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La survie de roche colonisé par des micro organismes après 1,5 an dans l’espace.
Introduction à l'article :
L'hypothèse de la lithopanspermie suggère que les roches éjectées pourraient transférer des organismes vivants, à travers l'espace d'une planète à une autre. Ce scénario implique que les organismes incrustés dans la roche doivent survivre aux trois phases: premièrement l'éjection dans l'espace à l'intérieur de la roche dus à l'impact d'un projectile cosmique sur une planète. Deuxièmement, le voyage à travers l'espace pendant une longue période (des centaines, des milliers ou des millions d'années pour avoir une chance d'atterrir sur une planète); et enfin, la capture et l'atterrissage sur une autre planète. Désigner la panspermie comme phénomène à l'origine de la vie sur Terre est difficilement prouvable, pour apporter des arguments à cette théorie ou pour l'écarter, les chercheurs étudient la possibilité et la viabilité du transfert interplanétaire de microbes en étudiant leur survie dans l'espace sur des temps de plus en plus long au moyen de la station spatiale internationale (ISS).
Expériences de l'article :
L'Installation EXPOSE-E attachée à l'ISS et conçue pour exposer une variété de systèmes biologiques à l'espace à été utilisé pour étudier le sort des organismes et des communautés lithiques lors de voyages dans l’espace . Tous les organismes testés viennent dans la roche de régions hostiles: cryptoendolithique antarctique (habitation à l'intérieur roches) dans leur grès naturel, microcolonial champignons cryptoendolithiques noirs isolé du grès antarctique, et lichens épilithiques de haute montagne. Ils ont été sélectionnés en raison de leur haute résistance à l'espace conditions démontrées après des expositions de court terme (10 à 16 jours). Au cours de la mission spatiale, ils ont été exposés soit à un environnement plein espace (lumière, haute pression, fluctuations de température, rayonnement ionisant cosmique, rayonnement électromagnétique extraterrestre solaire) soit à l'abri de la lumière. Après 1,5 an dans l'espace, les échantillons ont été récupérés et leur viabilité étudiée.
Résultats de l'article :
Différents tests de viabilité ont été appliqués: l'activité photosynthétique de l'algue lichénisée (photobionte) de X. elegans et R. Geographicum, la capacité de formation de colonies de C. antarcticus et C. minteri, la fraction d'ADN amplifiée à partir de cellules intactes de C. antarcticus et C. minteri et de communautés cryptoendolithiques à l'intérieur de fragments de grès ainsi que la viabilité de X. elegans et du champignon du lichen (mycobionte, cultivé sans l'algue symbionte et séché) ont été estimé. Les espèces suivantes se sont démarquées comme les plus survivants persistants après 1,5 an dans l'espace: le champignon C. antarcticus, X. elegans et son mycobionte. Cependant, aucun survivant de C. antarcticus exposés au spectre extraterrestre solaire non atténué (espace 100% insolé) et moins de 10% de survivants pour ceux exposés dans l'espace sombre. Même si la membrane cellulaire semblait être intactes, les cellules avaient perdu leur capacité à croître et à se diviser.
Ce que cet article apporte au débat :
Cette étude démontre que dans certaines habitations rocheuses, certaines espèces sont capables de résister partiellement à l'environnement hostile de l'espace extra-atmosphérique, ou à certains paramètres de celui-ci et ce au moins 1,5 an. Cela peut faire laisser penser que le transport de micro-organismes est possible d'une planète a l'autre et notamment entre Mars et la Terre. Mais les données sont insuffisantes pour tirer conséquences sur la probabilité de lithopanspermie. En effet, les données ne permettent pas d'extrapoler et d'affirmer que la survie des micro-organismes est possible sur des centaines, des milliers, voire des millions d'années dans l'espace comme cela serait nécessaire pour réellement donné du poids à cette hypothèse.
Publiée il y a plus de 5 ans
par
P. Juban.
Dernière modification il y a plus de 5 ans.
La survie de roche colonisé par des micro organismes après 1,5 an dans l’espace.
Introduction à l'article :
L'hypothèse de la lithopanspermie suggère que les roches éjectées pourraient transférer des organismes vivants, à travers l'espace d'une planète à une autre. Ce scénario implique que les organismes incrustés dans la roche doivent survivre aux trois phases: premièrement l'éjection dans l'espace à l'intérieur de la roche dus à l'impact d'un projectile cosmique sur une planète. Deuxièmement, le voyage à travers l'espace pendant une longue période (des centaines, des milliers ou des millions d'années pour avoir une chance d'atterrir sur une planète); et enfin, la capture et l'atterrissage sur une autre planète. Désigner la panspermie comme phénomène à l'origine de la vie sur Terre est difficilement prouvable, pour apporter des arguments à cette théorie ou pour l'écarter, les chercheurs étudient la possibilité et la viabilité du transfert interplanétaire de microbes en étudiant leur survie dans l'espace sur des temps de plus en plus long au moyen de la station spatiale internationale (ISS).
L'Installation EXPOSE-E attachée à l'ISS et conçue pour exposer une variété de systèmes biologiques à l'espace à été utilisé pour étudier le sort des organismes et des communautés lithiques lors de voyages dans l’espace . Tous les organismes testés viennent dans la roche de régions hostiles: cryptoendolithique antarctique (habitation à l'intérieur roches) dans leur grès naturel, microcolonial champignons cryptoendolithiques noirs isolé du grès antarctique, et lichens épilithiques de haute montagne. Ils ont été sélectionnés en raison de leur haute résistance à l'espace conditions démontrées après des expositions de court terme (10 à 16 jours). Au cours de la mission spatiale, ils ont été exposés soit à un environnement plein espace (lumière, haute pression, fluctuations de température, rayonnement ionisant cosmique, rayonnement électromagnétique extraterrestre solaire) soit à l'abri de la lumière. Après 1,5 an dans l'espace, les échantillons ont été récupérés et leur viabilité étudiée.
Différents tests de viabilité ont été appliqués: l'activité photosynthétique de l'algue lichénisée (photobionte) de X. elegans et R. Geographicum, la capacité de formation de colonies de C. antarcticus et C. minteri, la fraction d'ADN amplifiée à partir de cellules intactes de C. antarcticus et C. minteri et de communautés cryptoendolithiques à l'intérieur de fragments de grès ainsi que la viabilité de X. elegans et du champignon du lichen (mycobionte, cultivé sans l'algue symbionte et séché) ont été estimé. Les espèces suivantes se sont démarquées comme les plus survivants persistants après 1,5 an dans l'espace: le champignon C. antarcticus, X. elegans et son mycobionte. Cependant, aucun survivant de C. antarcticus exposés au spectre extraterrestre solaire non atténué (espace 100% insolé) et moins de 10% de survivants pour ceux exposés dans l'espace sombre. Même si la membrane cellulaire semblait être intactes, les cellules avaient perdu leur capacité à croître et à se diviser.
Cette étude démontre que dans certaines habitations rocheuses, certaines espèces sont capables de résister partiellement à l'environnement hostile de l'espace extra-atmosphérique, ou à certains paramètres de celui-ci et ce au moins 1,5 an. Cela peut faire laisser penser que le transport de micro-organismes est possible d'une planète a l'autre et notamment entre Mars et la Terre. Mais les données sont insuffisantes pour tirer conséquences sur la probabilité de lithopanspermie. En effet, les données ne permettent pas d'extrapoler et d'affirmer que la survie des micro-organismes est possible sur des centaines, des milliers, voire des millions d'années dans l'espace comme cela serait nécessaire pour réellement donné du poids à cette hypothèse.
Dernière modification il y a plus de 5 ans.