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Réduction de l'abondance des insectes et des araignées liée aux radiations à Tchernobyl 20 ans après l'accident.
Introduction à l'article :
L'objectif de cette étude est de déterminer l'abondance de taxons d'invertébrés en relation avec les radiations auxquels ils sont exposés. Les insectes échantillonnés étaient composés de 5 taxons qui ont des rôles écologiques différents : pollinisateurs (bourdons et papillons), herbivores (sauterelle/ grasshoper) et prédateurs (libellules et araignées). L'effet confondant de variables environnementales est également contrôlé statistiquement pour comprendre plus largement ce qui influe sur les variations d'abondance dans les taxons considérés.
Expériences de l'article :
Deux types de méthodes sont utilisés pour mesurer l'abondance :
1) On répertorie chaque individu des taxons d'intérêt et chaque toile d'araignée vu pendant 5 minutes à 731 sites situés à 75m d'intervalle entre mai et début juin des années 2006 à 2008. On enregistre pour chaque site de nombreuses variables environnementales, dont le niveau de radiation.
2) Quatre transects de 50m sont effectués sur 17 sites en juillet 2018, pour chacun on sélectionne des points de haute (0.60microGy/h) et de basse radioactivité (0.38microGy/h) afin de contrôler la variance intra site, en postulant que deux sites voisins qui ont des niveaux de radiations différents sont par définition plus similaires que deux sites éloignés.
On détermine le modèle le plus adéquat pour expliquer l'abondance des taxons considérés (variable réponse) par les radiations après l'addition de potentielles variables environnementales confondantes en se basant sur le critère d'information d'Akaike avec (AIC<2) pour exclure les variables.
Résultats de l'article :
Les abondances de chaque taxon diminuent significativement avec la radiation (effets intermédiaires à larges). De plus il a été trouvé que les autres facteurs également impliqués dans la variation d'abondance diffèrent en fonction de chaque taxa (année, température, vent et habitat pour les bourdons; heure du jour vent et habitat pour les papillons; date, heure de la journée, température, couverture nuageuse et habitats pour les sauterelles; et heure de la journée et habitat pour les libellules). La relation négative entre abondance et radiation à même été retrouvée pour des valeurs dans un intervalle de 0.01 à 1 microGy/h suggérant que les invertébrés sont affectés même par de faibles doses de radioactivité. Ces résultats peuvent avoir des conséquences sur les écosystèmes en entier: l'abondance des pollinisateurs affecte la fécondité des plantes et les araignées sont d'importants prédateurs et peuvent avoir des conséquences sur les autres taxons.
Rigueur de l'article :
Les sauterelles n'ont pas été mesurées en même temps que les autres espèces et pour moins de sites que les autres taxons (et les sites sont potentiellement différents), mais à chaque fois un grand nombre de site est quand même considéré. Les populations d'araignées n'ont été estimées que par l'observation de toiles d'araignées, ce qui biaise les taxons observables notamment.
Les auteurs eux-mêmes disent qu'il faut faire attention car les distributions des données sont biaisées par un grand nombre de données, bien qu'ils aient essayé de contrôler ce biais. De plus en ce qui concerne la construction des modèles, il semble que les auteurs n'aient pas utilisé les variables environnementales mesurées comme des covariables mais seulement comme des variables explicatives puis en choisissant le meilleur modèle via l'AIC, du moins cela n'est clair que pour la construction de modèle pour les données des transects. On a globalement très peu d'explications sur les modèles linéaires utilisés.
Ce que cet article apporte au débat :
Cet article est extrêmement cité par les autres, que ce soit parce qu'ils donnent des résultats similaires ou contradictoires. Ainsi il est intéressant de voir les méthodes utilisées pour pouvoir les comparer et potentiellement comprendre ces avis divergents. Il amène une vision positive sur les effets de la radioactivité même à des doses qui sont extrêmement faible (0.01 à 1 microGy/h).
Remarques sur l'article :
Il y a beaucoup de zones d'ombres sur les modèles utilisés et les méthodes de terrains biaisée, ce qui nous donne un exemple de dérive méthodologiques qui peuvent mener à des résultats en faveur d'un effet de l'exposition à de faibles doses de radiations.
Réduction de l'abondance des insectes et des araignées liée aux radiations à Tchernobyl 20 ans après l'accident.
Introduction à l'article :
L'objectif de cette étude est de déterminer l'abondance de taxons d'invertébrés en relation avec les radiations auxquels ils sont exposés. Les insectes échantillonnés étaient composés de 5 taxons qui ont des rôles écologiques différents : pollinisateurs (bourdons et papillons), herbivores (sauterelle/ grasshoper) et prédateurs (libellules et araignées). L'effet confondant de variables environnementales est également contrôlé statistiquement pour comprendre plus largement ce qui influe sur les variations d'abondance dans les taxons considérés.
Deux types de méthodes sont utilisés pour mesurer l'abondance :
1) On répertorie chaque individu des taxons d'intérêt et chaque toile d'araignée vu pendant 5 minutes à 731 sites situés à 75m d'intervalle entre mai et début juin des années 2006 à 2008. On enregistre pour chaque site de nombreuses variables environnementales, dont le niveau de radiation.
2) Quatre transects de 50m sont effectués sur 17 sites en juillet 2018, pour chacun on sélectionne des points de haute (0.60microGy/h) et de basse radioactivité (0.38microGy/h) afin de contrôler la variance intra site, en postulant que deux sites voisins qui ont des niveaux de radiations différents sont par définition plus similaires que deux sites éloignés.
On détermine le modèle le plus adéquat pour expliquer l'abondance des taxons considérés (variable réponse) par les radiations après l'addition de potentielles variables environnementales confondantes en se basant sur le critère d'information d'Akaike avec (AIC<2) pour exclure les variables.
Les abondances de chaque taxon diminuent significativement avec la radiation (effets intermédiaires à larges). De plus il a été trouvé que les autres facteurs également impliqués dans la variation d'abondance diffèrent en fonction de chaque taxa (année, température, vent et habitat pour les bourdons; heure du jour vent et habitat pour les papillons; date, heure de la journée, température, couverture nuageuse et habitats pour les sauterelles; et heure de la journée et habitat pour les libellules). La relation négative entre abondance et radiation à même été retrouvée pour des valeurs dans un intervalle de 0.01 à 1 microGy/h suggérant que les invertébrés sont affectés même par de faibles doses de radioactivité. Ces résultats peuvent avoir des conséquences sur les écosystèmes en entier: l'abondance des pollinisateurs affecte la fécondité des plantes et les araignées sont d'importants prédateurs et peuvent avoir des conséquences sur les autres taxons.
Les sauterelles n'ont pas été mesurées en même temps que les autres espèces et pour moins de sites que les autres taxons (et les sites sont potentiellement différents), mais à chaque fois un grand nombre de site est quand même considéré. Les populations d'araignées n'ont été estimées que par l'observation de toiles d'araignées, ce qui biaise les taxons observables notamment.
Les auteurs eux-mêmes disent qu'il faut faire attention car les distributions des données sont biaisées par un grand nombre de données, bien qu'ils aient essayé de contrôler ce biais. De plus en ce qui concerne la construction des modèles, il semble que les auteurs n'aient pas utilisé les variables environnementales mesurées comme des covariables mais seulement comme des variables explicatives puis en choisissant le meilleur modèle via l'AIC, du moins cela n'est clair que pour la construction de modèle pour les données des transects. On a globalement très peu d'explications sur les modèles linéaires utilisés.
Cet article est extrêmement cité par les autres, que ce soit parce qu'ils donnent des résultats similaires ou contradictoires. Ainsi il est intéressant de voir les méthodes utilisées pour pouvoir les comparer et potentiellement comprendre ces avis divergents. Il amène une vision positive sur les effets de la radioactivité même à des doses qui sont extrêmement faible (0.01 à 1 microGy/h).
Il y a beaucoup de zones d'ombres sur les modèles utilisés et les méthodes de terrains biaisée, ce qui nous donne un exemple de dérive méthodologiques qui peuvent mener à des résultats en faveur d'un effet de l'exposition à de faibles doses de radiations.
Dernière modification il y a plus de 5 ans.