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Titre de l'article :

Comparaison morphologique et physiologique de plants de basilic (Ocimum basilicum) en fonction des proportions, émises par son éclairage, en rouge, bleu et vert.


Introduction à l'article :

Pour un même modèle de lampe LED, il est possible de régler les proportions en rouge, bleu et vert de son éclairage. L'intensité émise reste la même, seule la couleur émise change. L'article a pour but de déterminer l'impact d'un changement uniquement dans le spectre de longueur d'onde émit par la source de lumière artificielle, utilisé pour la croissance en intérieur des plants. Dans cette étude ce sont des plants de basilic violet et vert (Ocimum basilicum), une espèce communément cultivée pour la consommation.

Expériences de l'article :

Différentes proportions en couleur sont réglées pour l'éclairage LED des semis de basilic : (1) R: G:B=4:1:1, (2) R:G:B=2:1:1, et (3) R:G:B=1:1:1(contrôle).Par traitement, 2 lampes avec 8 plants de basilic violet et huit plants de basilic vert plantés au hasard sous chaque source de lumière (total de 16 plants de chaque basilic par lumière).
Tous les traitements sont à 12h de "jour" à une intensité de 180μmolm−2s−1PFD et 12h d'obscurité. Les plantes ont été récoltées après 64 jours. Huit plantes de chaque variété de chaque traitements à la lumière ont été utilisées pour les mesures de croissance et de paramètres physiologiques suivantes: hauteur de la plante, la surface foliaire, le diamètre de la tige, l'épaisseur des feuilles, le poids frais et secs des pousses, des racines et leurs teneurs en eau. Enfin, par fluorescence de la chlorophylle et d'autres pigments, l'activité photosynthétique est estimée.
En tout, 16 mesures par traitements sont réalisées pour chaque paramètre.

Résultats de l'article :

À beaucoup de niveaux, les plants dont l'éclairage était le plus rouge étaient meilleurs, et ceux avec le moins de rouge dans l'éclairage, à l'inverse, les moins bons chez les deux espèces de basilic. Les deux cultivars sous le contrôle semblaient anormalement petits, avec un système racinaire défaillant. À l'inverse, les pousses (1) étaient les plus grandes, avec une tige plus ferme et un meilleur système racinaire. Cette tendance se retrouve également dans les teneurs en pigment, ce qui participe probablement à la meilleure activité photosynthétique et donc, le développement du plant.

Rigueur de l'article :

Le protocole ne permet pas de voir de grandes variations dans le spectre émis (blanc (contrôle), orange (2) et rouge (1)). Les émissions dans les tons froids ne sont pas étudiées ce qui est dommage. De plus, le but de cette étude est de maximiser la croissance du basilic, les longueurs d'onde utilisée ne sont pas forcément représentatives de celle des éclairages extérieurs. L'éclairage était toujours diurne, ce qui est en adéquation avec la problématique de l'article, mais limite notre interprétation dans le cadre de la pollution lumineuse.

Ce que cet article apporte au débat :

Cet article montre l'impact des différentes couleurs de la source lumineuse sur la croissance et la santé de plants de basilic. Ainsi, bien que les sources lumineuses soient proches (dans le blanc (contrôle) ou les tons chauds (1 et 2)), des différences peuvent déjà être observées. Ceci montre la sensibilité que peut avoir une plante, face à la longueur d'onde de sa source lumineuse. A priori, les tons chauds, tirant au maximum dans le rouge sont le plus bénéfique à l'activité cellulaire (photosynthèse, racinaire, croissance). Toutefois il serait pertinent de chercher à élargir le spectre de couleur testé pour mieux en comprendre l'impact et/ou avec un éclairage nocturne cette fois-ci, plus en adéquation avec notre problématique.

Publiée il y a plus de 5 ans par C. Sanchez.
Dernière modification il y a plus de 5 ans.