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Les parcs éoliens offrent beaucoup de bénéfices par rapport aux sources traditionnelles d'énergie. Beaucoup de pays se sont engagés à réduire leurs émissions de carbone et projettent de le faire par ce biais. Pour que cela soit efficace il faut cependant que les différentes dimensions énergétiques environnementales et économiques soient bien intégrées. Les énergies renouvelables croissent vite et l'éolien terrestre en constitue près de la moitié. L'éolien marin (ou offshore) n'en est quant à lui qu'à ses débuts. Cependant, au vu de la croissance des parcs éoliens terrestres et de la baisse de leurs coûts, les pays se projettent de plus en plus dans cette énergie, que ce soit au niveau terrestre ou marin. En effet une croissance des éoliennes marines est aussi envisageable au vu des controverses inhérentes aux éoliennes terrestres. Mais même si les éoliennes marines entachent bien moins le paysage cela ne signifie pas qu'elles seront également sans conséquences environnementales.
Expériences de l'article :
L'article commence par lister des impacts potentiels de la mise en place d'éoliennes marines sur la faune en se basant sur de la littérature. Par la suite, il fait un point sur la situation actuelle des parcs éoliens marins, les barrières techniques, les parcs existants et ceux planifiés.
Ils font ensuite une liste des activités liées aux éoliennes marines qui peuvent impacter les cétacés à court ou long terme.
Il développe ensuite des résultats mais aussi des limites des publications qui lui servent de sources en fonction des impacts qu'elles traitent (le bruit, l'utilisation de l'habitat, ...) et des organismes touchés.
L'article se finit sur des précisions sur les informations manquantes pour estimer ces perturbations avant de conclure par des recommandations adaptées aux connaissances sur le sujet.
Résultats de l'article :
Les hypothèses de perturbation de la faune à court termes sont : le bruit de leur mise en place, une activité des navires plus élevée le temps des travaux, une augmentation de la turbidité de l'eau et les impacts du retrait des éoliennes (notamment si elles sont retirées par le biais d'explosifs). Les perturbations à court terme citées sont ensuite suivies par celles qui se maintiennent tout au long de la mise en service de l'éolienne : la présence d'un obstacle physique, la formation d'un récif artificiel, un bruit et des vibrations continus, les impacts électromagnétiques dus aux câbles enterrés, le trafic de bateaux pour les missions de maintenances. Il est aussi important de penser aux perturbations provoquées par la cumulation de plusieurs de ces facteurs ou encore de la cumulation avec des activités tierces.
Rigueur de l'article :
Rien n'est mentionné à propos d'éventuels conflits d'intérêt ou bien de financements.
Une partie des auteurs est liée à l'université de Bristol cependant une autre partie est également liée à une ONG qui soutient la protection des cétacés (whale and dolphin conservation society, WDCS).
L'article ne fait pas d'expérience en soit mais rassemble des informations présentes dans différents articles. Cela semble fait avec un recul sur les résultats de ceux-ci qui sont régulièrement replacés dans leur contexte et leurs nombreuses limites sont bien rappelées. En effet les études citées semblent encore exploratoires et il est difficile d'en tirer des conclusions solides sur un impact ou son absence du fait du manque d'informations sur les traits de vie d'un groupe, du manque de réplicats, ...
Ce que cet article apporte au débat :
En résumé l'article fait l'état des lieux des connaissances sur l'impact des éoliennes marines à sa parution. Même s'il n'est pas très récent il soulève beaucoup de questions et propose de privilégier le principe de précaution lorsque les impacts sont méconnus ou difficilement estimables. Il propose dans ce cas d'étudier les projets précisément au niveau de la zone choisie (site approprié, zone de migration, habitat important, ...) et à chaque étape de leur mise en place ( vibrations engendrées par les travaux, temps de la perturbation, ...) avant de prendre en compte l'impact de l'éolienne une fois construite (vibrations, obstacle physique, récif artificiel, ...) et de prendre une décision.
Parcs éoliens marins et cétacés
Introduction à l'article :
Les parcs éoliens offrent beaucoup de bénéfices par rapport aux sources traditionnelles d'énergie. Beaucoup de pays se sont engagés à réduire leurs émissions de carbone et projettent de le faire par ce biais. Pour que cela soit efficace il faut cependant que les différentes dimensions énergétiques environnementales et économiques soient bien intégrées. Les énergies renouvelables croissent vite et l'éolien terrestre en constitue près de la moitié. L'éolien marin (ou offshore) n'en est quant à lui qu'à ses débuts. Cependant, au vu de la croissance des parcs éoliens terrestres et de la baisse de leurs coûts, les pays se projettent de plus en plus dans cette énergie, que ce soit au niveau terrestre ou marin. En effet une croissance des éoliennes marines est aussi envisageable au vu des controverses inhérentes aux éoliennes terrestres. Mais même si les éoliennes marines entachent bien moins le paysage cela ne signifie pas qu'elles seront également sans conséquences environnementales.
L'article commence par lister des impacts potentiels de la mise en place d'éoliennes marines sur la faune en se basant sur de la littérature. Par la suite, il fait un point sur la situation actuelle des parcs éoliens marins, les barrières techniques, les parcs existants et ceux planifiés.
Ils font ensuite une liste des activités liées aux éoliennes marines qui peuvent impacter les cétacés à court ou long terme.
Il développe ensuite des résultats mais aussi des limites des publications qui lui servent de sources en fonction des impacts qu'elles traitent (le bruit, l'utilisation de l'habitat, ...) et des organismes touchés.
L'article se finit sur des précisions sur les informations manquantes pour estimer ces perturbations avant de conclure par des recommandations adaptées aux connaissances sur le sujet.
Les hypothèses de perturbation de la faune à court termes sont : le bruit de leur mise en place, une activité des navires plus élevée le temps des travaux, une augmentation de la turbidité de l'eau et les impacts du retrait des éoliennes (notamment si elles sont retirées par le biais d'explosifs). Les perturbations à court terme citées sont ensuite suivies par celles qui se maintiennent tout au long de la mise en service de l'éolienne : la présence d'un obstacle physique, la formation d'un récif artificiel, un bruit et des vibrations continus, les impacts électromagnétiques dus aux câbles enterrés, le trafic de bateaux pour les missions de maintenances. Il est aussi important de penser aux perturbations provoquées par la cumulation de plusieurs de ces facteurs ou encore de la cumulation avec des activités tierces.
Rien n'est mentionné à propos d'éventuels conflits d'intérêt ou bien de financements.
Une partie des auteurs est liée à l'université de Bristol cependant une autre partie est également liée à une ONG qui soutient la protection des cétacés (whale and dolphin conservation society, WDCS).
L'article ne fait pas d'expérience en soit mais rassemble des informations présentes dans différents articles. Cela semble fait avec un recul sur les résultats de ceux-ci qui sont régulièrement replacés dans leur contexte et leurs nombreuses limites sont bien rappelées. En effet les études citées semblent encore exploratoires et il est difficile d'en tirer des conclusions solides sur un impact ou son absence du fait du manque d'informations sur les traits de vie d'un groupe, du manque de réplicats, ...
En résumé l'article fait l'état des lieux des connaissances sur l'impact des éoliennes marines à sa parution. Même s'il n'est pas très récent il soulève beaucoup de questions et propose de privilégier le principe de précaution lorsque les impacts sont méconnus ou difficilement estimables. Il propose dans ce cas d'étudier les projets précisément au niveau de la zone choisie (site approprié, zone de migration, habitat important, ...) et à chaque étape de leur mise en place ( vibrations engendrées par les travaux, temps de la perturbation, ...) avant de prendre en compte l'impact de l'éolienne une fois construite (vibrations, obstacle physique, récif artificiel, ...) et de prendre une décision.
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