ControverSciences est archivé. Il reste consultable mais il n'est plus possible de contribuer.
Le code source pour faire tourner le serveur reste disponible sur GitHub.
La richesse phylogénétique, fonctionnelle et taxonomique a des effets à la fois positifs et négatifs sur la multifonctionnalité des écosystèmes
Introduction à l'article :
Cet article s’intègre dans les questionnements de la dernière décennie concernant le débat « Biodiversité - Fonction des écosystèmes », c’est-à-dire, l’importance des niveaux trophiques, des différentes échelles et des fonctions multiples. C’est dans ce cadre qu’une équipe de chercheurs composée de français, principalement du CNRS ou de l’Inra, et d’espagnols, a étudié les effets de la diversité taxonomique, phylogénétique et fonctionnelle sur les multiples fonctions écosystémiques (multifonctionnalité), principalement liées aux cycles du carbone, de l’azote et du phosphore. Mieux comprendre la multifonctionnalité des écosystèmes est un enjeu mondial dans le contexte actuel des changements globaux et de la crise de la biodiversité.
Expériences de l'article :
Afin de mieux comprendre cet aspect clé des écosystèmes les chercheurs ont étudié les données de 123 sites localisés dans 13 pays (répartis sur tous les continents, à l’exception de l'Antarctique). Ces sites étaient localisés dans des zones arides, allant des steppes à la savane, mais présentant des écosystèmes, des plantes, des sols et des climats différents. Pour mieux comprendre la multifonctionnalité, les chercheurs ont d’abord caractérisé la multifonctionnalité des écosystèmes en prenant l’approche par les seuils : 11 variables fonctionnant comme des proxy fonctionnels ont été sélectionnées et le pourcentage de fonctions atteint par chaque acteur pour des niveaux différents peut être évalué. Pour mesurer les effets de la biodiversité, des métriques taxonomique, fonctionnelles et phylogénétique (8), ainsi que des variables climatiques (3) ont été utilisées, ainsi que l’effet respectif des espèces dominantes ou subordonnés séparés.
Résultats de l'article :
Les résultats de cette étude montrent que la richesse spécifique n’explique qu’environ 5% de l'effet de la biodiversité sur la multifonctionnalité, tandis que l’inclusion de multiples attributs de la biodiversité, comme la richesse fonctionnelle, phylogénétique et taxonomique ont multiplié cet effet par trois. La diversité phylogénétique est positivement liée à la multifonctionnalité, confirmant l'importance de cet attribut. Cependant, la richesse fonctionnelle est négativement liée à la multifonctionnalité. Cet effet de contraste montre l’importance de la redondance fonctionnelle pour maintenir des niveaux de multifonctionnalité élevés. Enfin, leurs résultats soulignent l’importance des attributs phylogénétiques et fonctionnels chez les espèces rares ou moins abondantes, alors que ces attributs chez les espèces dominantes sont faiblement corrélés à la multifonctionnalité.
Rigueur de l'article :
Cette étude semble rigoureuse et est citée positivement par de nombreux autres chercheurs. Alors que la plupart des études se concentrent sur la diversité taxonomique, cette étude étend la biodiversité à d’autres éléments, tels que la diversité fonctionnelle et phylogénétique.
Ce que cet article apporte au débat :
Cette étude permet de mieux appréhender quels attributs de la biodiversité contribuent le plus à la multifonctionnalité. Cette approche est aujourd’hui également considérée dans les études sur la stabilité ou la variabilité temporelle, car la multifonctionnalité des écosystèmes permet d’intégrer que les relations vont varier selon le nombre de fonctions que l’on considère. Ainsi, elle invite à mieux percevoir la multidimensionnalité de la biodiversité, en tant que la diversité taxonomique, phylogénétique et fonctionnelle, ou l'influence des espèces rares ou moins abondantes par rapport aux espèces dominantes, pour une meilleure compréhension des relations entre la biodiversité et la multifonctionnalité.
La richesse phylogénétique, fonctionnelle et taxonomique a des effets à la fois positifs et négatifs sur la multifonctionnalité des écosystèmes
Introduction à l'article :
Cet article s’intègre dans les questionnements de la dernière décennie concernant le débat « Biodiversité - Fonction des écosystèmes », c’est-à-dire, l’importance des niveaux trophiques, des différentes échelles et des fonctions multiples. C’est dans ce cadre qu’une équipe de chercheurs composée de français, principalement du CNRS ou de l’Inra, et d’espagnols, a étudié les effets de la diversité taxonomique, phylogénétique et fonctionnelle sur les multiples fonctions écosystémiques (multifonctionnalité), principalement liées aux cycles du carbone, de l’azote et du phosphore. Mieux comprendre la multifonctionnalité des écosystèmes est un enjeu mondial dans le contexte actuel des changements globaux et de la crise de la biodiversité.
Afin de mieux comprendre cet aspect clé des écosystèmes les chercheurs ont étudié les données de 123 sites localisés dans 13 pays (répartis sur tous les continents, à l’exception de l'Antarctique). Ces sites étaient localisés dans des zones arides, allant des steppes à la savane, mais présentant des écosystèmes, des plantes, des sols et des climats différents. Pour mieux comprendre la multifonctionnalité, les chercheurs ont d’abord caractérisé la multifonctionnalité des écosystèmes en prenant l’approche par les seuils : 11 variables fonctionnant comme des proxy fonctionnels ont été sélectionnées et le pourcentage de fonctions atteint par chaque acteur pour des niveaux différents peut être évalué. Pour mesurer les effets de la biodiversité, des métriques taxonomique, fonctionnelles et phylogénétique (8), ainsi que des variables climatiques (3) ont été utilisées, ainsi que l’effet respectif des espèces dominantes ou subordonnés séparés.
Les résultats de cette étude montrent que la richesse spécifique n’explique qu’environ 5% de l'effet de la biodiversité sur la multifonctionnalité, tandis que l’inclusion de multiples attributs de la biodiversité, comme la richesse fonctionnelle, phylogénétique et taxonomique ont multiplié cet effet par trois. La diversité phylogénétique est positivement liée à la multifonctionnalité, confirmant l'importance de cet attribut. Cependant, la richesse fonctionnelle est négativement liée à la multifonctionnalité. Cet effet de contraste montre l’importance de la redondance fonctionnelle pour maintenir des niveaux de multifonctionnalité élevés. Enfin, leurs résultats soulignent l’importance des attributs phylogénétiques et fonctionnels chez les espèces rares ou moins abondantes, alors que ces attributs chez les espèces dominantes sont faiblement corrélés à la multifonctionnalité.
Cette étude semble rigoureuse et est citée positivement par de nombreux autres chercheurs. Alors que la plupart des études se concentrent sur la diversité taxonomique, cette étude étend la biodiversité à d’autres éléments, tels que la diversité fonctionnelle et phylogénétique.
Cette étude permet de mieux appréhender quels attributs de la biodiversité contribuent le plus à la multifonctionnalité. Cette approche est aujourd’hui également considérée dans les études sur la stabilité ou la variabilité temporelle, car la multifonctionnalité des écosystèmes permet d’intégrer que les relations vont varier selon le nombre de fonctions que l’on considère. Ainsi, elle invite à mieux percevoir la multidimensionnalité de la biodiversité, en tant que la diversité taxonomique, phylogénétique et fonctionnelle, ou l'influence des espèces rares ou moins abondantes par rapport aux espèces dominantes, pour une meilleure compréhension des relations entre la biodiversité et la multifonctionnalité.
Dernière modification il y a environ 5 ans.