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Titre de l'article :

La lumière artificielle la nuit comme nouvelle menace pour la pollinisation


Introduction à l'article :

La pollinisation assistée par les animaux est une fonction essentielle de l'écosystème pour les communautés végétales sauvages et 88% des angiospermes en dépendent dans certaines mesures. Des inquiétudes sont levées quand au fait que cette pollinisation est menacée du fait du déclin des pollinisateurs. Récemment, la lumière artificielle la nuit (ALAN) est proposée comme un facteur affectant les pollinisateurs nocturnes L'objectif de cette étude est d'apporter des réponses quant à l'impact de l'ALAN sur les populations de pollinisateurs nocturnes (mais également diurnes).

Expériences de l'article :

Au total 14 sites (Préalples Suisses) ont été sélectionnés et des lampadaires LED (blanc neutre) ont été placés sur 7 d'entres elles. Les sites présentés une composition végétale similaire. Chacun des 7 sites exposés à été associés à un site sombre, témoin. Pour évaluer les interactions entre plantes et les pollinisateurs ils ont mis en place un échantillonnage (en 2014 : interactions diurnes et nocturnes, en 2015 : observations nocturnes) des visites (contact actif les organes reproducteurs de la plante) avec un filet à main. Pour estimer l'action de la pollinisation 100 espèces ont étaient soumises à 4 traitements (sur 5 sites, en 2015) : puis récolte des capitules entre juillet et décembre pour calculer le rendement reproductif (nombre de fruits développés et % de fruits par capitule). Pour étudier l'effet éventuel sur les pollinisateurs diurnes ils ont fusionner les sous-réseaux de pollinisateurs diurnes et nocturnes et utiliser l'indice de Müller (influence indirecte) puis analyses multivariées.

Résultats de l'article :

L'ALAN perturbe les réseaux de pollinisation nocturne et à des conséquences négatives sur le succès de reproduction des plantes, avec une diminution de 62% dans les zones éclairées artificiellement par rapport aux zones sombres. La nouaison à était diminuée de 13% chez les plantes malgré la présence des pollinisateurs diurnes permettant de souligner l'impact négatif sur les pollinisateurs nocturnes. Les sites sous l'ALAN présentés une richesse en insecte moindre, expliqué par le nombre plus faible d'interactions échantillonnées. En quantifiant les effets indirects potentiels des pollinisateurs nocturnes sur les diurne ils ont souligner que les visites diurnes et nocturnes sont connectées au niveau d'une plante. L'ALAN à le potentiel d'aggraver d'avantage le déclin des pollinisateurs diurne par des effets indirects au niveau de la plantes (impact les pollinisateurs direct : impact la plante (production) : impact sur les populations diurnes)

Rigueur de l'article :

Randomisation des données. Normalisation pour pouvoir effectuer une corrélation entre les réseaux de pollinisateurs diurnes et nocturnes et pour limier les biais des identifications approximatives des espèces les analyses ont étés répétées en utilisant deux sous - ensembles de données (Inclusion ou exclusion plus ou moins strict des taxons généralement non considérés comme pollinisateurs). En raison de la forte variance de l'activité nocturne des insectes, les sites d'une paire (éclairé/témoin) ont été échantillonnés au même moment au cours de la même nuit.

Ce que cet article apporte au débat :

Emet l'hypothèse que l'effet de l'ALAN peut se propager aux pollinisateurs diurnes, il n'est pas limité aux populations nocturnes. L'ALAN pourrait provoquer des conséquences en cascade variables en fonction de l'architecture du réseau de la communauté considérée. Les espèces de pollinisateurs seraient influencer de la même manière par la lumière artificielle.

Publiée il y a plus de 5 ans par L. Estabes.
Dernière modification il y a plus de 5 ans.