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Corrélations entre les changements environnementaux et les extinctions régionales des petits et grands mammifères du Paléarctique pendant la fin du Quaternaire
Figure :
Tableau 1 de l'article analysé. Régressions linéaires entre le pourcentage d'espèces mammifères éteintes et la surface de la région considérée avec huit autres prédicteurs environnementaux, qui représentent des hypothèses quant à l'extinction des mammifères lors de la transition Pléistocène-Holocène. A) Effets d'un seul prédicteur. B) Effets partiels des variables environnementales après avoir enlevé l'effet de la surface de la région considérée (seuls les prédicteurs avec un effet significatif sont montrés). C) Modèles finaux de régression linéaire. Pour construire ces modèles, la surface de la région a été entrée en premier et les autres prédicteurs ont été entrés par ordre décroissant selon leur effet (test de F statistique). Dans le modèle final, la variation expliquée par le modèle est donc la somme de la variation expliquée par chacun des prédicteurs. Niveau de significativité : *** p=0.001, ** p=0.01, *p=0.05,ns. non significatif. SD: écart type
Introduction à l'article :
De nombreuses études cherchent à déterminer dans quelle mesure l'Homme a entrainé l'extinction massive des mammifères lors de la transition Pléistocène-Holocène à la fin du Quaternaire, par la chasse ou en entrainant une modification de l'habitat. En Eurasie, cette extinction est précédée par une période de 800 000 ans de cohabitation de l'Homme et des mammifères, au cours de laquelle l'Homme et les mammifères du Paléarctique auraient pu coévoluer. Ainsi, les auteurs ont cherché à estimer la contribution de changements majeurs de l'environnement des régions du Paléarctique (modification du régime des précipitations, de la végétation) à l'extinction des mammifères lors de la transition Pléistocène-Holocène il y a environ 12 000 ans.
Expériences de l'article :
Un jeu de données de 41 espèces de grands ( > 44 kg) et 190 petits mammifères présentes entre -20 et -12 mille ans dans 14 régions du Paléarctique mentionnant la présence de ces espèces lors des cinq derniers siècles a été utilisé. Les 14 régions sont classées en biomes "prairies", "toundra" ou "forêts", selon leur statut actuel, supposé avoir peu varié depuis la fin du Quaternaire.
Le pourcentage d'extinction des espèces mammifères au Quaternaire par région, le pourcentage d'espèces encore présentes dans un biome depuis le Quaternaire et le pourcentage d'espèces ayant changé de biome depuis le Quaternaire ont été calculés.
Des régressions linéaires multiples ont été effectuées pour expliquer chacune de ces variables réponses par les variables environnementales suivantes : la différence entre les valeurs de température moyenne et de précipitation annuelles lors de la fin du Quaternaire avec la période récente, le type de biome, la surface de la région.
Résultats de l'article :
Les variables explicatives du modèle linéaire retenu qui prédit le pourcentage d'espèces mammifères éteintes par région lors de la transition Pléistocène-Holocène sont : l'écart type de la température annuelle moyenne à la période récente, la surface de la région et la surface actuelle de prairie de la région
La surface de la région considérée et la surface actuelle de prairie ont un négatif sur le pourcentage d'espèces mammifères éteintes
Seuls ces prédicteurs ont un effet significatif sur le pourcentage d'espèces mammifères éteintes par région, expliquant 66.5 % de la variance totale du pourcentage d'espèces de grands mammifères éteints par région
Le pourcentage de régions étudiées dans laquelle une espèce de mammifère ongulée s'est éteinte lors de la transition Pléistocène-Holocène est négativement corrélé au seuil de tolérance de l'espèce du couvert de neige exprimé en centimètres (p=0.002), données rassemblées par les auteurs d'après la littérature sur les espèces considérées
Rigueur de l'article :
Chacune des variables réponses étudiées, notamment le pourcentage d'espèces mammifères éteintes par région lors de la transition Pléistocène-Holocène a été représentée en fonction d'un prédicteur que les auteurs souhaitaient inclure dans leur modèle de régression linéaire multiple. Cette figure est disponible dans le matériel supplémentaire. Les auteurs concluent qu'avec ces données, un modèle de régression linéaire multiple est approprié puisqu'il n'y a pas de variation quadratique entre la variable réponse et le prédicteur. Toutefois, aucune figure permettant de vérifier les hypothèses faites lors d'une régression linéaire multiple n'est proposée (représentation des résidus en fonction des valeurs prédites pour vérifier la normalité, l'homogénéité des variances et l'indépendance des résidus).
Ce que cet article apporte au débat :
Les résultats obtenus suggèrent que la fermeture du milieu lors de la transition Pléistocène-Holocène (disparition du biome "prairie") a contribué à l'extinction des espèces mammifères du Paléarctique. Bien que les prédicteurs de changement environnementaux utilisés par les auteurs n'aient pas un effet significatif sur le pourcentage d'extinctions d'espèces mammifères, on peut émettre l'hypothèse qu'une augmentation du couvert neigeux dans les régions étudiées lors de la transition Pléistocène-Holocène ait également participé à l'extinction locale des grands mammifères ongulés.
Ainsi, cet article souligne la contribution des changements environnementaux lors de la fin du Quaternaire à l'extinction massive des grands mammifères.
Corrélations entre les changements environnementaux et les extinctions régionales des petits et grands mammifères du Paléarctique pendant la fin du Quaternaire
Tableau 1 de l'article analysé. Régressions linéaires entre le pourcentage d'espèces mammifères éteintes et la surface de la région considérée avec huit autres prédicteurs environnementaux, qui représentent des hypothèses quant à l'extinction des mammifères lors de la transition Pléistocène-Holocène. A) Effets d'un seul prédicteur. B) Effets partiels des variables environnementales après avoir enlevé l'effet de la surface de la région considérée (seuls les prédicteurs avec un effet significatif sont montrés). C) Modèles finaux de régression linéaire. Pour construire ces modèles, la surface de la région a été entrée en premier et les autres prédicteurs ont été entrés par ordre décroissant selon leur effet (test de F statistique). Dans le modèle final, la variation expliquée par le modèle est donc la somme de la variation expliquée par chacun des prédicteurs. Niveau de significativité : *** p=0.001, ** p=0.01, *p=0.05,ns. non significatif. SD: écart type
De nombreuses études cherchent à déterminer dans quelle mesure l'Homme a entrainé l'extinction massive des mammifères lors de la transition Pléistocène-Holocène à la fin du Quaternaire, par la chasse ou en entrainant une modification de l'habitat. En Eurasie, cette extinction est précédée par une période de 800 000 ans de cohabitation de l'Homme et des mammifères, au cours de laquelle l'Homme et les mammifères du Paléarctique auraient pu coévoluer. Ainsi, les auteurs ont cherché à estimer la contribution de changements majeurs de l'environnement des régions du Paléarctique (modification du régime des précipitations, de la végétation) à l'extinction des mammifères lors de la transition Pléistocène-Holocène il y a environ 12 000 ans.
Les variables explicatives du modèle linéaire retenu qui prédit le pourcentage d'espèces mammifères éteintes par région lors de la transition Pléistocène-Holocène sont : l'écart type de la température annuelle moyenne à la période récente, la surface de la région et la surface actuelle de prairie de la région
Chacune des variables réponses étudiées, notamment le pourcentage d'espèces mammifères éteintes par région lors de la transition Pléistocène-Holocène a été représentée en fonction d'un prédicteur que les auteurs souhaitaient inclure dans leur modèle de régression linéaire multiple. Cette figure est disponible dans le matériel supplémentaire. Les auteurs concluent qu'avec ces données, un modèle de régression linéaire multiple est approprié puisqu'il n'y a pas de variation quadratique entre la variable réponse et le prédicteur. Toutefois, aucune figure permettant de vérifier les hypothèses faites lors d'une régression linéaire multiple n'est proposée (représentation des résidus en fonction des valeurs prédites pour vérifier la normalité, l'homogénéité des variances et l'indépendance des résidus).
Les résultats obtenus suggèrent que la fermeture du milieu lors de la transition Pléistocène-Holocène (disparition du biome "prairie") a contribué à l'extinction des espèces mammifères du Paléarctique. Bien que les prédicteurs de changement environnementaux utilisés par les auteurs n'aient pas un effet significatif sur le pourcentage d'extinctions d'espèces mammifères, on peut émettre l'hypothèse qu'une augmentation du couvert neigeux dans les régions étudiées lors de la transition Pléistocène-Holocène ait également participé à l'extinction locale des grands mammifères ongulés.
Ainsi, cet article souligne la contribution des changements environnementaux lors de la fin du Quaternaire à l'extinction massive des grands mammifères.
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