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Certains chercheurs préfèrent employer les termes de « tempérament » ou « syndrome comportemental » plutôt que « personnalité. Un argument soutenant l’emploi de ces termes serait de prévenir l’anthropomorphisme. Toutefois, en dépit des faibles variations reflétées par ces terminologies le nombre croissant de publications dans le domaine corrobore le phénomène sous-jacent selon lequel le concept de personnalité serait viable chez les animaux non-humains.
Expériences de l'article :
Article sans données donc pas d’expériences en tant que telles.
Résultats de l'article :
La viabilité de la "personnalité animale" s’appuie sur la vérification de trois arguments, à savoir : reconnaissance par des observateurs indépendants, possibilité de prédiction d’un comportement et de ce qu’il implique et enfin reflet entre l’évaluation par un observateur et l’attribut évalué. La vérification de ces critères additionnés à la stabilité temporelle des traits de personnalité s’accordent pour soutenir l’existence de personnalité chez les animaux. Ainsi, 187 études basées sur 64 espèces différentes soutiennent la présence de personnalité au sein de différentes taxons : mammifères, poissons, oiseaux, reptiles, amphibiens, arthropodes et mollusques. Il est important de noter que le concept de personnalité n’est pas nécessairement employé explicitement impliquant la non-exhaustivité de ce décompte.
Rigueur de l'article :
L’auteur a développé des méthodes pour mesurer la personnalité et identifié des dimensions basiques de la personnalité chez les animaux. Il s'appuie beaucoup sur ces propres arguments (9 citations dont il est premier auteur et 6 dont il est co-auteurs sont reprises tout au long de l'article).
Ce que cet article apporte au débat :
Existence de la personnalité et taxons étudiés. Pertinence de l'étudier : meilleur contrôle expérimental dans la mesure où les animaux non humains sont moins soumis à des restrictions pratiques et des raisonnements éthiques que les humains et sont plus à même d’être des modèles que ce soit pour la génétique, l’étude de facteurs environnementaux, du rôle du système endocrine ou encore en pharmacologie, possibilités en termes de faisabilité de mesures physiologiques, d’opportunité d’observations naturalistes ou d’étude tout au long du cycle de vie, développement de la personnalité et interaction entre la biologie et les facteurs environnementaux sur ce développement.
Ce domaine implique également des possibilités de parallèles avec d’autres champs disciplinaires comme l’écologie et l’évolution, la phylogénie et des implications pratiques notamment en matière de prédiction de performances de chien « de travail » ou d’autres domestications.
Publiée il y a plus de 5 ans
par
L. Bégué.
Dernière modification il y a plus de 5 ans.
Personnalité chez les animaux non humains
Introduction à l'article :
Certains chercheurs préfèrent employer les termes de « tempérament » ou « syndrome comportemental » plutôt que « personnalité. Un argument soutenant l’emploi de ces termes serait de prévenir l’anthropomorphisme. Toutefois, en dépit des faibles variations reflétées par ces terminologies le nombre croissant de publications dans le domaine corrobore le phénomène sous-jacent selon lequel le concept de personnalité serait viable chez les animaux non-humains.
Article sans données donc pas d’expériences en tant que telles.
La viabilité de la "personnalité animale" s’appuie sur la vérification de trois arguments, à savoir : reconnaissance par des observateurs indépendants, possibilité de prédiction d’un comportement et de ce qu’il implique et enfin reflet entre l’évaluation par un observateur et l’attribut évalué. La vérification de ces critères additionnés à la stabilité temporelle des traits de personnalité s’accordent pour soutenir l’existence de personnalité chez les animaux. Ainsi, 187 études basées sur 64 espèces différentes soutiennent la présence de personnalité au sein de différentes taxons : mammifères, poissons, oiseaux, reptiles, amphibiens, arthropodes et mollusques. Il est important de noter que le concept de personnalité n’est pas nécessairement employé explicitement impliquant la non-exhaustivité de ce décompte.
L’auteur a développé des méthodes pour mesurer la personnalité et identifié des dimensions basiques de la personnalité chez les animaux. Il s'appuie beaucoup sur ces propres arguments (9 citations dont il est premier auteur et 6 dont il est co-auteurs sont reprises tout au long de l'article).
Existence de la personnalité et taxons étudiés. Pertinence de l'étudier : meilleur contrôle expérimental dans la mesure où les animaux non humains sont moins soumis à des restrictions pratiques et des raisonnements éthiques que les humains et sont plus à même d’être des modèles que ce soit pour la génétique, l’étude de facteurs environnementaux, du rôle du système endocrine ou encore en pharmacologie, possibilités en termes de faisabilité de mesures physiologiques, d’opportunité d’observations naturalistes ou d’étude tout au long du cycle de vie, développement de la personnalité et interaction entre la biologie et les facteurs environnementaux sur ce développement.
Ce domaine implique également des possibilités de parallèles avec d’autres champs disciplinaires comme l’écologie et l’évolution, la phylogénie et des implications pratiques notamment en matière de prédiction de performances de chien « de travail » ou d’autres domestications.
Dernière modification il y a plus de 5 ans.