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Vers la résolution d'une controverse scientifique : les effets des radiations ionisantes sur l'environnement
Résumé de la review :
Étant donné le grand nombre de réacteurs nucléaires en activité (450), et sachant que ceux-ci ne sont pas les seules sources de radioactivité, il est important de bien comprendre les effets des radiations sur les organismes.
Les auteurs soulignent le fait que certains organismes sont peu représentés dans les études sur l'effet d'une exposition chronique à de faible dose de radiations, comme les invertébrés qui sont étudiés dans moins de 7% des articles. Néanmoins les études sur des organismes plus connus apportent tout de même des connaissances intéressantes. Plusieurs études portant sur des organismes marins n'ont pas montré d'altération de la reproduction, que ce soit sur des crustacées comme Asellus aquaticus ou Daphnia pulex ou sur des poissons comme Rutilus rutilus. Le seul effet notable observé dans ces études étant un délai dans la maturation des gonades chez Perca fluviatilis.
Beaucoup d'études ont investigué les réponses mécanistiques des organismes, au niveau génétique et épigénétique notamment. parmi ces études, des effets sur la méthylation de l'ADN ont souvent été observés, notamment des hyperméthylations. Cet effet à par exemple été observé chez des grenouilles arboricoles à Fukushima. Néanmoins certaines études ont montré des effets inverses, notamment chez Arabidopsis thaliana. Bien que cette piste soit intéressante, puisqu'elle pourrait expliquer une instabilité du génome et donc permettre une adaptation aux conditions stressantes, elle ne suffit pas à elle seule pour expliquer tout les effets des expositions aux radiations.
On a pu penser que la zone d'exclusion de Tchernobyl (CEZ) contenait également des polluants non radioactifs, pouvant augmenter le stress et donc les effets sur les organismes, mais des études ont montré que ce n'était pas le cas.
On peut également noter que certaines espèces identiques ou proches sont présentes à Tchernobyl et Fukushima, ce qui permet des études comparatives et un degré de réplication plus élevé.
Les auteurs abordent également le sujet des mesures des radiations. La plupart des études se concentrent seulement sur la dose externe, sans prendre en compte la dose interne reçue ou bien la mobilité des organismes (sachant que les zones sont souvent contaminées de manière hétérogène). Cela peut poser problèmes dans les estimations des effets. Pour pallier ce problème, les projets TREE et COMET ont établie une approche différente, permettant de prendre en compte l'effet du site et de pouvoir extrapoler les effets sur des organismes où l'on manque de données. Les tests effectués avec cette approche semblent donner de meilleurs résultats, ce qui pourrait être une piste pour les futures études.
Rigueur de la review :
Cette review prend très peu d'articles en compte en ce qui concerne l'effet des radiations. Néanmoins elle aborde d'autres points de manière plus rigoureuse.
Ce que cette review apporte au débat :
Cette review met en avant la réponse épigénétique aux radiations. Elle apporte également des informations sur la mesure des radiations.
Remarques sur la review :
Cette review apporte une vision très globale. En plus de discuter des mesures de radiations, elle détaille également les questions qu'il reste encore à résoudre, et apporte des éléments nombreux pour de futures études sur le sujet, permettant de répondre à la controverse.
Vers la résolution d'une controverse scientifique : les effets des radiations ionisantes sur l'environnement
Résumé de la review :
Étant donné le grand nombre de réacteurs nucléaires en activité (450), et sachant que ceux-ci ne sont pas les seules sources de radioactivité, il est important de bien comprendre les effets des radiations sur les organismes.
Les auteurs soulignent le fait que certains organismes sont peu représentés dans les études sur l'effet d'une exposition chronique à de faible dose de radiations, comme les invertébrés qui sont étudiés dans moins de 7% des articles. Néanmoins les études sur des organismes plus connus apportent tout de même des connaissances intéressantes. Plusieurs études portant sur des organismes marins n'ont pas montré d'altération de la reproduction, que ce soit sur des crustacées comme Asellus aquaticus ou Daphnia pulex ou sur des poissons comme Rutilus rutilus. Le seul effet notable observé dans ces études étant un délai dans la maturation des gonades chez Perca fluviatilis.
Beaucoup d'études ont investigué les réponses mécanistiques des organismes, au niveau génétique et épigénétique notamment. parmi ces études, des effets sur la méthylation de l'ADN ont souvent été observés, notamment des hyperméthylations. Cet effet à par exemple été observé chez des grenouilles arboricoles à Fukushima. Néanmoins certaines études ont montré des effets inverses, notamment chez Arabidopsis thaliana. Bien que cette piste soit intéressante, puisqu'elle pourrait expliquer une instabilité du génome et donc permettre une adaptation aux conditions stressantes, elle ne suffit pas à elle seule pour expliquer tout les effets des expositions aux radiations.
On a pu penser que la zone d'exclusion de Tchernobyl (CEZ) contenait également des polluants non radioactifs, pouvant augmenter le stress et donc les effets sur les organismes, mais des études ont montré que ce n'était pas le cas.
On peut également noter que certaines espèces identiques ou proches sont présentes à Tchernobyl et Fukushima, ce qui permet des études comparatives et un degré de réplication plus élevé.
Les auteurs abordent également le sujet des mesures des radiations. La plupart des études se concentrent seulement sur la dose externe, sans prendre en compte la dose interne reçue ou bien la mobilité des organismes (sachant que les zones sont souvent contaminées de manière hétérogène). Cela peut poser problèmes dans les estimations des effets. Pour pallier ce problème, les projets TREE et COMET ont établie une approche différente, permettant de prendre en compte l'effet du site et de pouvoir extrapoler les effets sur des organismes où l'on manque de données. Les tests effectués avec cette approche semblent donner de meilleurs résultats, ce qui pourrait être une piste pour les futures études.
Cette review prend très peu d'articles en compte en ce qui concerne l'effet des radiations. Néanmoins elle aborde d'autres points de manière plus rigoureuse.
Cette review met en avant la réponse épigénétique aux radiations. Elle apporte également des informations sur la mesure des radiations.
Cette review apporte une vision très globale. En plus de discuter des mesures de radiations, elle détaille également les questions qu'il reste encore à résoudre, et apporte des éléments nombreux pour de futures études sur le sujet, permettant de répondre à la controverse.
Dernière modification il y a plus de 5 ans.