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Les effets de l'urbanisation sur la biodiversité révélés par une analyse à deux échelles de l'unicité fonctionnelle des espèces par rapport à leur redondance
Introduction à l'article :
Il est prévu que 68% de la population humaine habitera une zone urbaine d’ici 2050. Cette augmentation des espace urbains imposent donc de nombreux changements. Cela implique de nouvelles compositions de communautés. Cependant certaines villes peuvent jouer un rôle important dans la conservation de la biodiversité. Pour connaitre les impacts, il faut étudier la diversité des traits fonctionnels. Les anciennes études s’opposaient, les uns disaient que les changements d’assemblage de communauté dépendaient des interactions biotiques et les autres d’un produit de la recherche abiotique. Par exemple, les espèces végétales favorisées dans les zones urbaines sont souvent les espèces photophiles tolérantes à la sécheresse et à la chaleur… Certaines des études ont observé des divergences de caractéristiques dans les zones urbaines par rapport aux zones environnantes. Il faut mesurer la contribution relative des espèces dans les communautés végétales locales et le pool d’espèce régional.
Expériences de l'article :
Des communautés de plantes sont étudiées durant deux périodes (2009 à 2011 et 2012 à 2017) en Ile de France. C’est la région la plus habitée en France. La région a été catégorisé en différentes parties : forêt, zones semi naturelle, zones agricoles, zones vertes et zones urbaines, agglomérations urbaines et zone occupée par l’eau. Des parcelles ont été structurées. Dans chaque parcelle, la présence de toutes les plantes vasculaires a été enregistré au plus une fois par an (minimum 3 espèces). Il est considéré que l'ensemble des espèces de chaque parcelle de 10 m² représente un assemblage de la communauté. Des analyses statistiques sont effectuées pour calculer la diversité fonctionnelle des espèces. Un GLMM est utilisé pour estimer les effets de l’urbanisation sur l’assemblage des communautés.
Résultats de l'article :
Les résultats du GLMM ont montré un effet positif de l’urbanisation. Plus la richesse des espèces était élevée, plus les espèces diffèrent dans leurs traits à l'intérieur des parcelles et donc plus ils étaient fonctionnellement originaux à l'échelle locale.
Enfin, la richesse en espèces des parcelles a légèrement augmenté le long le gradient d'urbanisation et n'a pas changé de manière significative à travers les années
Ce que cet article apporte au débat :
L'étude de la réponse des espèces à l'urbanisation nécessite des données pour les communautés locales dans plusieurs endroits. Les données doivent encore s’accumuler dans l’espace et le temps.
Publiée il y a plus de 5 ans
par
R. Hoarau.
Dernière modification il y a plus de 5 ans.
Les effets de l'urbanisation sur la biodiversité révélés par une analyse à deux échelles de l'unicité fonctionnelle des espèces par rapport à leur redondance
Introduction à l'article :
Il est prévu que 68% de la population humaine habitera une zone urbaine d’ici 2050. Cette augmentation des espace urbains imposent donc de nombreux changements. Cela implique de nouvelles compositions de communautés. Cependant certaines villes peuvent jouer un rôle important dans la conservation de la biodiversité. Pour connaitre les impacts, il faut étudier la diversité des traits fonctionnels. Les anciennes études s’opposaient, les uns disaient que les changements d’assemblage de communauté dépendaient des interactions biotiques et les autres d’un produit de la recherche abiotique. Par exemple, les espèces végétales favorisées dans les zones urbaines sont souvent les espèces photophiles tolérantes à la sécheresse et à la chaleur… Certaines des études ont observé des divergences de caractéristiques dans les zones urbaines par rapport aux zones environnantes. Il faut mesurer la contribution relative des espèces dans les communautés végétales locales et le pool d’espèce régional.
Des communautés de plantes sont étudiées durant deux périodes (2009 à 2011 et 2012 à 2017) en Ile de France. C’est la région la plus habitée en France. La région a été catégorisé en différentes parties : forêt, zones semi naturelle, zones agricoles, zones vertes et zones urbaines, agglomérations urbaines et zone occupée par l’eau. Des parcelles ont été structurées. Dans chaque parcelle, la présence de toutes les plantes vasculaires a été enregistré au plus une fois par an (minimum 3 espèces). Il est considéré que l'ensemble des espèces de chaque parcelle de 10 m² représente un assemblage de la communauté. Des analyses statistiques sont effectuées pour calculer la diversité fonctionnelle des espèces. Un GLMM est utilisé pour estimer les effets de l’urbanisation sur l’assemblage des communautés.
Les résultats du GLMM ont montré un effet positif de l’urbanisation. Plus la richesse des espèces était élevée, plus les espèces diffèrent dans leurs traits à l'intérieur des parcelles et donc plus ils étaient fonctionnellement originaux à l'échelle locale.
Enfin, la richesse en espèces des parcelles a légèrement augmenté le long le gradient d'urbanisation et n'a pas changé de manière significative à travers les années
L'étude de la réponse des espèces à l'urbanisation nécessite des données pour les communautés locales dans plusieurs endroits. Les données doivent encore s’accumuler dans l’espace et le temps.
Dernière modification il y a plus de 5 ans.