ControverSciences est archivé. Il reste consultable mais il n'est plus possible de contribuer.
Le code source pour faire tourner le serveur reste disponible sur GitHub.
L'orientation magnétique de l'amphipode antarctique Gondogeneia antarctica est inhibée par des champs de radiofréquences de très faibles intensités.
Figure :
The magnetic orientation of the Antarctic amphipodGondogeneiaantarcticais cancelled by very weak radiofrequency fields Mesures des orientations de fuite des amphipodes __ : A gauche le groupe contrôle, A droite le groupe test (la zone grise correspond aux EMF d'intensité 2nT).
Chaque points correspond à 1 individu; le cercle rouge correspond au seuil de significativité du test de Rayleigh (si la flèche rouge sort du cercle alors il y a significativité); les pointillés indiquent l’intervalle de confiance à 95% des orientations; la flèche noire indique l'orientation du Nord magnétique et la ligne noire courbe indique l'étendue des orientations préférentielles.
Introduction à l'article :
Les amphipodes sont des crustacés de petite taille, ces arthropodes ont une importance écologique de premier ordre car ils constituent une grande proportion du krill (zooplancton) à la base de la chaîne alimentaire des écosystèmes marins. Des travaux précédents ont montré que ces crustacés utilisent le champ magnétique terrestre pour s'orienter. Or, les effets délétères des champs électromagnétiques à radiofréquence ont déjà fait l'objet d'études sur l'orientation des oiseaux migrateurs. Cet article à pour objectif de tester l'effet de ces champs sur la boussole interne d' un amphipode antarctique Gondogeneia antarctica.
Expériences de l'article :
Des amphipodes (Gondogeneia antarctica) adultes ont été capturés dans les eaux côtières de l'Île de Ross (Antarctique). Après acclimatation (5 jours), l'orientation de chaque crustacé a été évalué individuellement. Les crustacés ont été relâchés un par un au centre d'un aquarium circulaire, l'angle formé par leur trajet jusqu'au bord et l'axe formé par les pôles magnétiques Nord et Sud a été enregistré.
Trois groupes d'amphipodes ont été testés à des intensités d'exposition différentes :
Groupe contrôle (exposé à 0 T)
Groupe test 1 (exposé à 2 nT, 1 MHz)
Groupe test 2 (exposé à 20 nT, 1 MHz)
Chacun de ces groupes a été testé pour différentes orientations du champ magnétique de fond : Champ magnétique terrestre (naturel), champ magnétique incliné de 60°, 180° et 270° par rapport au champ magnétique terrestre.
Seul les crustacés atteignant le bord de l'aquarium en moins de 1min on été pris en compte dans les résultats.
Résultats de l'article :
Groupe Contrôle :
Les tests réalisés sur le groupe contrôle montrent que l'orientation référentielle des crustacés est significative par rapport au champ magnétique naturel et par rapport à un champ magnétique incliné à 180°. Les résultats pour les champs magnétiques inclinés à 60° et 270° ne montrent pas d'orientation préférentielle statistiquement significative même si les résultats sont proches du seuil de significativité. La somme des résultats met aussi en évidence une orientation privilégiée significative des crustacés.
Groupe test :
Les résultats obtenus pour les 2 groupes test ne montrent pas d'orientation préférentielle significative pour tous les champs magnétiques de fond. Les crustacés sont donc désorientés pour les deux intensités de champ magnétiques à radiofréquences testés.
Rigueur de l'article :
Les auteurs ne précisent pas les effectifs de crustacés testés dans chaque groupe ce qui est problématique.
Les tests statistiques utilisés pour vérifier la significativité des orientations préférentielles des crustacés (test non-paramétrique de Mardia–Watson– Wheeler) sont ceux usuellement utilisés pour tester la répartition des données circulaires. De plus ce test étant non paramétrique, il ne nécessite pas la vérification des hypothèses de distribution normale des résultats ou d'homogénéité des variances. Les test non-paramétriques ont plus de difficulté à rejeter l'hypothèse nulle que les test paramétriques, c'est pour cela que les auteurs peuvent souligner le fait que les résultats des tests du groupe contrôle pour les orientation de 60° et 270° sont proches du seuil de significativité.
Ce que cet article apporte au débat :
Cet article met en avant le risque pour les crustacés Gondogeneia antarctica d'une exposition aux champs magnétiques à radiofréquences de très faible intensité. Les champs magnétiques utilisés lors des tests ne correspondent pas à ceux émis par les câbles sous marins et l'étude n'a pas été réalisée dans ce but.
Cependant, la mise en évidence par un protocole expérimental de la boussole interne d'amphipodes côtiers (à la base des chaînes trophiques marines) pose question sur l'effet potentiel de champs électromagnétiques artificiels issus de câbles sous-marins sur ces animaux. Cet article met également en avant le fait que certaines fréquences ont des effets délétères sur l'orientation des boussoles internes. Des expérimentations sur l'effet des câbles sur les amphipodes côtiers pourraient être intéressantes.
L'orientation magnétique de l'amphipode antarctique Gondogeneia antarctica est inhibée par des champs de radiofréquences de très faibles intensités.
The magnetic orientation of the Antarctic amphipodGondogeneiaantarcticais cancelled by very weak radiofrequency fields
Mesures des orientations de fuite des amphipodes __ :
A gauche le groupe contrôle, A droite le groupe test (la zone grise correspond aux EMF d'intensité 2nT).
Chaque points correspond à 1 individu; le cercle rouge correspond au seuil de significativité du test de Rayleigh (si la flèche rouge sort du cercle alors il y a significativité); les pointillés indiquent l’intervalle de confiance à 95% des orientations; la flèche noire indique l'orientation du Nord magnétique et la ligne noire courbe indique l'étendue des orientations préférentielles.
Les amphipodes sont des crustacés de petite taille, ces arthropodes ont une importance écologique de premier ordre car ils constituent une grande proportion du krill (zooplancton) à la base de la chaîne alimentaire des écosystèmes marins. Des travaux précédents ont montré que ces crustacés utilisent le champ magnétique terrestre pour s'orienter. Or, les effets délétères des champs électromagnétiques à radiofréquence ont déjà fait l'objet d'études sur l'orientation des oiseaux migrateurs. Cet article à pour objectif de tester l'effet de ces champs sur la boussole interne d' un amphipode antarctique Gondogeneia antarctica.
Des amphipodes (Gondogeneia antarctica) adultes ont été capturés dans les eaux côtières de l'Île de Ross (Antarctique). Après acclimatation (5 jours), l'orientation de chaque crustacé a été évalué individuellement. Les crustacés ont été relâchés un par un au centre d'un aquarium circulaire, l'angle formé par leur trajet jusqu'au bord et l'axe formé par les pôles magnétiques Nord et Sud a été enregistré.
Trois groupes d'amphipodes ont été testés à des intensités d'exposition différentes :
Chacun de ces groupes a été testé pour différentes orientations du champ magnétique de fond : Champ magnétique terrestre (naturel), champ magnétique incliné de 60°, 180° et 270° par rapport au champ magnétique terrestre.
Seul les crustacés atteignant le bord de l'aquarium en moins de 1min on été pris en compte dans les résultats.
Groupe Contrôle :
Les tests réalisés sur le groupe contrôle montrent que l'orientation référentielle des crustacés est significative par rapport au champ magnétique naturel et par rapport à un champ magnétique incliné à 180°. Les résultats pour les champs magnétiques inclinés à 60° et 270° ne montrent pas d'orientation préférentielle statistiquement significative même si les résultats sont proches du seuil de significativité. La somme des résultats met aussi en évidence une orientation privilégiée significative des crustacés.
Groupe test :
Les résultats obtenus pour les 2 groupes test ne montrent pas d'orientation préférentielle significative pour tous les champs magnétiques de fond. Les crustacés sont donc désorientés pour les deux intensités de champ magnétiques à radiofréquences testés.
Les auteurs ne précisent pas les effectifs de crustacés testés dans chaque groupe ce qui est problématique.
Les tests statistiques utilisés pour vérifier la significativité des orientations préférentielles des crustacés (test non-paramétrique de Mardia–Watson– Wheeler) sont ceux usuellement utilisés pour tester la répartition des données circulaires. De plus ce test étant non paramétrique, il ne nécessite pas la vérification des hypothèses de distribution normale des résultats ou d'homogénéité des variances. Les test non-paramétriques ont plus de difficulté à rejeter l'hypothèse nulle que les test paramétriques, c'est pour cela que les auteurs peuvent souligner le fait que les résultats des tests du groupe contrôle pour les orientation de 60° et 270° sont proches du seuil de significativité.
Cet article met en avant le risque pour les crustacés Gondogeneia antarctica d'une exposition aux champs magnétiques à radiofréquences de très faible intensité. Les champs magnétiques utilisés lors des tests ne correspondent pas à ceux émis par les câbles sous marins et l'étude n'a pas été réalisée dans ce but.
Cependant, la mise en évidence par un protocole expérimental de la boussole interne d'amphipodes côtiers (à la base des chaînes trophiques marines) pose question sur l'effet potentiel de champs électromagnétiques artificiels issus de câbles sous-marins sur ces animaux. Cet article met également en avant le fait que certaines fréquences ont des effets délétères sur l'orientation des boussoles internes. Des expérimentations sur l'effet des câbles sur les amphipodes côtiers pourraient être intéressantes.
Dernière modification il y a plus de 5 ans.