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Test expérimental des conséquences génétiques concernant l'augmentation de la population chez un amphibien.
Introduction à l'article :
La méthode de conservation, afin de préserver les espèces en danger d'extinction, consiste à croiser et à réintroduire des individus hybrides afin d'augmenter les tailles de populations. Cependant, malgré ces efforts de conservation, la population de ces espèces menacées continue de décroître. En effet, hybrider des individus génétiquement distincts peut entrainer des conséquences négatives sur la survie des populations : c'est le phénomène de dépression hybride.
Pour les problématiques de conservation des espèces, ce phénomène de dépression hybride peut avoir pour conséquence une diminution plus rapide de la population lorsque des hybrides sont réintroduits. Les auteurs se sont ici intéressés aux conséquences de ces hybridations sur des populations d'amphibiens, l'un des groupes phylogénétiques le plus structuré en termes de génétique. Les auteurs ont étudié les conséquences de la dépression hybride chez le crapaud brun P. bibronii , une espèce menacée et en déclin démographique.
Expériences de l'article :
Trois populations naturelles de crapauds ont été capturées, en Australie, afin d'étudier le phénomène de dépression hybride. Pour cela, es auteurs ont utilisé le protocole de "cross-classified breeding design " afin de contrôler les liens de parentés. Les gamètes ont ainsi été collectés et fécondés de façon expérimentale.
Les auteurs ont ensuite étudié le taux de fertilisation et la survie des larves après l'éclosion :
Le succès de la fécondation a été déterminée lors de différents stades de l'embryogénèse : le stade Gosner 13, 17 et 27.
La viabilité des individus hybrides/contrôles a été obtenue en calculant la proportion des individus ayant survécu à la métamorphose.
Des analyses statistiques (modèle "Linéear mix effect") ont ensuite été réalisées.
Résultats de l'article :
Le pourcentage de fertilisation, l'éclosion des œufs de crapauds fertilisés et la survie est significativement plus faible pour les populations artificielles de crapauds hybridés que pour les populations naturelles. Ces résultats suggèrent que les hybridations entre populations pourraient être incompatibles et sujettes au phénomène de dépression hybride. Cependant, des études plus approfondies sur les facteurs génétiques à l'origine de ces incompatibilités sont nécessaires. Cette étude récente préconise d'effectuer des tests génétiques et de croisements avant de mettre en pratique ces techniques de conservation d'espèce.
Ce que cet article apporte au débat :
La sélection croisée semble être un mécanisme peu connu et peu étudié. Il existe peu de méthodes efficaces et normalisées afin d'étudier le phénomène de dépression hybride.
Test expérimental des conséquences génétiques concernant l'augmentation de la population chez un amphibien.
Introduction à l'article :
La méthode de conservation, afin de préserver les espèces en danger d'extinction, consiste à croiser et à réintroduire des individus hybrides afin d'augmenter les tailles de populations. Cependant, malgré ces efforts de conservation, la population de ces espèces menacées continue de décroître. En effet, hybrider des individus génétiquement distincts peut entrainer des conséquences négatives sur la survie des populations : c'est le phénomène de dépression hybride.
Pour les problématiques de conservation des espèces, ce phénomène de dépression hybride peut avoir pour conséquence une diminution plus rapide de la population lorsque des hybrides sont réintroduits. Les auteurs se sont ici intéressés aux conséquences de ces hybridations sur des populations d'amphibiens, l'un des groupes phylogénétiques le plus structuré en termes de génétique. Les auteurs ont étudié les conséquences de la dépression hybride chez le crapaud brun P. bibronii , une espèce menacée et en déclin démographique.
Trois populations naturelles de crapauds ont été capturées, en Australie, afin d'étudier le phénomène de dépression hybride. Pour cela, es auteurs ont utilisé le protocole de "cross-classified breeding design " afin de contrôler les liens de parentés. Les gamètes ont ainsi été collectés et fécondés de façon expérimentale.
Les auteurs ont ensuite étudié le taux de fertilisation et la survie des larves après l'éclosion :
Le pourcentage de fertilisation, l'éclosion des œufs de crapauds fertilisés et la survie est significativement plus faible pour les populations artificielles de crapauds hybridés que pour les populations naturelles. Ces résultats suggèrent que les hybridations entre populations pourraient être incompatibles et sujettes au phénomène de dépression hybride. Cependant, des études plus approfondies sur les facteurs génétiques à l'origine de ces incompatibilités sont nécessaires. Cette étude récente préconise d'effectuer des tests génétiques et de croisements avant de mettre en pratique ces techniques de conservation d'espèce.
La sélection croisée semble être un mécanisme peu connu et peu étudié. Il existe peu de méthodes efficaces et normalisées afin d'étudier le phénomène de dépression hybride.
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