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Agroforesterie maraîchère : un choix stratégique pour garantir une durabilité
en transition agroécologique ? Expériences issues du projet SMART.
Introduction à l'article :
L'agroforesterie pourrait être un modèle d'agriculture qui pourrait permettre une transition vers le modèle d'agroécologie. Comme pour beaucoup de pays, la pratique de l’agroforesterie est encore marginale bien souvent pour des raisons culturelles. Le plus souvent, dans le monde professionnel, cette pratique se traduit par l'association d'arbres fruitiers à des cultures maraichères. Pour améliorer cette situation, la France a intégré cette pratique dans les politiques publiques de transition écologique. Le but étant d'apporter des solutions sur l'efficacité des différentes combinaisons de cultures ainsi que l'impact sur le temps de travail et les résultats économiques.
Expériences de l'article :
Un questionnaire a été mis en ligne pour recueillir des informations auprès d'exploitants en agroforesterie dans tout le territoire français. Ce travail visait à décrire les parcelles, décrire leur structure, caractériser leur motivation pour cette pratique, évaluer l'impact de l'agroforesterie sur leur travail, identifier les points de vigilance et les recommandations issues de l'expérience des agriculteurs. Le questionnaire contient des questions sur l'effet des arbres sur la croissance des cultures, la qualité des légumes, la productivité, l'impact sur les ravageurs les intrants ou l'irrigation.
Un suivi de terrain a permis de compléter les questionnaires avec un accent particulier sur la faune en lien avec les cultures. Les protocoles de l'Observatoire Agricole de la Biodiversité ont été utilisés et adaptés aux pratiques d'agroforesterie. Les abeilles sauvages, faunes épigées du sol et lombrics ont été suivis par les agriculteurs, souvent appuyés par les partenaires du projet.
Résultats de l'article :
Sur l'ensemble du questionnaire, les maraîchers n'ont pas de certitude sur l'impact de l'agroforesterie. Les agriculteurs n'ont aucune certitude sur l'impact de l'ombrage, la qualité des légumes, la baisse, des besoins hydriques.
L'abondance de la faune est sensiblement plus élevée dans les parcelles en agroforesterie.
Les mesures de rendement en fonction de la distance aux arbres montrent un effet dépréciateur de la proximité de l'arbre.
Rigueur de l'article :
Les fermes sont relativement récentes, elles ont commencé leur activité en agroforesterie depuis six ans en moyenne. Il est alors possible que les arbres ne soient pas encore totalement développés, créant un ombrage plus faible.
Les écarts de rendement sont faits indépendamment des régions, des espèces et des pratiques.
Ce que cet article apporte au débat :
L'agroforesterie en France reste un sujet fécond malgré le manque de données de terrain. Il est nécessaire de continuer ces suivis pour garantir un support efficace pour les nouvelles installations.
Publiée il y a plus de 5 ans
par
S. Corso et M. Blache.
Dernière modification il y a plus de 5 ans.
Agroforesterie maraîchère : un choix stratégique pour garantir une durabilité
en transition agroécologique ? Expériences issues du projet SMART.
Introduction à l'article :
L'agroforesterie pourrait être un modèle d'agriculture qui pourrait permettre une transition vers le modèle d'agroécologie. Comme pour beaucoup de pays, la pratique de l’agroforesterie est encore marginale bien souvent pour des raisons culturelles. Le plus souvent, dans le monde professionnel, cette pratique se traduit par l'association d'arbres fruitiers à des cultures maraichères. Pour améliorer cette situation, la France a intégré cette pratique dans les politiques publiques de transition écologique. Le but étant d'apporter des solutions sur l'efficacité des différentes combinaisons de cultures ainsi que l'impact sur le temps de travail et les résultats économiques.
Sur l'ensemble du questionnaire, les maraîchers n'ont pas de certitude sur l'impact de l'agroforesterie. Les agriculteurs n'ont aucune certitude sur l'impact de l'ombrage, la qualité des légumes, la baisse, des besoins hydriques.
L'abondance de la faune est sensiblement plus élevée dans les parcelles en agroforesterie.
Les mesures de rendement en fonction de la distance aux arbres montrent un effet dépréciateur de la proximité de l'arbre.
Les fermes sont relativement récentes, elles ont commencé leur activité en agroforesterie depuis six ans en moyenne. Il est alors possible que les arbres ne soient pas encore totalement développés, créant un ombrage plus faible.
Les écarts de rendement sont faits indépendamment des régions, des espèces et des pratiques.
L'agroforesterie en France reste un sujet fécond malgré le manque de données de terrain. Il est nécessaire de continuer ces suivis pour garantir un support efficace pour les nouvelles installations.
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