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La métaphore des virus vivants est active et se porte bien, mais ce n'est rien de plus qu'une méthaphore
Résumé de la review :
Qu'est ce qu'un virus ?
Les virus ont une réplication passive et passent par l’activité métabolique des cellules infectées, ce sont des parasites génétiques. Un virus qui infecte une cellule n’est pas plus vivant que les autres constituants de la cellule. Pour l’auteur il est difficile de déterminer à quel moment définir la vie, ou quand passer de l’inexistence de la vie à la vie cellulaire. Les virus sont souvent considérés comme des entités biologiques car ils donnent l’impression de s’adapter aux hôtes qu’ils parasitent or pour l’auteur les virus ne sont pas assez autonomes pour évoluer d’eux même. C’est en fait la cellule et ses composants qui se charge de la production des virions. L’amalgame entre virion et virus doit également cesser d’exister si un virion constitue les propriétés physico chimiques de l’organisme, le virus quant à lui possède des propriété relationnelles qui vont s’accroitre au fur et à mesure des infections. Cependant, il est impossible de réduire la particule virale uniquement au virion qui fait donc abstraction des sites de fixation récepteur et décrit la particule uniquement d’un point de vue chimique. Il s’oppose au point de vue de Forterre qui met en avant l’incapacité des virologistes à décrire la différence entre les virions et les virus. De plus le terme « cycle de vie » des virus devrait être remplacé par « cycle de réplication » car cela donne une dimension faussement vivante de l’entité.
Qu'est-ce que la vie ?
L’auteur donne sa définition de la vie, il ne s’agit pas d’une entité matérielle, ni d’une force ni d’une propriété mais d’un objet conceptuel qui s’insère dans tous les systèmes vivants. Pour cela, il définit 4 propriétés inhérentes au vivant : les protéines, une membrane, croissance et reproduction, activité métabolique.
Cependant, une entité vivante ne signifie pas selon lui qu’il s’agit automatiquement d’un organisme vivant. Les organismes vivants doivent avoir un nombre de propriétés qui permettrait de les définir en tant que tel. En plus de cela, ils doivent avoir un cycle de vie et une autonomie fonctionnelle.
Cette description des virus comme étant des organismes vivant par certains chercheurs se trouve dans la phase éclair où les virus prennent le contrôle de la cellule afin de réaliser leur réplication. Pour l’auteur l’utilisation des métaphores pour ce processus est spécifiquement ce qui a conduit à une mauvaise interprétation des virus.
Les virus sont-ils vivant ?
La description des mimivirus qui sont des organismes viraux de grande taille (plus gros que certains procaryotes) a poussé certains chercheurs à caractériser les virus comme étant des oraganismes vivants. Pour Regenmortel, le concept de "cellule virale" n’a été inventé que pour permettre aux virus d’être inclus parmi les organismes vivant et donc cela comprend la cellule infectée. Car c’est durant cette phase réplicative (selon Forterre) que les virus prennent vie spécifiquement.
De part cette métaphore le fait d’inclure les virus dans l’arbre du vivant est dénué de sens. Cela pose aussi des interrogations sur l’origine de la vie. En effet pour lui il est impossible de savoir qui de la cellule ou du virus a été présent en premier. L'es transferts horizontaux peuvent se faire dans les deux sens et cette interrogation restera donc en suspens.
Pour l'auteur, les caractéristiques antropomorphiques comme la création, l’emprunt ou encore la survit lors des combats, attribués aux virus peut être des caractéristiques aussi attribuées à n’importe quel système d’un organisme. Les virus sont juste soumis à des forces sélectives. C'est donc la sélection naturelle qui fait que certaines caractéristiques sont conservée car avantageuses dans un environnement particulier et à l’inverse d’autre perdues car inutile voir nuisible à l’organisme. Qualifier les virus ou autres entitées passives de vivant serait falsifier ce qu’est réellement l’évolution et de lui attribuer une dimension intentionnelle ce qui n'est pas le cas.
Rigueur de la review :
L’auteur déconstruit le parti opposé d’une manière éclairée mais énonce clairement les arguments de chacun en y apportant les forces et faiblesses dans une grande partie de son énoncé. Il met en avant des hypothèses qui pourrait être intéressant pour des expérimentations futures . Il permet de redéfinir des termes qui semblent acquis et les réutilise dans sa review afin de démontrer son point de vue.
Ce que cette review apporte au débat :
Ce qui est intéressant dans cet article c’est que l’auteur relève une problématique importante concernant la description des entités virales. Selon lui, l’utilisation des métaphores anthropomorphiques a conduit à les décrire comme des organismes vivants et à leur attribuer insconsciemment une intention alors que ce n’est pas le cas. Cela prouve donc que la description est aussi importante et peut mener à des biais d’interprétations.
Publiée il y a plus de 5 ans
par
B. Omar mbae et P. Claisse.
Dernière modification il y a plus de 5 ans.
La métaphore des virus vivants est active et se porte bien, mais ce n'est rien de plus qu'une méthaphore
Résumé de la review :
Qu'est ce qu'un virus ?
Les virus ont une réplication passive et passent par l’activité métabolique des cellules infectées, ce sont des parasites génétiques. Un virus qui infecte une cellule n’est pas plus vivant que les autres constituants de la cellule. Pour l’auteur il est difficile de déterminer à quel moment définir la vie, ou quand passer de l’inexistence de la vie à la vie cellulaire. Les virus sont souvent considérés comme des entités biologiques car ils donnent l’impression de s’adapter aux hôtes qu’ils parasitent or pour l’auteur les virus ne sont pas assez autonomes pour évoluer d’eux même. C’est en fait la cellule et ses composants qui se charge de la production des virions. L’amalgame entre virion et virus doit également cesser d’exister si un virion constitue les propriétés physico chimiques de l’organisme, le virus quant à lui possède des propriété relationnelles qui vont s’accroitre au fur et à mesure des infections. Cependant, il est impossible de réduire la particule virale uniquement au virion qui fait donc abstraction des sites de fixation récepteur et décrit la particule uniquement d’un point de vue chimique. Il s’oppose au point de vue de Forterre qui met en avant l’incapacité des virologistes à décrire la différence entre les virions et les virus. De plus le terme « cycle de vie » des virus devrait être remplacé par « cycle de réplication » car cela donne une dimension faussement vivante de l’entité.
Qu'est-ce que la vie ?
L’auteur donne sa définition de la vie, il ne s’agit pas d’une entité matérielle, ni d’une force ni d’une propriété mais d’un objet conceptuel qui s’insère dans tous les systèmes vivants. Pour cela, il définit 4 propriétés inhérentes au vivant : les protéines, une membrane, croissance et reproduction, activité métabolique.
Cependant, une entité vivante ne signifie pas selon lui qu’il s’agit automatiquement d’un organisme vivant. Les organismes vivants doivent avoir un nombre de propriétés qui permettrait de les définir en tant que tel. En plus de cela, ils doivent avoir un cycle de vie et une autonomie fonctionnelle.
Cette description des virus comme étant des organismes vivant par certains chercheurs se trouve dans la phase éclair où les virus prennent le contrôle de la cellule afin de réaliser leur réplication. Pour l’auteur l’utilisation des métaphores pour ce processus est spécifiquement ce qui a conduit à une mauvaise interprétation des virus.
Les virus sont-ils vivant ?
La description des mimivirus qui sont des organismes viraux de grande taille (plus gros que certains procaryotes) a poussé certains chercheurs à caractériser les virus comme étant des oraganismes vivants. Pour Regenmortel, le concept de "cellule virale" n’a été inventé que pour permettre aux virus d’être inclus parmi les organismes vivant et donc cela comprend la cellule infectée. Car c’est durant cette phase réplicative (selon Forterre) que les virus prennent vie spécifiquement.
De part cette métaphore le fait d’inclure les virus dans l’arbre du vivant est dénué de sens. Cela pose aussi des interrogations sur l’origine de la vie. En effet pour lui il est impossible de savoir qui de la cellule ou du virus a été présent en premier. L'es transferts horizontaux peuvent se faire dans les deux sens et cette interrogation restera donc en suspens.
Pour l'auteur, les caractéristiques antropomorphiques comme la création, l’emprunt ou encore la survit lors des combats, attribués aux virus peut être des caractéristiques aussi attribuées à n’importe quel système d’un organisme. Les virus sont juste soumis à des forces sélectives. C'est donc la sélection naturelle qui fait que certaines caractéristiques sont conservée car avantageuses dans un environnement particulier et à l’inverse d’autre perdues car inutile voir nuisible à l’organisme. Qualifier les virus ou autres entitées passives de vivant serait falsifier ce qu’est réellement l’évolution et de lui attribuer une dimension intentionnelle ce qui n'est pas le cas.
L’auteur déconstruit le parti opposé d’une manière éclairée mais énonce clairement les arguments de chacun en y apportant les forces et faiblesses dans une grande partie de son énoncé. Il met en avant des hypothèses qui pourrait être intéressant pour des expérimentations futures . Il permet de redéfinir des termes qui semblent acquis et les réutilise dans sa review afin de démontrer son point de vue.
Ce qui est intéressant dans cet article c’est que l’auteur relève une problématique importante concernant la description des entités virales. Selon lui, l’utilisation des métaphores anthropomorphiques a conduit à les décrire comme des organismes vivants et à leur attribuer insconsciemment une intention alors que ce n’est pas le cas. Cela prouve donc que la description est aussi importante et peut mener à des biais d’interprétations.
Dernière modification il y a plus de 5 ans.