutation dominante homozygote. Deux grands groupes de maladies génétiques peuvent être citées dans cette études. D'un côté, les maladies génétiques causées par l'apparition d'une mutation fréquente (myopathie) ou bien des maladies génétiques causées par plusieurs mutations dans le génome.
L'apparition de ces maladies a un impact sur la comorbidité des populations africaines, avec par exemple 77% de comorbidité pour les générations issues de parents consanguins en Egypte. En Tunisie, c'est près de 75 associations de maladies génétiques qui ont été trouvées. L'association de plusieurs maladies génétiques dans les cas de comorbidités est la plus fréquente dans les pays nord africains. Un fort pourcentage de maladies autosomales récessives nous démontre que la consanguinité joue un rôle dans l'association de ces maladies.
Enfin, la revue nous mentionne des exemples de maladies d'origines génétiques dans les pays nord africains et provoquées, en partie, par la consanguinité. Par exemple des études ont mis en évidence une corrélation avec les malformations et le taux de consanguinité en Tunisie et en Egypte. Il existe également une corrélation entre la diminution de la fertilité et la consanguinité en Egypte. Néanmoins, les couples consanguins ont généralement plus d'enfants que les couples non-consanguins mais un taux de mortalité post-natal plus élevé est observé. Un lien avec les troubles du développement sexuel est également observé dans les familles consanguines avec des troubles du développement des glandes androgènes ou bien une forte présence d'hyperplasie adrénale congénitale dans les pays arabes. Un lien a été fait entre le risque de développement de maladies neuronales et les générations de consanguins (schizophrénie, bipolarité, Alzheimer...). Une plus grande susceptibilité aux maladies infectieuses est observée (bactérienne, virale), provoquée par une immunodépression comme une déficience de l'adhésion leucocytaire ou bien une déficience en CMH. Néanmoins, la consanguinité peut être bénéfique pour lutter contre les maladies parasitaires, comme le paludisme par exemple. En effet, certaines mutations des globules rouges peuvent impacter négativement le développement des parasites chez l'Homme.
Concernant les cancers, de manière surprenante on a peu de mutation sur le gène suppresseur de tumeurs BCRA car les mutations homozygotes dans les familles consanguines sont létales pour la descendance ce qui diminuera indirectement le taux de mutations dans la descendance. Cela suggère un effet protecteur de la consanguinité notamment contre le cancer du sein. Néanmoins il est stipulé que le lien entre les cancers et la consanguinité est encore assez mal compris.
En conclusion, il n'y a pas que des avantages socio-économique avec la consanguinité mais l'être humain peut avoir certains bénéfices de santé, même s'ils sont minoritaires. Ces données doivent servir à tirer la sonnette d’alarme sur ces maladies et les risques liés à la santé dans ces pays pour sensibiliser la population.
Rigueur de la review :
Cette revue est très complète donc il est difficile d'en remettre la validité. Beaucoup de références sont incluses ce qui augmente la pertinence des exemples mentionnés. Aucun conflit d'intérêt n'est mentionné dans la revue et aucun doute concernant les auteurs n'a été trouvé. Vu que c'est une revue, aucune méthodologie n'a été utilisé. Enfin, le fait que cette revue date de 2019 nous renseigne que les données présentées sont solides et prend en compte des études très récentes pour cette analyse.
Ce que cette review apporte au débat :
Cette revue apporte un point de vue et un côté négatif concernant la consanguinité dans les pays Africains. En, effet cette pratique augmente les effets néfastes sur la santé avec une plus grande fréquence d'apparition des maladies. Néanmoins cette revue ne se base que sur les pays africains et non sur d'autres pays, comme des pays occidentaux par exemple.
Enfin, cette revue mentionne que la consanguinité peut prévenir des maladies parasitaires comme la malaria dans les pays africains à risques, ce qui pourra être discuté par la suite dans d'autres papiers scientifiques.
Remarques sur la review :
Cette revue est très complète car elle étudie plusieurs aspects notamment au niveau des maladies. En effet, elle regroupe plusieurs maladies qui pourraient être en lien avec la consanguinité. Le pourcentage de consanguinité entre les pays est connu pour la plupart des pays et les préférences de consanguinité aussi. Tous ces éléments font que cette revue récente est très complète, même un peu trop car elle est relativement longue et il faut du temps pour lire ce papier et l'analyser. Beaucoup d'exemples sont donnés et il est facile de se perdre.
L'impact de la consanguinité sur la santé et les maladies concernant les populations du Nord de l'Afrique.
Résumé de la review :
La région du Nord de l'Afrique se situe entre le désert du Sahara et la mer Méditerranée. Cette région comporte plusieurs pays (Egypte, Algérie, Maroc, Tunisie…), dont beaucoup ont un fort pourcentage de consanguinité surtout entre les premiers cousins du côté paternel. Plusieurs facteurs entrent en compte comme la religion, les traditions etc. Le plus grand pourcentage de consanguinité se trouve en Egypte entre 23 et 35% des unions sont d'origine consanguine.
Cela a un lien avec les maladies génétiques. Près de 532 maladies génétiques sont relevées dans le Nord de l'Afrique. Nous y retrouvons beaucoup de malformations congénitales, déformations et anomalies chromosomiques, problèmes neurologiques mais aussi endocriniens. Ces maladies sont fréquemment retrouvées dans ces régions. En effet, la consanguinité augmente le risque de générer des descendants avec une mutation dominante homozygote. Deux grands groupes de maladies génétiques peuvent être citées dans cette études. D'un côté, les maladies génétiques causées par l'apparition d'une mutation fréquente (myopathie) ou bien des maladies génétiques causées par plusieurs mutations dans le génome.
L'apparition de ces maladies a un impact sur la comorbidité des populations africaines, avec par exemple 77% de comorbidité pour les générations issues de parents consanguins en Egypte. En Tunisie, c'est près de 75 associations de maladies génétiques qui ont été trouvées. L'association de plusieurs maladies génétiques dans les cas de comorbidités est la plus fréquente dans les pays nord africains. Un fort pourcentage de maladies autosomales récessives nous démontre que la consanguinité joue un rôle dans l'association de ces maladies.
Enfin, la revue nous mentionne des exemples de maladies d'origines génétiques dans les pays nord africains et provoquées, en partie, par la consanguinité. Par exemple des études ont mis en évidence une corrélation avec les malformations et le taux de consanguinité en Tunisie et en Egypte. Il existe également une corrélation entre la diminution de la fertilité et la consanguinité en Egypte. Néanmoins, les couples consanguins ont généralement plus d'enfants que les couples non-consanguins mais un taux de mortalité post-natal plus élevé est observé. Un lien avec les troubles du développement sexuel est également observé dans les familles consanguines avec des troubles du développement des glandes androgènes ou bien une forte présence d'hyperplasie adrénale congénitale dans les pays arabes. Un lien a été fait entre le risque de développement de maladies neuronales et les générations de consanguins (schizophrénie, bipolarité, Alzheimer...). Une plus grande susceptibilité aux maladies infectieuses est observée (bactérienne, virale), provoquée par une immunodépression comme une déficience de l'adhésion leucocytaire ou bien une déficience en CMH. Néanmoins, la consanguinité peut être bénéfique pour lutter contre les maladies parasitaires, comme le paludisme par exemple. En effet, certaines mutations des globules rouges peuvent impacter négativement le développement des parasites chez l'Homme.
Concernant les cancers, de manière surprenante on a peu de mutation sur le gène suppresseur de tumeurs BCRA car les mutations homozygotes dans les familles consanguines sont létales pour la descendance ce qui diminuera indirectement le taux de mutations dans la descendance. Cela suggère un effet protecteur de la consanguinité notamment contre le cancer du sein. Néanmoins il est stipulé que le lien entre les cancers et la consanguinité est encore assez mal compris.
En conclusion, il n'y a pas que des avantages socio-économique avec la consanguinité mais l'être humain peut avoir certains bénéfices de santé, même s'ils sont minoritaires. Ces données doivent servir à tirer la sonnette d’alarme sur ces maladies et les risques liés à la santé dans ces pays pour sensibiliser la population.
Cette revue est très complète donc il est difficile d'en remettre la validité. Beaucoup de références sont incluses ce qui augmente la pertinence des exemples mentionnés. Aucun conflit d'intérêt n'est mentionné dans la revue et aucun doute concernant les auteurs n'a été trouvé. Vu que c'est une revue, aucune méthodologie n'a été utilisé. Enfin, le fait que cette revue date de 2019 nous renseigne que les données présentées sont solides et prend en compte des études très récentes pour cette analyse.
Cette revue apporte un point de vue et un côté négatif concernant la consanguinité dans les pays Africains. En, effet cette pratique augmente les effets néfastes sur la santé avec une plus grande fréquence d'apparition des maladies. Néanmoins cette revue ne se base que sur les pays africains et non sur d'autres pays, comme des pays occidentaux par exemple.
Enfin, cette revue mentionne que la consanguinité peut prévenir des maladies parasitaires comme la malaria dans les pays africains à risques, ce qui pourra être discuté par la suite dans d'autres papiers scientifiques.
Cette revue est très complète car elle étudie plusieurs aspects notamment au niveau des maladies. En effet, elle regroupe plusieurs maladies qui pourraient être en lien avec la consanguinité. Le pourcentage de consanguinité entre les pays est connu pour la plupart des pays et les préférences de consanguinité aussi. Tous ces éléments font que cette revue récente est très complète, même un peu trop car elle est relativement longue et il faut du temps pour lire ce papier et l'analyser. Beaucoup d'exemples sont donnés et il est facile de se perdre.
Dernière modification il y a plus de 5 ans.