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Les champs d'éoliennes ont des impacts en cascade sur les écosystèmes à travers les niveaux trophiques
Introduction à l'article :
L'article souligne le fait que l'énergie éolienne est une alternative bénéfique aux énergies fossiles. Cependant elle demande également une grande quantité de place et la modification des environnements par l'ajout d'éoliennes a un impact sur les écosystèmes, notamment sur la faune. Cet impact étant démontré par des études ultérieures, les auteurs se sont penchés sur les effets indirects de ceux-ci sur les réseaux trophiques. Pour cela ils prennent l'exemple de l'effet de la disparition d'un grand prédateur sur sa proie.
L'article traite donc des modifications induites par la baisse de la présence de rapaces sur les lézards (Sarada superba) qu'ils consomment. Les expériences sont menées en Inde sur un site éolien ainsi que sur un site qui n'en contient pas avec un écosystème équivalent à titre comparatif.
Expériences de l'article :
Les auteurs se basent sur de précédentes recherches attestant que la présence du parc éolien affecte la densité de rapaces. Partant de ce résultat, ils observent d'abord si cela a également lieu sur leur zone d'étude en comptabilisant les rencontres avec ceux-ci.
Par la suite ils comptabilisent le nombre de plongeons pour voir si cela affecte la pression de prédation exercée sur leurs proies.
La densité des lézards est également mesurée sur chaque site.
Une partie des mâles est capturée pour collecter des échantillons de sang. Ceux-ci serviront à estimer le stress hormonal des animaux par le biais de leur niveau de corticostérone (hormone).
Par la suite le comportement des lézards face à la prédation a été testé en mesurant la distance à laquelle ils s'enfuyaient à l'approche des expérimentateurs sur chaque sites.
Pour finir, la taille, le poids ainsi que la couleur (chez le mâle, sélection sexuelle) ont été mesurés pour estimer la santé générale des populations.
Résultats de l'article :
Les expériences montrent que les rapaces sont moins présents et plongent moins sur leurs proies sur les sites éoliens. La pression de prédation est donc moins forte sur ces sites. Cette observation est confortée par le fait que les lézards présents sur des sites éoliens fuient moins et ont des taux de corticostérone moins haut que sur les sites où il n'y a pas d'éoliennes lorsqu'ils sont stressés.
Pour finir, les résultats montrent une augmentation de la densité des lézards sur les sites éoliens. Les lézards sont également en moins bonne santé que ceux présents sur des sites qui ne présentent pas d'éoliennes. En effet ils sont plus chétifs lorsqu'on observe leur poids et leur taille et ont des couleurs moins vives (indice de la qualité du mâle pour la sélection sexuelle). Cela pourrait être dû à une plus forte compétition pour la nourriture due à leur densité plus grande et à la baisse de la prédation.
Rigueur de l'article :
Les auteurs n'ont déclaré aucun conflit d'intérêt.
Certains biais méthodologiques semblent présents et peu discutés, cependant ils ne semblent pas être assez nombreux et/ou conséquents pour remettre en question la validité de l'article.
Par exemple, seuls des mâles ont été capturés lors de l'expérience de mesure du stress hormonal ce qui a pu constituer un biais n'ayant pas été discuté. De plus, le nombre de lézards pris en compte sur les sites n'est pas le même d'un site à l'autre, tout en restant cependant supérieur à 15.
Ce que cet article apporte au débat :
La présence d'éolienne ne modifie ici pas l'habitat ou le substrat de manière significative. Cependant, l'activité humaine même par le biais de la présence des éoliennes joue le rôle d'un nouvel apex prédateur dans l'environnement qui impacte les prédateurs (rapaces) ainsi que les organismes plus bas dans le réseau trophique (lézards) à plusieurs niveaux (taille des populations, santé, ...).
Les auteurs concluent un impact sous estimé des éoliennes sur les environnements et mettent en avant la nécessité de faire de la conservation une priorité lors de l'implantation d'éoliennes.
Les champs d'éoliennes ont des impacts en cascade sur les écosystèmes à travers les niveaux trophiques
Introduction à l'article :
L'article souligne le fait que l'énergie éolienne est une alternative bénéfique aux énergies fossiles. Cependant elle demande également une grande quantité de place et la modification des environnements par l'ajout d'éoliennes a un impact sur les écosystèmes, notamment sur la faune. Cet impact étant démontré par des études ultérieures, les auteurs se sont penchés sur les effets indirects de ceux-ci sur les réseaux trophiques. Pour cela ils prennent l'exemple de l'effet de la disparition d'un grand prédateur sur sa proie.
L'article traite donc des modifications induites par la baisse de la présence de rapaces sur les lézards (Sarada superba) qu'ils consomment. Les expériences sont menées en Inde sur un site éolien ainsi que sur un site qui n'en contient pas avec un écosystème équivalent à titre comparatif.
Les auteurs se basent sur de précédentes recherches attestant que la présence du parc éolien affecte la densité de rapaces. Partant de ce résultat, ils observent d'abord si cela a également lieu sur leur zone d'étude en comptabilisant les rencontres avec ceux-ci.
Par la suite ils comptabilisent le nombre de plongeons pour voir si cela affecte la pression de prédation exercée sur leurs proies.
La densité des lézards est également mesurée sur chaque site.
Une partie des mâles est capturée pour collecter des échantillons de sang. Ceux-ci serviront à estimer le stress hormonal des animaux par le biais de leur niveau de corticostérone (hormone).
Par la suite le comportement des lézards face à la prédation a été testé en mesurant la distance à laquelle ils s'enfuyaient à l'approche des expérimentateurs sur chaque sites.
Pour finir, la taille, le poids ainsi que la couleur (chez le mâle, sélection sexuelle) ont été mesurés pour estimer la santé générale des populations.
Les expériences montrent que les rapaces sont moins présents et plongent moins sur leurs proies sur les sites éoliens. La pression de prédation est donc moins forte sur ces sites. Cette observation est confortée par le fait que les lézards présents sur des sites éoliens fuient moins et ont des taux de corticostérone moins haut que sur les sites où il n'y a pas d'éoliennes lorsqu'ils sont stressés.
Pour finir, les résultats montrent une augmentation de la densité des lézards sur les sites éoliens. Les lézards sont également en moins bonne santé que ceux présents sur des sites qui ne présentent pas d'éoliennes. En effet ils sont plus chétifs lorsqu'on observe leur poids et leur taille et ont des couleurs moins vives (indice de la qualité du mâle pour la sélection sexuelle). Cela pourrait être dû à une plus forte compétition pour la nourriture due à leur densité plus grande et à la baisse de la prédation.
Les auteurs n'ont déclaré aucun conflit d'intérêt.
Certains biais méthodologiques semblent présents et peu discutés, cependant ils ne semblent pas être assez nombreux et/ou conséquents pour remettre en question la validité de l'article.
Par exemple, seuls des mâles ont été capturés lors de l'expérience de mesure du stress hormonal ce qui a pu constituer un biais n'ayant pas été discuté. De plus, le nombre de lézards pris en compte sur les sites n'est pas le même d'un site à l'autre, tout en restant cependant supérieur à 15.
La présence d'éolienne ne modifie ici pas l'habitat ou le substrat de manière significative. Cependant, l'activité humaine même par le biais de la présence des éoliennes joue le rôle d'un nouvel apex prédateur dans l'environnement qui impacte les prédateurs (rapaces) ainsi que les organismes plus bas dans le réseau trophique (lézards) à plusieurs niveaux (taille des populations, santé, ...).
Les auteurs concluent un impact sous estimé des éoliennes sur les environnements et mettent en avant la nécessité de faire de la conservation une priorité lors de l'implantation d'éoliennes.
Dernière modification il y a plus de 5 ans.