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Utilisation des bousiers pour évaluer les effets de l'urbanisation sur la biodiversité de la forêt atlantique
Introduction à l'article :
L'agrandissement des centres urbains est l'une des causes du déclin des arthropodes. Néanmoins, une petite fraction d'espèce peut profiter des activités humaines. La taxonomie, l'écologie et les schémas de comportements sont bien connus chez les bousiers. Ces connaissances améliorent l'efficacité de leur utilisation comme outil d'évaluation et de suivi environnemental. Car, les bousiers ont un rôle important dans les écosystèmes terrestres, ils permettent la décomposition des déchets, la dispersion des graines et le contrôle de la qualité des sols et des parasites. Généralement, ils répondent négativement à la substitution de leur habitat naturel, à la fragmentation ou l'intensification d'utilisation des sols.
Une des façons d'évaluer l'urbanisation est d'enregistrer les réponses d'un groupe indicateur avec différents degrés d'immersion dans la matrice urbaine. Ainsi l'étude va essayer d'évaluer l'impact de l'urbanisation sur les bousiers provenant de la forêt atlantique.
Expériences de l'article :
L'étude a lieu de septembre 2005 à août 2006, dans la municipalité de Londrina à Paraná au Brésil. Cette zone, originellement recouverte par la forêt atlantique, est fragmentée à des degrés variable de perturbation humaine. Les trois sites de l'étude, sont trois fragments : le parc d’État de Mata Dos Godoy (fragment A), le fragment de forêt sur le campus de l'Université d’État de Londrina (fragment B) et le parc municipal Arthur Thomas (fragment C). Le fragment A est dans une zone rurale à faible niveau d'urbanisation, le fragment B est en périphérie urbaine avec un niveau intermédiaire d'urbanisation et le fragment C est en centre-ville avec un fort niveau d'urbanisation.
Pour échantillonner les bousiers des pièges à fosse sont installés de 10 à 50 m de distance des un des autres dans chaque fragment. Les caractéristiques des bousiers sont analysées, comme les traits morphologiques, les préférences alimentaires et d'habitats, la dominance et les structures de communauté.
Résultats de l'article :
1 719 individus au total sont capturés, représentant 29 espèces de 11 genres. Plus l'urbanisation est forte plus une décroissance marquée est observée dans le nombre d'individu et d'espèce. Mais le fragment C, le plus urbanisé, présentent une forte dominance de l'espèce.
Les préférences alimentaires sont observables grâce aux appâts. Dans le fragment A, les appâts de bouse de cochon, de poisson et de viande ont permis de capturé plus d'individus que les autres appâts. Dans le fragment B, les appâts de viande et de poisson ont permis la capture de plus d'individu. Alors que dans le fragment C il y a aucune différence observer entre les appâts. Les bousiers saprophage et frugivores sont d'ailleurs moins nombreux dans le fragment C.
Le fragment A montre une différence dans la structure des communautés, alors que les 2 autres sites ont montré aucune différence. Le fragment C révèle une différence dans la distribution de l'abondance des espèces comparée aux 2 autres fragments.
Rigueur de l'article :
L'étude est cloisonnée en trois niveau d'urbanisation (faible, intermédiaire et forte) se concentrant sur des fragments de forêt et de zone verte. Cela aurait pu être intéressant d'observer l'impact de l'urbanisation sur les bousiers en utilisant un gradient continue allant des résidences, lieux d'habitation humaine jusqu'au parc et forêt.
Ce que cet article apporte au débat :
L'urbanisation a un effet clair sur les bousiers, les zones les moins urbanisées présentant une plus forte richesse spécifique, alors que les zones les plus urbanisées, une meilleure dominance des espèces. Les zones intermédiaires, comme le fragment B, souligne l'importance de petits fragments de forêt dans les zones urbaines, ces zones ayant une meilleure distribution des individus et une meilleure abondance de richesse spécifique que les zones très urbanisées, comme le fragment C.
De plus, l'attractivité des appâts varie en fonction du degré d'urbanisation, ce qui montre un changement dans le comportement alimentaire et dans la composition des espèces dans les milieux urbains. La décroissance de l'abondance de certaines espèces de bousiers peut être considérée comme un indicateur de l'impact de l'urbanisation.
Publiée il y a plus de 5 ans
par
S. Sen.
Dernière modification il y a plus de 5 ans.
Utilisation des bousiers pour évaluer les effets de l'urbanisation sur la biodiversité de la forêt atlantique
Introduction à l'article :
L'agrandissement des centres urbains est l'une des causes du déclin des arthropodes. Néanmoins, une petite fraction d'espèce peut profiter des activités humaines. La taxonomie, l'écologie et les schémas de comportements sont bien connus chez les bousiers. Ces connaissances améliorent l'efficacité de leur utilisation comme outil d'évaluation et de suivi environnemental. Car, les bousiers ont un rôle important dans les écosystèmes terrestres, ils permettent la décomposition des déchets, la dispersion des graines et le contrôle de la qualité des sols et des parasites. Généralement, ils répondent négativement à la substitution de leur habitat naturel, à la fragmentation ou l'intensification d'utilisation des sols.
Une des façons d'évaluer l'urbanisation est d'enregistrer les réponses d'un groupe indicateur avec différents degrés d'immersion dans la matrice urbaine. Ainsi l'étude va essayer d'évaluer l'impact de l'urbanisation sur les bousiers provenant de la forêt atlantique.
L'étude a lieu de septembre 2005 à août 2006, dans la municipalité de Londrina à Paraná au Brésil. Cette zone, originellement recouverte par la forêt atlantique, est fragmentée à des degrés variable de perturbation humaine. Les trois sites de l'étude, sont trois fragments : le parc d’État de Mata Dos Godoy (fragment A), le fragment de forêt sur le campus de l'Université d’État de Londrina (fragment B) et le parc municipal Arthur Thomas (fragment C). Le fragment A est dans une zone rurale à faible niveau d'urbanisation, le fragment B est en périphérie urbaine avec un niveau intermédiaire d'urbanisation et le fragment C est en centre-ville avec un fort niveau d'urbanisation.
Pour échantillonner les bousiers des pièges à fosse sont installés de 10 à 50 m de distance des un des autres dans chaque fragment. Les caractéristiques des bousiers sont analysées, comme les traits morphologiques, les préférences alimentaires et d'habitats, la dominance et les structures de communauté.
1 719 individus au total sont capturés, représentant 29 espèces de 11 genres. Plus l'urbanisation est forte plus une décroissance marquée est observée dans le nombre d'individu et d'espèce. Mais le fragment C, le plus urbanisé, présentent une forte dominance de l'espèce.
Les préférences alimentaires sont observables grâce aux appâts. Dans le fragment A, les appâts de bouse de cochon, de poisson et de viande ont permis de capturé plus d'individus que les autres appâts. Dans le fragment B, les appâts de viande et de poisson ont permis la capture de plus d'individu. Alors que dans le fragment C il y a aucune différence observer entre les appâts. Les bousiers saprophage et frugivores sont d'ailleurs moins nombreux dans le fragment C.
Le fragment A montre une différence dans la structure des communautés, alors que les 2 autres sites ont montré aucune différence. Le fragment C révèle une différence dans la distribution de l'abondance des espèces comparée aux 2 autres fragments.
L'étude est cloisonnée en trois niveau d'urbanisation (faible, intermédiaire et forte) se concentrant sur des fragments de forêt et de zone verte. Cela aurait pu être intéressant d'observer l'impact de l'urbanisation sur les bousiers en utilisant un gradient continue allant des résidences, lieux d'habitation humaine jusqu'au parc et forêt.
L'urbanisation a un effet clair sur les bousiers, les zones les moins urbanisées présentant une plus forte richesse spécifique, alors que les zones les plus urbanisées, une meilleure dominance des espèces. Les zones intermédiaires, comme le fragment B, souligne l'importance de petits fragments de forêt dans les zones urbaines, ces zones ayant une meilleure distribution des individus et une meilleure abondance de richesse spécifique que les zones très urbanisées, comme le fragment C.
De plus, l'attractivité des appâts varie en fonction du degré d'urbanisation, ce qui montre un changement dans le comportement alimentaire et dans la composition des espèces dans les milieux urbains. La décroissance de l'abondance de certaines espèces de bousiers peut être considérée comme un indicateur de l'impact de l'urbanisation.
Dernière modification il y a plus de 5 ans.