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L'homéostasie développementale perturbée évoluée chez LB1 de Flores dénote un syndrome de Down (trisomie 21) et non pas un trait diagnostique de l'espèce invalide Homo floresiensis
Introduction à l'article :
En réponse à la découverte d'une nouvelle espèce du genre Homo : H. floresiensis en 2004 (Brown et al[1] ) et à l'ensemble des études publiées à ce sujet. M. Henneberg et al montrent ici que l'ensemble de traits observés ayant permis de situer le squelette humain (LB1) retrouvé sur l'île de Flores, Indonésie, dans une nouvelle espèce du genre Homo, pourrait être attribué à un développement anormal ("Down Syndrom", abrévié en "DS" ou encore la trisomie 21, touchant environ 1 nouveau né sur 700) de l’individu dont les restes ont été retrouvé.
Expériences de l'article :
Cette étude est avant tout basée sur la comparaison de traits morphologiques entre le spécimen LB1, les Homo sapiens actuels et les Homo sapiens actuels souffrant de trisomie 21.
Résultats de l'article :
Asymétrie cranio-faciale : La face est l'une des régions les plus symétrique du crâne, on retrouve cependant une asymétrie marquée lors d'un syndrome de Down. Or, cette asymétrie est également retrouvée chez le spécimen LB1.
Microcéphalie : Une étude chez les personnes souffrant de trisomie 21 met en évidence que dans plus d'un tiers des cas, les valeurs pour la circonférence occipito-frontale sont inférieures de 3 à 6 écarts-type à celle de la population. Cette même différence est retrouvée chez LB1.
Longueurs des membres et taille: LB1 présente un fémur de taille réduite relativement aux pieds. Cette réduction de taille (fémur) pouvant être expliquée par le DS. Or les inférences faites sur la taille du spécimen se base sur la longueur du fémur. Lorsque l'on considère les pieds, ou encore si l'on corrige l'estimation de la taille pour le DS, les auteurs retrouvent des tailles plus importantes, entrant dans les gammes de valeurs observables chez des Hommes actuels.
Rigueur de l'article :
Nombres d'autres caractères sont mis en avant pour justifier l'existence d'une pathologie chez LB1. En revanche, ces dernières ne sont pas détaillées dans le présent article, mais juste résumés sous la forme d'un tableau.
Ce que cet article apporte au débat :
Cet article permet de mettre en exergue que les traits mesurés chez un unique spécimen peuvent être trompeurs. Surtout quand ce dernier n'est pas entièrement conservé - ce qui est le plus souvent le cas en paléoanthropologie. Ainsi, postuler que le spécimen découvert appartiendrait ou non a une nouvelle espèce à partir d'un unique représentant peut entrainer des erreurs, de plus, rien ne permet d'affirmer qu'un individu découvert soit réellement représentatif de sa population d'origine. Il peut être un cas particulier, comme il semble que cela soit le cas ici.
De plus, les résultats précédents attribues à LB1 des caractères "primitifs" or ces derniers pourraient être simplement des atavismes, une chose relativement commune en tératologie.
Finalement, le spécimen retrouvé pourrait très bien être un Homo sapiens si l'on corrige les données morphologiques pour le DS.
Publiée il y a plus de 10 ans
par
M.Dubart.
Dernière modification il y a plus de 6 ans.
L'homéostasie développementale perturbée évoluée chez LB1 de Flores dénote un syndrome de Down (trisomie 21) et non pas un trait diagnostique de l'espèce invalide Homo floresiensis
Introduction à l'article :
En réponse à la découverte d'une nouvelle espèce du genre Homo : H. floresiensis en 2004 (Brown et al [1] ) et à l'ensemble des études publiées à ce sujet. M. Henneberg et al montrent ici que l'ensemble de traits observés ayant permis de situer le squelette humain (LB1) retrouvé sur l'île de Flores, Indonésie, dans une nouvelle espèce du genre Homo, pourrait être attribué à un développement anormal ("Down Syndrom", abrévié en "DS" ou encore la trisomie 21, touchant environ 1 nouveau né sur 700) de l’individu dont les restes ont été retrouvé.
Cette étude est avant tout basée sur la comparaison de traits morphologiques entre le spécimen LB1, les Homo sapiens actuels et les Homo sapiens actuels souffrant de trisomie 21.
Asymétrie cranio-faciale : La face est l'une des régions les plus symétrique du crâne, on retrouve cependant une asymétrie marquée lors d'un syndrome de Down. Or, cette asymétrie est également retrouvée chez le spécimen LB1.
Microcéphalie : Une étude chez les personnes souffrant de trisomie 21 met en évidence que dans plus d'un tiers des cas, les valeurs pour la circonférence occipito-frontale sont inférieures de 3 à 6 écarts-type à celle de la population. Cette même différence est retrouvée chez LB1.
Longueurs des membres et taille: LB1 présente un fémur de taille réduite relativement aux pieds. Cette réduction de taille (fémur) pouvant être expliquée par le DS. Or les inférences faites sur la taille du spécimen se base sur la longueur du fémur. Lorsque l'on considère les pieds, ou encore si l'on corrige l'estimation de la taille pour le DS, les auteurs retrouvent des tailles plus importantes, entrant dans les gammes de valeurs observables chez des Hommes actuels.
Nombres d'autres caractères sont mis en avant pour justifier l'existence d'une pathologie chez LB1. En revanche, ces dernières ne sont pas détaillées dans le présent article, mais juste résumés sous la forme d'un tableau.
Cet article permet de mettre en exergue que les traits mesurés chez un unique spécimen peuvent être trompeurs. Surtout quand ce dernier n'est pas entièrement conservé - ce qui est le plus souvent le cas en paléoanthropologie. Ainsi, postuler que le spécimen découvert appartiendrait ou non a une nouvelle espèce à partir d'un unique représentant peut entrainer des erreurs, de plus, rien ne permet d'affirmer qu'un individu découvert soit réellement représentatif de sa population d'origine. Il peut être un cas particulier, comme il semble que cela soit le cas ici.
De plus, les résultats précédents attribues à LB1 des caractères "primitifs" or ces derniers pourraient être simplement des atavismes, une chose relativement commune en tératologie.
Finalement, le spécimen retrouvé pourrait très bien être un Homo sapiens si l'on corrige les données morphologiques pour le DS.
Dernière modification il y a plus de 6 ans.