ControverSciences est archivé. Il reste consultable mais il n'est plus possible de contribuer.
Le code source pour faire tourner le serveur reste disponible sur GitHub.
Chimpanzee Reservoirs of Pandemic and Nonpandemic HIV-1
Introduction à l'article :
SIVcpz a été jusqu'à présent détecté uniquement chez des Chimpanzés de l’espèce Pan troglodytes troglodytes vivants en captivité. Le but des auteurs est ici d’étudier la prévalence du virus dans des populations de chimpanzés P.t.t sauvages.
L’espèce de Chimpanzés Pan troglodytes est divisée en 4 sous espèces dont Pan troglodytes troglodytes (localisation au sud du Cameroun) et P. t. schweinfurthi_i qui sont les deux espèces connues comme réservoirs de SIVcpz (SIVcpz_Ptt et SIVcpz_Pts_).
Cette étude constitue la première étude épidémiologique de SIVcpz chez des Chimpanzés P.t.t sauvages en Afrique Centrale de l’Ouest.
Expériences de l'article :
A partir de prélèvements sur le terrain, les auteurs ont réalisé un test des échantillons avec des anticorps anti HIV-1, puis un séquençage (microsatellites) des échantillons positifs. Ils ont ainsi pu isoler les différentes souches endémiques (des populations de chimpanzés P.t.t locales) de SIVcpz.
Ils ont ensuite déterminé la prévalence de SIVcpz_Ptt_ dans les 10 communautés (10 sites différents) de chimpanzés P.t.t identifiées au Sud du Cameroun.
Ils ont enfin étudié les relations phylogénétiques de ces souches de SIVcpz_Ptt_ avec d’autres souches de SIVcpz et des souches de HIV-1 déjà connues (en utilisant les séquences de pol et env).
Résultats de l'article :
Ils ont identifié 5 communautés sans individus positifs, et 5 communautés avec individus positifs (avec des prévalences allant de 4% à 35%).
Ils observent un regroupement phylogéographique des souches (chaque communauté de chimpanzés Ptt isolée géographiquement est associée à une souche de SIVcpz_Ptt_ unique).
Les auteurs ont identifié des souches de SIVcpz_Ptt _présentes dans 3 communautés de Chimpanzés (une au sud-centre et 2 au sud-est du Cameroun) qui sont plus proches génétiquement des groupes M et N de HIV-1 qu’aucune autre souche de SIVcpz isolée jusqu'à présent.
Les auteurs ont ainsi identifié 3 communautés de chimpanzés P.t.t précises (situés dans seulement 2 sites géographiques distincts, deux communautés étant très proches géographiquement) à l’origine des événements de transmission de SIVcpz (SIVcpz_Ptt_ plus précisément donc) à l’Homme, responsables de l’apparition des groupes M et N de HIV-1.
Rigueur de l'article :
Les auteurs rappellent qu’étant donnée la grande diversité génétique des souches de SIVcpz, et le fait qu’aucun prélèvement n’aie encore été réalisé dans de nombreuses zones d’Afrique centrale et de l’ouest, il est très probable qu’il existent d’autres souches de SIVcpz pas encore découvertes qui ont pu ou pourraient dans le futur franchir la barrière inter-espèce vers l’Homme.
D’autres événements de transmission vers l’Homme on pu se produire et nous sont encore inconnus (pour les groupes M et N de HIV-1 ici mais aussi pour d’autres groupes).
Ce que cet article apporte au débat :
L'article donne une localisation précise et robuste des événements probables de transmission inter-espèce à l’origine de l’apparition des groupes M et N de HIV-1.
Les événements de transmissions sont avec certitude très localisés, et pourront être confrontés avec les différentes hypothèses de transmission.
Publiée il y a plus de 10 ans
par
Gabriel Marsères.
Dernière modification il y a plus de 6 ans.
Chimpanzee Reservoirs of Pandemic and Nonpandemic HIV-1
Introduction à l'article :
SIVcpz a été jusqu'à présent détecté uniquement chez des Chimpanzés de l’espèce Pan troglodytes troglodytes vivants en captivité. Le but des auteurs est ici d’étudier la prévalence du virus dans des populations de chimpanzés P.t.t sauvages.
L’espèce de Chimpanzés Pan troglodytes est divisée en 4 sous espèces dont Pan troglodytes troglodytes (localisation au sud du Cameroun) et P. t. schweinfurthi_i qui sont les deux espèces connues comme réservoirs de SIVcpz (SIVcpz_Ptt et SIVcpz_Pts_).
Cette étude constitue la première étude épidémiologique de SIVcpz chez des Chimpanzés P.t.t sauvages en Afrique Centrale de l’Ouest.
A partir de prélèvements sur le terrain, les auteurs ont réalisé un test des échantillons avec des anticorps anti HIV-1, puis un séquençage (microsatellites) des échantillons positifs. Ils ont ainsi pu isoler les différentes souches endémiques (des populations de chimpanzés P.t.t locales) de SIVcpz.
Ils ont ensuite déterminé la prévalence de SIVcpz_Ptt_ dans les 10 communautés (10 sites différents) de chimpanzés P.t.t identifiées au Sud du Cameroun.
Ils ont enfin étudié les relations phylogénétiques de ces souches de SIVcpz_Ptt_ avec d’autres souches de SIVcpz et des souches de HIV-1 déjà connues (en utilisant les séquences de pol et env).
Ils ont identifié 5 communautés sans individus positifs, et 5 communautés avec individus positifs (avec des prévalences allant de 4% à 35%).
Ils observent un regroupement phylogéographique des souches (chaque communauté de chimpanzés Ptt isolée géographiquement est associée à une souche de SIVcpz_Ptt_ unique).
Les auteurs ont identifié des souches de SIVcpz_Ptt _présentes dans 3 communautés de Chimpanzés (une au sud-centre et 2 au sud-est du Cameroun) qui sont plus proches génétiquement des groupes M et N de HIV-1 qu’aucune autre souche de SIVcpz isolée jusqu'à présent.
Les auteurs ont ainsi identifié 3 communautés de chimpanzés P.t.t précises (situés dans seulement 2 sites géographiques distincts, deux communautés étant très proches géographiquement) à l’origine des événements de transmission de SIVcpz (SIVcpz_Ptt_ plus précisément donc) à l’Homme, responsables de l’apparition des groupes M et N de HIV-1.
Les auteurs rappellent qu’étant donnée la grande diversité génétique des souches de SIVcpz, et le fait qu’aucun prélèvement n’aie encore été réalisé dans de nombreuses zones d’Afrique centrale et de l’ouest, il est très probable qu’il existent d’autres souches de SIVcpz pas encore découvertes qui ont pu ou pourraient dans le futur franchir la barrière inter-espèce vers l’Homme.
D’autres événements de transmission vers l’Homme on pu se produire et nous sont encore inconnus (pour les groupes M et N de HIV-1 ici mais aussi pour d’autres groupes).
L'article donne une localisation précise et robuste des événements probables de transmission inter-espèce à l’origine de l’apparition des groupes M et N de HIV-1.
Les événements de transmissions sont avec certitude très localisés, et pourront être confrontés avec les différentes hypothèses de transmission.
Dernière modification il y a plus de 6 ans.