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Les cultures Bt produisant Cry1Ac, Cry2Ab et Cry1F ne nuisent pas à la chrysope verte, Chrysoperla rufilabris
Introduction à l'article :
Les protéines Cry1Ac (brocoli), Cry2Ab (coton) et Cry1F (maïs)sont produite par les plantes génétiquement modifiées et sont impliquées dans la lutte contre les insectes ravageurs. Cependant certains lépidoptères sont résistants à ces protéines. Un des moyens permettant d se débarrasser de ces derniers est d’utilisé leurs prédateurs tels que Chrysoperla rufilabris comme outil de lutte biologique. Il est donc important d’évaluer les risques écologiques liés à l'impact des plantes génétiquement modifiées qui produisent des protéines Cry dérivées de la bactérie Bacillus thuringiensis sur les arthropodes non ciblés. Cet article évalue les effets toxiques directs de Cry1Ac produit dans le brocoli Bt, Cry1Ac / Cry2Ab produit en coton Bt , et Cry1F produit dans le maïs Bt sur des larves de Chrysoperla rufilabris prédatrice des lépidoptères ravageurs de ces plantes.
Expériences de l'article :
Pour chaque espèce de plantes, les premiers stades de C. rufilabris ont été individuellement maintenus dans des tubes et séparé en 3 lots. Le 1er lot a été alimenté avec les larves de lépidoptères Bt-sensibles nourris avec les plantes non- Bt. Le 2e lot a été alimenté avec les larves de lépidoptères Bt-sensibles nourris avec les plantes Bt. Le 3e lot a été alimenté avec les larves de lépidoptères Bt-résistants nourris avec les plantes Bt. La survie et le temps de développement des larves et des pupes ont été enregistrés.
Pour évaluer la fécondité, 8 couples de C. rufilabris qui ont nouvellement émergées de chaque traitement ont été conservés par couple dans des cylindres en plastique transparent contenant de l’eau et l’accouplement a été réalisé. les œufs de C. rufilabris ont dénombrés quotidiennement.
Pour étudier les taux d'éclosion des œufs, 30 œufs de chaque traitement ont été sélectionnés tubes individuels et surveillés jusqu'à éclosion.
Résultats de l'article :
La concentration moyenne de protéines Bt chez le lépidoptère qui s'était nourri de coton Bt était 21 fois plus faible pour Cry1Ac et 26 fois plus faible pour Cry2Ab que la concentration dans les feuilles de coton Bt. De plus, le niveau de protéine Bt chez C. rufilabris était 7 fois plus faible pour Cry1Ac et 22 fois plus faible pour Cry2Ab que celui du lépidoptère.
Les différents lépidotères ravageurs de plantes fournies comme aliment à C. rufilabris n'ont pas eu d'effet sur sa fitness c’est-à-dire sa survie, y compris le temps de développement larvaire ou nymphal, la fécondité ou le taux d'éclosion des œufs. Pour le brocoli Test de Wilcoxon ( P <0,05), ANOVA à un facteur ( p <0,05) ; pour le coton Test de Wilcoxon ( P <0,05), ANOVA à un facteur ( p <0,05) ; et pour le maïs Test de Wilcoxon ( P <0,05), Student t -test ( P <0,05)
Rigueur de l'article :
Cette étude a été réalisée au laboratoire, la présence de protéines de résistance a été testée chez les plantes utilisées afin de se rassurer si elles étaient génétiquement modifiées ou non. La taille de l’échantillon étaient grande (N≥ 30). Tout a été réuni pour limiter au maximum les biais.
Ce que cet article apporte au débat :
De cet article il ressort que bien qu’on retrouve des traces de protéines Cry produites par les plantes génétiquement modifiées chez les prédateurs de ravageurs de ces plantes, celles-ci n’ont aucun effet sur leur fitness. Par conséquent la culture des Bt plantes ne présente aucun risque pour prédateurs des insectes ravageurs.
Publiée il y a plus de 5 ans
par
A. Ngaku.
Dernière modification il y a plus de 5 ans.
Les cultures Bt produisant Cry1Ac, Cry2Ab et Cry1F ne nuisent pas à la chrysope verte, Chrysoperla rufilabris
Introduction à l'article :
Les protéines Cry1Ac (brocoli), Cry2Ab (coton) et Cry1F (maïs)sont produite par les plantes génétiquement modifiées et sont impliquées dans la lutte contre les insectes ravageurs. Cependant certains lépidoptères sont résistants à ces protéines. Un des moyens permettant d se débarrasser de ces derniers est d’utilisé leurs prédateurs tels que Chrysoperla rufilabris comme outil de lutte biologique. Il est donc important d’évaluer les risques écologiques liés à l'impact des plantes génétiquement modifiées qui produisent des protéines Cry dérivées de la bactérie Bacillus thuringiensis sur les arthropodes non ciblés. Cet article évalue les effets toxiques directs de Cry1Ac produit dans le brocoli Bt, Cry1Ac / Cry2Ab produit en coton Bt , et Cry1F produit dans le maïs Bt sur des larves de Chrysoperla rufilabris prédatrice des lépidoptères ravageurs de ces plantes.
Pour chaque espèce de plantes, les premiers stades de C. rufilabris ont été individuellement maintenus dans des tubes et séparé en 3 lots. Le 1er lot a été alimenté avec les larves de lépidoptères Bt-sensibles nourris avec les plantes non- Bt. Le 2e lot a été alimenté avec les larves de lépidoptères Bt-sensibles nourris avec les plantes Bt. Le 3e lot a été alimenté avec les larves de lépidoptères Bt-résistants nourris avec les plantes Bt. La survie et le temps de développement des larves et des pupes ont été enregistrés.
Pour évaluer la fécondité, 8 couples de C. rufilabris qui ont nouvellement émergées de chaque traitement ont été conservés par couple dans des cylindres en plastique transparent contenant de l’eau et l’accouplement a été réalisé. les œufs de C. rufilabris ont dénombrés quotidiennement.
Pour étudier les taux d'éclosion des œufs, 30 œufs de chaque traitement ont été sélectionnés tubes individuels et surveillés jusqu'à éclosion.
La concentration moyenne de protéines Bt chez le lépidoptère qui s'était nourri de coton Bt était 21 fois plus faible pour Cry1Ac et 26 fois plus faible pour Cry2Ab que la concentration dans les feuilles de coton Bt. De plus, le niveau de protéine Bt chez C. rufilabris était 7 fois plus faible pour Cry1Ac et 22 fois plus faible pour Cry2Ab que celui du lépidoptère.
Les différents lépidotères ravageurs de plantes fournies comme aliment à C. rufilabris n'ont pas eu d'effet sur sa fitness c’est-à-dire sa survie, y compris le temps de développement larvaire ou nymphal, la fécondité ou le taux d'éclosion des œufs. Pour le brocoli Test de Wilcoxon ( P <0,05), ANOVA à un facteur ( p <0,05) ; pour le coton Test de Wilcoxon ( P <0,05), ANOVA à un facteur ( p <0,05) ; et pour le maïs Test de Wilcoxon ( P <0,05), Student t -test ( P <0,05)
Cette étude a été réalisée au laboratoire, la présence de protéines de résistance a été testée chez les plantes utilisées afin de se rassurer si elles étaient génétiquement modifiées ou non. La taille de l’échantillon étaient grande (N≥ 30). Tout a été réuni pour limiter au maximum les biais.
De cet article il ressort que bien qu’on retrouve des traces de protéines Cry produites par les plantes génétiquement modifiées chez les prédateurs de ravageurs de ces plantes, celles-ci n’ont aucun effet sur leur fitness. Par conséquent la culture des Bt plantes ne présente aucun risque pour prédateurs des insectes ravageurs.
Dernière modification il y a plus de 5 ans.