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La pollution lumineuse est associée à des bourgeons d'arbres plus tôt au Royaume-Uni
Introduction à l'article :
La lumière naturelle joue un rôle important dans les systèmes naturels, agissant comme un signal abiotique. Aux altitudes les plus élevées, les changements de durée de jour sont des indicateurs précis de la progression des saisons et plus particulièrement des conditions printanières favorables au plante. Pour percevoir des conditions favorables les plantes vasculaires utilisent des systèmes photorécepteurs (phytochromes, sensibles aux rouge lointain) qui régissent différents phénomènes comme la germinaison et la floraison par exemple. Cependant, l'effet de la pollution lumineuses sur ces processus fondamentaux n'est pas clair. L'objectif est d'évaluer si les données à l'échelle du Royaume Uni sur l'augmentation des bourgeons des arbres pouvaient être corrélées à l'éclairage artificiel de nuit (ALAN).
Hypothèse : l'augmentation de la photopériode, via l'éclairage artificiel, accélérai la date de débourrement et que cet effet sera plus important chez les espèces à bourgeonnement tardif.
Expériences de l'article :
Utilisation de données spatio - temporelles, sur 4 espèces de feuillus disponibles (collectées de 1999 à 2011 par des "citoyens scientifiques" qui référencé les bourgeons), d'imageries par satellite (obtenus auprès du programme de météorologiques) de la défense pour quantifier l'éclairage nocturne (pixel représenté par une valeur définissant le niveau d'éclairage) (Données DMSP) et de données quadrillées de 5km de température de l'air (crées à l'aide des stations météorologiques par un processus d'interpolation qui prend en compte les caractéristiques topographiques, côtières et
urbaines). Toutes ses données ont été appariées spatialement. Enfin des analyses statistiques ont été réalisées avec comme variables réponse : la date d'éclosion (quantifiée comme le nombre de jours à partir du 1er janviers de l'année correspondante). Une interaction entre l'éclairage et la température à été incluse pour analyser si la relation entre date d'éclosion et éclairage varié en fonction des températures.
Résultats de l'article :
Pas d'effet entre le niveau d'éclairage sur l'espèce ayant le débourrement le plus tôt mais un effet signification sur les 3 autres espèces avec une relation négative (débourrement plus précoce avec des lumières plus brillantes) et une interaction significative entre la température et les données DMSP. L'effet de la valeurs DMSP soit de l'intensité de l'éclairage était significatif ou non en fonction des espèces avec un effet de la température. Il existe une corrélation entre la date de bourgeonnement des feuillus et la quantité de lumière artificielle.
Rigueur de l'article :
Difficulté d'obtenir des données fiables notamment au niveau de la date de bourgeonnement qui est très subjectif à l'observateur. Un autre manque est que a valeur DMSP pour chaque pixel ne peut pas être facilement liée à un éclairement ou à un rayonnement auquel tout arbre individuel est exposé la nuit.
Ajout de l'année civile dans les modèles statistiques comme effet aléatoire pour tenir compte de la variation interannuelle de la date de débourrement. Et prise en compte de variation latitudinale de a longueur du jour et d'autre tendances spatiales dans les données. Pour éliminer l'effet résiduel, l'analyse à été répétée en excluant les points de données trouver dans les grandes zones urbaines. L'étude à donc pris aussi des précautions pour obtenir des résultats pertinents.
Ce que cet article apporte au débat :
Permet de mettre en avant une corrélation entre éclairage artificielle et phénologie. L'article permet de souligner l'importance de connaitre les caractéristiques des espèces et de mener des expérimentations distincte pour chacune des espèces / écosystèmes considérés pour connaitre l'impact éventuel de la lumière artificiel (en étudiant les régimes d'éclairage et le type de plante).
Remarques sur l'article :
Cette article ne déclare pas un impact positif ou négatif de l'ALAN sur le bourgeonnement des feuillus mais permet de mettre en avant une corrélation et ainsi, une compréhension de certains changements dans les dates de bourgeonnements observés.
Publiée il y a plus de 5 ans
par
L. Estabes.
Dernière modification il y a plus de 5 ans.
La pollution lumineuse est associée à des bourgeons d'arbres plus tôt au Royaume-Uni
Introduction à l'article :
La lumière naturelle joue un rôle important dans les systèmes naturels, agissant comme un signal abiotique. Aux altitudes les plus élevées, les changements de durée de jour sont des indicateurs précis de la progression des saisons et plus particulièrement des conditions printanières favorables au plante. Pour percevoir des conditions favorables les plantes vasculaires utilisent des systèmes photorécepteurs (phytochromes, sensibles aux rouge lointain) qui régissent différents phénomènes comme la germinaison et la floraison par exemple. Cependant, l'effet de la pollution lumineuses sur ces processus fondamentaux n'est pas clair. L'objectif est d'évaluer si les données à l'échelle du Royaume Uni sur l'augmentation des bourgeons des arbres pouvaient être corrélées à l'éclairage artificiel de nuit (ALAN).
Hypothèse : l'augmentation de la photopériode, via l'éclairage artificiel, accélérai la date de débourrement et que cet effet sera plus important chez les espèces à bourgeonnement tardif.
Utilisation de données spatio - temporelles, sur 4 espèces de feuillus disponibles (collectées de 1999 à 2011 par des "citoyens scientifiques" qui référencé les bourgeons), d'imageries par satellite (obtenus auprès du programme de météorologiques) de la défense pour quantifier l'éclairage nocturne (pixel représenté par une valeur définissant le niveau d'éclairage) (Données DMSP) et de données quadrillées de 5km de température de l'air (crées à l'aide des stations météorologiques par un processus d'interpolation qui prend en compte les caractéristiques topographiques, côtières et
urbaines). Toutes ses données ont été appariées spatialement. Enfin des analyses statistiques ont été réalisées avec comme variables réponse : la date d'éclosion (quantifiée comme le nombre de jours à partir du 1er janviers de l'année correspondante). Une interaction entre l'éclairage et la température à été incluse pour analyser si la relation entre date d'éclosion et éclairage varié en fonction des températures.
Pas d'effet entre le niveau d'éclairage sur l'espèce ayant le débourrement le plus tôt mais un effet signification sur les 3 autres espèces avec une relation négative (débourrement plus précoce avec des lumières plus brillantes) et une interaction significative entre la température et les données DMSP. L'effet de la valeurs DMSP soit de l'intensité de l'éclairage était significatif ou non en fonction des espèces avec un effet de la température. Il existe une corrélation entre la date de bourgeonnement des feuillus et la quantité de lumière artificielle.
Difficulté d'obtenir des données fiables notamment au niveau de la date de bourgeonnement qui est très subjectif à l'observateur. Un autre manque est que a valeur DMSP pour chaque pixel ne peut pas être facilement liée à un éclairement ou à un rayonnement auquel tout arbre individuel est exposé la nuit.
Ajout de l'année civile dans les modèles statistiques comme effet aléatoire pour tenir compte de la variation interannuelle de la date de débourrement. Et prise en compte de variation latitudinale de a longueur du jour et d'autre tendances spatiales dans les données. Pour éliminer l'effet résiduel, l'analyse à été répétée en excluant les points de données trouver dans les grandes zones urbaines. L'étude à donc pris aussi des précautions pour obtenir des résultats pertinents.
Permet de mettre en avant une corrélation entre éclairage artificielle et phénologie. L'article permet de souligner l'importance de connaitre les caractéristiques des espèces et de mener des expérimentations distincte pour chacune des espèces / écosystèmes considérés pour connaitre l'impact éventuel de la lumière artificiel (en étudiant les régimes d'éclairage et le type de plante).
Cette article ne déclare pas un impact positif ou négatif de l'ALAN sur le bourgeonnement des feuillus mais permet de mettre en avant une corrélation et ainsi, une compréhension de certains changements dans les dates de bourgeonnements observés.
Dernière modification il y a plus de 5 ans.