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Titre de l'article :

Adapter les critères de la Red List de l'IUCN pour les invertébrés.


Introduction à l'article :

Nous prenons de plus en plus conscience que la grande majorité des extinctions passent inaperçues car elles se produisent au sein de petits organismes fortement négligés. D'ailleurs, pour de nombreuses raisons, les invertébrés sont rarement considérés en ce qui concerne la conservation. Classer les invertébrés en fonction de leur niveau de risque et établir des classements objectifs des risques est donc une exigence pour la conservation de la biodiversité, car les invertébrés représentent la grande majorité des espèces décrites (environ 80%). Alors que presque toutes les espèces de mammifères, aviaires et amphibiens ont été évaluées, seulement 0,5% des espèces d'arthropodes décrites et 4% de tous les mollusques décrits dans le monde ont été évalués. Ainsi, la Liste rouge actuelle omet les petites espèces avec des aires de distribution étroites et de faibles capacités de dispersion, qui constituent la grande majorité du biote de la planète, en particulier les espèces endémiques.

Expériences de l'article :

Le but de cet article, est en faite de réviser les critères de l'IUCN et en introduire de nouveaux et suggérer des approches alternatives pour appliquer les critères existants d'une manière plus réaliste compte tenu des attributs biologiques, écologiques et biogéographiques des invertébrés.

M&M : Les auteurs ont réalisés une compilation d'informations de 48 espèces évaluées, et classées comme des espèces endémiques des régions considérées. Le premier lot de données est composé d'arthropodes issus de l'archipel des Açores et endémique à ce lieu. Le deuxième ensemble de données était composé d'espèces d'araignées endémiques de la péninsule ibérique.
L'AOO (Area of Occupancy) a été définie différemment selon les taxons. Idem pour l'EOO (Extent of occurence).

Les détails des critères (de A à E et co-extinction) sont expliqués et les auteurs apportent les critiques prouvant que ces critères ne sont pas adaptés pour évaluer les invertébrés.

Résultats de l'article :

Pour les espèces de l'archipel des Açores, cela impliquait que la plupart des espèces endémiques présentant un quelconque déclin étaient immédiatement classées au moins comme EN. En fait, 1/3 des 48 espèces avaient un EOO inférieur au seuil pour une classification de CR et 1/4 présentait un AOO inférieur au seuil pour la même classification.
De nombreuses tendances sont déduites de preuves indirectes et les méthodes pour les déterminer dépendent de la perception des évaluateurs. Cela signifie que les critères sont souvent appliqués subjectivement.
Par conséquent, il est extrêmement important d'adapter les critères pour incorporer explicitement des mesures de AOO et EOO en plus de la taille de la population pour surmonter les problèmes de faisabilité et permettre l'application correcte des critères (A à D). Le critère E pourrait être modifié pour assurer la mise en œuvre facile pour les espèces à habitat restreint ou qui devraient être plus affectées par le changement climatique.

Ce que cet article apporte au débat :

Indique que l'IUCN n'est encore pas tout a fait au point pour certaines catégories et notamment ici pour les vertébrés alors qu'ils sont primordiaux à l'écosystème.

Remarques sur l'article :

Cet article, pourrait apporter des arguments dans la conclusion et l'introduction pour justifier les lacunes de cet red List.

Publiée il y a plus de 5 ans par C. Bert.
Dernière modification il y a plus de 5 ans.