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Le développement des baculovirus recombinés pour le contrôle des insectes nuisibles
Résumé de la review :
Cette review met en lumière le potentiel d'utilisation des baculovirus modifiés génétiquement dans la lutte contre les insectes nuisibles responsables de la destruction des cultures. L'utilisation de souches "sauvages" dans la lutte biologique s'est globalement soldée par un échec. En effet, ces baculovirus présentent de nombreuses limitations qui les rendent peu compétitifs par rapport à des pesticides chimiques plus classiques (mort lente des insectes par les virus). Cependant, le temps entre le contact de l'insecte avec le virus et sa mort a été grandement réduit avec l'avènement des techniques de recombinaison d'ADN.
Le temps mis par le virus a tuer son hôte varie selon de nombreux paramètres (température, dose virale, âge de l'hôte, espèce et souche virale) et l'insecte nuisible continue de détruire les cultures jusqu'à sa mort. C'est pourquoi, la modification du génome d'un virus peut être intéressante pour réduire son temps d'action sur son hôte et ainsi réduire les dégâts sur les cultures.
Les auteurs énoncent ensuite les avantages et les inconvénients de cette méthode de contrôle des nuisibles par des baculovirus recombinés.
En effet, d'une part c'est une piste intéressante pour les agriculteurs puisque la résistance des insectes nuisibles aux pesticides chimiques ne cesse d'augmenter. D'autre part, les insecticides chimiques montrent des effets néfastes sur l'environnement comme sur la santé humaine. Ce contrôle biologique par l'utilisation de virus pourrait ainsi être une bonne alternative ou au moins réduire l'utilisation de ces méthodes. De plus, les baculovirus sont généralement hôte-spécifiques, ce qui limite le risque de contamination chez d'autres espèces. Les insectes montrent très peu de résistance aux baculovirus et ceux-ci peuvent être combinés aux pesticides chimiques pour une meilleure efficacité.
Néanmoins, les baculovirus recombinés peinent à se maintenir dans l'environnement puisqu'ils sont moins compétitif que ceux de type "sauvage". Par ailleurs, leur hôte-spécificité réduit leur champ d'utilisation dans l'environnement et il existe des limites techniques qui empêchent la recombinaison génétique chez tous les baculovirus.
Finalement, l'utilisation de baculovirus génétiquement modifiés montre des résultats prometteurs sur la gestion des insectes nuisibles. Cependant, il est encore nécessaire de développer cet axe de rechercher tout en restant conscient des risques liés à la manipulation génétique de ces pathogènes.
Rigueur de la review :
Cette review décrit le potentiel des baculovirus recombinés dans la lutte biologique. Cependant, elle ne décrit qu'une partie des méthodes qu'il est possible de mettre en oeuvre dans la lutte biologique puisque d'autres micro-organismes peuvent également servir comme agents de biocontrôle (BCA). De même, ces virus sont hautement pathogènes pour les arthropodes mais il existe de nombreux autres organismes qui nuisent aux cultures.
Ainsi, cette review ne permet pas d'avoir une vision exhaustive de la diversité des méthodes de biocontrôle par l'utilisation de pathogènes.
Ce que cette review apporte au débat :
Cette review révèle le potentiel important des micro-organismes que sont les baculovirus ainsi que l'apport des nouvelles technologies dans la lutte biologique contre les arthropodes. Les auteurs considèrent les risques liés à l'utilisation de ces virus négligeables. Cependant il est nécessaire de développer les biotechnologies dans le but d'améliorer l'effet de ces pathogènes sur les nuisibles, et cela dans une approche basée sur les risques potentiels liés à cette méthode.
Ainsi, dans ce contexte très spécifique très réduit, où un type particulier de micro-organisme affecte un type particulier de nuisible, cette méthode semble pouvoir être contrôlée.
Remarques sur la review :
Les apports de cette review sont les mêmes que les limites. En effet, les auteurs se concentrent sur le potentiel des baculovirus modifiés comme BCA dans la lutte contre les arthropodes nuisibles. De ce fait, les différentes méthodes permettant d'affecter les insectes grâce à ces virus et ainsi diminuer leur impact sur les cultures, les risques et les avantages liés à cette méthode de biocontrôle ainsi que les perspectives futures sont discutées avec précision.
Publiée il y a plus de 10 ans
par
S.Sweydan.
Dernière modification il y a plus de 10 ans.
Le développement des baculovirus recombinés pour le contrôle des insectes nuisibles
Résumé de la review :
Cette review met en lumière le potentiel d'utilisation des baculovirus modifiés génétiquement dans la lutte contre les insectes nuisibles responsables de la destruction des cultures. L'utilisation de souches "sauvages" dans la lutte biologique s'est globalement soldée par un échec. En effet, ces baculovirus présentent de nombreuses limitations qui les rendent peu compétitifs par rapport à des pesticides chimiques plus classiques (mort lente des insectes par les virus). Cependant, le temps entre le contact de l'insecte avec le virus et sa mort a été grandement réduit avec l'avènement des techniques de recombinaison d'ADN.
Le temps mis par le virus a tuer son hôte varie selon de nombreux paramètres (température, dose virale, âge de l'hôte, espèce et souche virale) et l'insecte nuisible continue de détruire les cultures jusqu'à sa mort. C'est pourquoi, la modification du génome d'un virus peut être intéressante pour réduire son temps d'action sur son hôte et ainsi réduire les dégâts sur les cultures.
Les auteurs énoncent ensuite les avantages et les inconvénients de cette méthode de contrôle des nuisibles par des baculovirus recombinés.
En effet, d'une part c'est une piste intéressante pour les agriculteurs puisque la résistance des insectes nuisibles aux pesticides chimiques ne cesse d'augmenter. D'autre part, les insecticides chimiques montrent des effets néfastes sur l'environnement comme sur la santé humaine. Ce contrôle biologique par l'utilisation de virus pourrait ainsi être une bonne alternative ou au moins réduire l'utilisation de ces méthodes. De plus, les baculovirus sont généralement hôte-spécifiques, ce qui limite le risque de contamination chez d'autres espèces. Les insectes montrent très peu de résistance aux baculovirus et ceux-ci peuvent être combinés aux pesticides chimiques pour une meilleure efficacité.
Néanmoins, les baculovirus recombinés peinent à se maintenir dans l'environnement puisqu'ils sont moins compétitif que ceux de type "sauvage". Par ailleurs, leur hôte-spécificité réduit leur champ d'utilisation dans l'environnement et il existe des limites techniques qui empêchent la recombinaison génétique chez tous les baculovirus.
Finalement, l'utilisation de baculovirus génétiquement modifiés montre des résultats prometteurs sur la gestion des insectes nuisibles. Cependant, il est encore nécessaire de développer cet axe de rechercher tout en restant conscient des risques liés à la manipulation génétique de ces pathogènes.
Cette review décrit le potentiel des baculovirus recombinés dans la lutte biologique. Cependant, elle ne décrit qu'une partie des méthodes qu'il est possible de mettre en oeuvre dans la lutte biologique puisque d'autres micro-organismes peuvent également servir comme agents de biocontrôle (BCA). De même, ces virus sont hautement pathogènes pour les arthropodes mais il existe de nombreux autres organismes qui nuisent aux cultures.
Ainsi, cette review ne permet pas d'avoir une vision exhaustive de la diversité des méthodes de biocontrôle par l'utilisation de pathogènes.
Cette review révèle le potentiel important des micro-organismes que sont les baculovirus ainsi que l'apport des nouvelles technologies dans la lutte biologique contre les arthropodes. Les auteurs considèrent les risques liés à l'utilisation de ces virus négligeables. Cependant il est nécessaire de développer les biotechnologies dans le but d'améliorer l'effet de ces pathogènes sur les nuisibles, et cela dans une approche basée sur les risques potentiels liés à cette méthode.
Ainsi, dans ce contexte très spécifique très réduit, où un type particulier de micro-organisme affecte un type particulier de nuisible, cette méthode semble pouvoir être contrôlée.
Les apports de cette review sont les mêmes que les limites. En effet, les auteurs se concentrent sur le potentiel des baculovirus modifiés comme BCA dans la lutte contre les arthropodes nuisibles. De ce fait, les différentes méthodes permettant d'affecter les insectes grâce à ces virus et ainsi diminuer leur impact sur les cultures, les risques et les avantages liés à cette méthode de biocontrôle ainsi que les perspectives futures sont discutées avec précision.
Dernière modification il y a plus de 10 ans.