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Titre de l'article :

Les moustiques britanniques qui se reproduisent en conteneurs: l'impact de l'urbanisation et du changement climatique sur la composition et la phénologie de la communauté


Introduction à l'article :

L'urbanisation change les habitats naturels, l'abondance des espèces et la composition des communautés dans les écosystèmes. Mais également influence la température, à travers la capture et le relâchement de l'énergie solaire par les immeubles ou la production de chaleur par les industries.
Les moustiques, qui ont une large tolérance environnementale, profitent des environnements anthropisés et prospère dans les milieux urbains. Certaines espèces augmentent drastiquement leur distribution grâce à ces milieux urbains. Ainsi ces milieux pouvant avoir de la végétation, des détritus animales et de l'eau stagnant, offrent une ressource de nourriture pour les larves et un potentiel nouvel habitat.
Dans le cadre d'habitat urbain et rural, les données sur la composition, la variation saisonnière et l'abondance des moustiques sont limitées. Ainsi l'étude va essayer de déterminer la richesse spécifique, les activités saisonnières et l'impact de l'urbanisation sur les moustiques.

Expériences de l'article :

L'expérience a lieu en Angleterre, à Oxfordshire et Berkshire. Pour le milieu urbain, la ville de Reading est sélectionnée pour l'expérience et pour le milieu rural, les jardins, les hameaux ou les habitations isolées ont été sélectionnés. En 2011, dix sites sont étudiés et en 2012, huit sites sont étudiés.
Des bacs en plastique pouvant contenir jusqu'à 80 litres sont disposés dans les différents sites. Ils sont remplis par 50 litres d'eau, avec des composants partiellement décomposés et des spécimens de coléoptère partiellement broyés. Tous les bacs restent en place huit mois. L’échantillonnage est fait toutes les semaines, l'abondance des larves et des pulpes sont enregistrées. Les pulpes sont emmenés en laboratoire élevés et congelés une fois adulte.
La moyenne de l'abondance des moustiques est analysée. La relation entre cette moyenne, la localisation, l'année et la saison est analysée, ainsi que la relation entre la température de l'eau, l'air, la température et la localisation.

Résultats de l'article :

Entre 2011 et 2012, cinq espèces de moustiques sont identifiées. Dans les milieux urbains, seulement trois espèces sont enregistrées, alors que dans les milieux ruraux, les cinq espèces sont présentes.
Il y a un fort effet d'interaction entre la localisation et l'année sur les larves, avec une meilleure abondance de larve dans les milieux urbains. En effet cet effet est plus important dans les milieux urbains que ruraux. La température de l'eau est significativement supérieure en milieu urbain, ayant un fort effet de relation entre l'air et la température de l'eau. La différence de température entre milieu urbain et milieu rural peut atteindre les 5°C.

Rigueur de l'article :

Les populations étudiées sont principalement dans les zones vertes, c'est-à-dire dans les jardins, les parcs, les hameaux, etc. Afin d'observer l'impact d'une forte urbanisation sur l'abondance des individus, le comportement ou les structures de communauté, il aurait été plus intéressant d'observer également les populations de moustique en centre-ville, voir dans les réseaux de transport comme les métros.

Ce que cet article apporte au débat :

L'urbanisation influence différents aspects de la biologie des moustiques. Dans les milieux urbains la richesse spécifique est réduite au profit d'une plus grande densité de larve. Les milieux ruraux ont plus d'habitat naturel qui supporte une plus grande richesse spécifique.
Certaines espèces sont dans l'incapacité de coloniser ou de survivre dans les milieux urbains. Ainsi les espèces présentes dans les milieux urbains ont une plus grande dominance, souvent dues à la flexibilité de leur physiologie.

De plus, la température peut affecter les activités de vol, la digestion et le développement des larves ou des œufs. Une haute température accélèrera le développement des larves. Donc, la forte température dans les milieux urbains peut augmenter le taux de reproduction, étendre les saisons d'élevage et augmenter l'interaction entre hôte.
L'urbanisation restreint la survit aux seules espèces ayant un large tolérance environnementale.

Publiée il y a plus de 5 ans par S. Sen.
Dernière modification il y a plus de 5 ans.