ControverSciences est archivé. Il reste consultable mais il n'est plus possible de contribuer.
Le code source pour faire tourner le serveur reste disponible sur GitHub.
Titre de l'article :

Les effets de l'urbanisation sur la richesse des espèces : Une revue des plantes et des animaux


Introduction à l'article :

L’urbanisation se répand rapidement sur le globe. La biodiversité urbaine a un rôle important à jouer dans l'éducation d'une population de plus en plus urbaine sur la conservation de la nature et des espèces. D’une part l’urbanisation provoque une perte de diversité d’espèce, une simplification des espaces végétaux. Mais d’autre part, la diversité peut être promue par le fait du remplacement plus rapide des espèces natives par des espèces non indigène. De plus, il y a une hétérogénéité spatiale qui produit un fort niveau de diversité, une plus forte richesse spécifique et du fort taux de dispersion des espèces (surtout pour les espèces introduites). Le but de cette étude est de savoir s’il existe des preuves de l’effet de perturbation par lequel la richesse des espèce augment à un niveau intermédiaire de l’urbanisation.

Expériences de l'article :

Il s’agit d’une étude basée sur 2000 autres acticles. Ces derniers ont été sélectionnés s’il contenait des mots clés tels que « richesse spécifique », « urbanisation »… Chacun des articles a été classé selon son degré d’urbanisation (faible, modéré et élevé). Le niveau élevé d'urbanisation a été attribués aux habitats qui représentaient le noyau urbain. Un niveau d'urbanisation modéré a été attribué pour les habitats dans les zones suburbaines, c'est-à-dire en dehors du centre urbain, mais à l'exclusion des zones non développées. Le faible niveau d'urbanisation représentait les zones rurales ou sous-développées. Une valeur ordinale a été attribuée à la plus faible richesse en espèces le long du gradient spatial de "1" et la plus grande richesse en espèces le long du gradient s'est vu attribuer une valeur de "3".

Résultats de l'article :

105 études ont rapporté des données sur la richesse des espèces : 17 études pour les plantes, 31 pour les mammifères, reptiles et amphibiens, et 57 pour les invertébrés. Les changements de la richesse des espèces le long du gradient indiquent que certaines différences existent entre les groupes. Pour le niveau de l'urbanisation faible à modérée, 64,7 % des études sur les plantes montrent une augmentation de la richesse spécifique allant de faible à modérée alors que les vertébrés ne le montrent que pour 11,8 et les invertébrés pour 29,8 % des études. Dans la transition d'une urbanisation modérée à une forte urbanisation, très peu d'études montrent une augmentation
dans la richesse des espèces. La richesse des espèces passe d'une urbanisation modérée à une urbanisation élevée parmi les groupes ce qui indique des différences très significatives entre les trois groupes.

Rigueur de l'article :

La création du gradient d’étude urbanisation semble est clairement une simplification de quelque chose de beaucoup plus complexe. De plus, l’urbanisation et ses impactes vont dépendre de la zone géographique, de l’histoire économique, ce qui n’est pas pris en compte ici. Il faudrait également prendre en compte la densité de population humaine qui serait corrélé négativement avec la richesse spécifique. Aussi, les études se concentrent sur de petites zones d’études et donc cela va entrainer des résultats qui montrent que globalement il y a une baisse de biodiversité, ce qui n’est pas forcément le cas.

Ce que cet article apporte au débat :

En étudiant plusieurs articles, cette étude a permit de mettre en avant l’effet positif de l’urbanisation, tant que celle-ci n’est pas excessive. En effet, il y a une augmentation de la richesse spécifique dans les zones où l’urbanisation est modérée ou faible. Il est important de noter également que cette augmentation est surtout valable pour les espèces de plantes et les invertébrés. Il a été a suggéré que de telles augmentations de la richesse en espèces à des niveaux modérés d'urbanisation sont liées à l'hypothèse de perturbation intermédiaire qui est de promouvoir la coexistence de nombreux types d'espèces, y compris les espèces indigènes en début de succession ainsi que les espèces introduites.

Publiée il y a plus de 5 ans par R. Hoarau.
Dernière modification il y a plus de 5 ans.