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Titre de l'article :

Les zones urbaines peuvent servir d'habitat et de corridors pour les espèces adaptées à la sécheresse et tolérantes à la chaleur ; un exemple de fourmis


Introduction à l'article :

Les fourmis sont importantes parce qu'elles réagissent rapidement aux changements environnementaux, représentent une variété de niveaux trophiques et sont d'importants ingénieurs des écosystèmes.
Les espèces qui s'en sortent bien avec l'urbanisation sont généralistes à certains égards, mais ont tendance à posséder des traits spécifiques qui les prédisposent à la réussite urbaine.
Les environnements urbains sont supposés se rapprocher le plus des environnements de falaises et être plus chaud et plus sec. Donc les espèces urbaines ont souvent leur origine dans des habitats semblables.
Questions :
1) Tendances de la richesse en espèce de fourmis selon le degré d'urbanisation,
2) Composition de l'assemblage des espèces de fourmis,
3) Fourmis adaptée à environnement plus chauds et plus sec.

Expériences de l'article :

Localisation dans la ville de Raleigh, située dans le nord-est de la Caroline du Nord.
Les zones sont classés (par pourcentage de couverture) en 6 types d'utilisation des sols urbaines (TUS) : agriculture, voies vertes, industrie, entreprises, parcs et résidentiel. Les zone de contrôle étaient des sites forestiers naturels.
10 sites ont été réalisés par zones (sauf résidentiel 30).
Échantillonnage des fourmis entre mai-juin 2008 et classées en 4 catégories : spécialiste des forêts, spécialiste des habitats ouverts, généraliste ou invasif.
Analyse en composantes principales (ACP) sur 5 variables environnementales : l'indice de végétation par différence normalisée (NDVI), le pourcentage de couverture du couvert végétal, le pourcentage de surface imperméable, la température de surface radiante et l'indice d'humidité par différence normalisée (NDWI).
Les valeurs du premier axe = indice de la condition environnementale.
Des analyses statistiques ont été réalisées afin de répondre aux 3 questions.

Résultats de l'article :

1)La richesse en espèces ne diffère pas entre les TUS. Les forêts naturelles environnantes ne sont pas plus diversifiées que la plupart des environnements urbains (sauf pour les sites industriels).
Les caractéristiques des sites ne sont pas le seul prédicteur significatif de la richesse spécifique. Les TUS ou les caractéristiques du paysage capturent certaines informations manquantes dans les variables environnementales collectées.
2)La composition des assemblages diffère entre les TUS. Deux assemblages distincts couvrent les sites urbains et naturels.
Les zones à % élevé de canopée (forêt, voie verte, parc) ont tendance à contenir des espèces spécialisées de la forêt. Celles à % moindre (agriculture, commerce, industrie, résidentiel) ont tendance à avoir plus de spécialistes de l'habitat ouvert.
3)Les espèces dans les zones fortement urbanisées ont une plus grande tolérance aux milieux plus chaud et secs.

Ce que cet article apporte au débat :

L'urbanisation entraînerait une homogénéisation de la faune (perte d'espèces indigènes remplacées par des espèces généralistes ou envahissantes). Or les espèces de fourmis indigènes sont capables de persister au sein d'une même zone urbaine et les espèces forestières terrestres peuvent être trouvées dans des environnements urbains.
L'étendue spatiale relativement petite des fourmis est l'une des raisons de cette écart à l'homogénéisation de la faune.
Les modèles de diversité des taxons à grand corps peuvent ne pas être utile pour des taxons à petit corps.
Les espèces pré-adaptées à l'environnement urbain peuvent être des espèces indigènes diversifiés.
L'hypothèse que l'effet d'îlot de chaleur urbain a peut-être déjà facilité le mouvement des espèces, et que la matrice urbaine peut servir de corridor pour l'expansion continue des espèces indigènes et non indigènes.

Publiée il y a plus de 5 ans par E. Burnichon.
Dernière modification il y a plus de 5 ans.