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Étude prospective sur la seconde génération de biocarburants : une analyse de leur efficacité économique et environnementale
Introduction à l'article :
Les états de l’UE ont adopté une directive en 2009 visant à intégrer 10% de biocarburants dans les transports d’ici 2020.
Actuellement, biocarburants de 1ère génération, utilisant les organes de réserves des plantes vivrières dont 2 filières : bioéthanol (betterave et blé) et biodiesel (colza)
Critiqué pour 3 raisons : solution coûteuse aux états, le bilan d’émission de GES sur l’ensemble du cycle de vie des biocarburants par rapport aux équivalents fossiles est incertain et controversé, et potentielle compétition avec le marché de l’alimentaire.
Nécessité de biocarburants de 2nde génération (prévu entre 2015 et 2020): utilisation de tous types de biomasse végétale, rendement à l’hectare plus élevé, meilleur bilan environnemental
Expériences de l'article :
D’après le Commissariat à l’Énergie Atomique (Dupont et alii, 2008), la voie la plus prometteuse à l’heure actuelle est celle de la production de gazole de synthèse par la voie BtL (Biomass to Liquids).
C’est cette voie qui est étudiée dans l’article
Les technologies de production de gazole de synthèse sont encore immatures et la production industrielle n’est pas prévue avant 2020
Il est cependant possible d’estimer ces coûts (objet de l’article) à partir des données issues des projets pilotes et de les comparer aux coûts de production des carburants fossiles
Pas pris en compte: achat du terrain pour installer l’usine, urbanisation et démantèlement. Calcul des coûts repose sur hypothèses de prix d’achat des matières premières en 2020. Enfin, les progrès techniques devraient faire baisser les prix de ces technologies d’ici 2020, mais pas pris en compte.
Deux scénarios divergeant sont envisagés : un scénario central à prix élevés et un scénario favorable à prix moins importants
Résultats de l'article :
Les estimations montrent que les prix, quelques soit le scénario et la méthode de production, sont au-dessus du carburant fossile. Ces coûts de production élevés se justifient notamment par l’achat de la biomasse, l’investissement, et les coûts électriques. Dans le scénario central, les coûts sont proches du double du carburant fossile. Dans le scénario favorable, les coûts de production du biocarburant sont légèrement au-dessus du carburant fossile. Cependant, pour les auteurs ce second scénario est très peu probable (notamment parce qu’il faudrait l’existence simultanée d’un coût élevé du baril de pétrole et d’un faible coût de biomasse).
Cependant, les émissions de GES évitées grâce aux biocarburants de 2nde génération par rapport aux carburants fossiles, permettent de calculer un coût d’abattement qui va donc réduire le coût de production de ces biocarburants. Néanmoins, le calcul de ce coût d’abattement reste incertain (trop de variabilité dans les résultats des calculs)
Ce que cet article apporte au débat :
CCL -> Le manque de maturité des technologies de seconde génération rend difficile d’estimer les coûts de production qui y sont liés. A la vue des objectifs européens fixés pour 2020, un soutien à la recherche sur ces procédés de production paraît essentiel.
Les bilans environnementaux sont largement meilleurs avec ces technologies 2nde génération (sauf pour le bioéthanol à partir de canne à sucre brésilienne)
Publiée il y a plus de 10 ans
par
A. de Haldat du Lys.
Dernière modification il y a plus de 8 ans.
Étude prospective sur la seconde génération de biocarburants : une analyse de leur efficacité économique et environnementale
Introduction à l'article :
Les états de l’UE ont adopté une directive en 2009 visant à intégrer 10% de biocarburants dans les transports d’ici 2020.
Actuellement, biocarburants de 1ère génération, utilisant les organes de réserves des plantes vivrières dont 2 filières : bioéthanol (betterave et blé) et biodiesel (colza)
Critiqué pour 3 raisons : solution coûteuse aux états, le bilan d’émission de GES sur l’ensemble du cycle de vie des biocarburants par rapport aux équivalents fossiles est incertain et controversé, et potentielle compétition avec le marché de l’alimentaire.
Nécessité de biocarburants de 2nde génération (prévu entre 2015 et 2020): utilisation de tous types de biomasse végétale, rendement à l’hectare plus élevé, meilleur bilan environnemental
D’après le Commissariat à l’Énergie Atomique (Dupont et alii, 2008), la voie la plus prometteuse à l’heure actuelle est celle de la production de gazole de synthèse par la voie BtL (Biomass to Liquids).
C’est cette voie qui est étudiée dans l’article
Les technologies de production de gazole de synthèse sont encore immatures et la production industrielle n’est pas prévue avant 2020
Il est cependant possible d’estimer ces coûts (objet de l’article) à partir des données issues des projets pilotes et de les comparer aux coûts de production des carburants fossiles
Pas pris en compte: achat du terrain pour installer l’usine, urbanisation et démantèlement. Calcul des coûts repose sur hypothèses de prix d’achat des matières premières en 2020. Enfin, les progrès techniques devraient faire baisser les prix de ces technologies d’ici 2020, mais pas pris en compte.
Deux scénarios divergeant sont envisagés : un scénario central à prix élevés et un scénario favorable à prix moins importants
Les estimations montrent que les prix, quelques soit le scénario et la méthode de production, sont au-dessus du carburant fossile. Ces coûts de production élevés se justifient notamment par l’achat de la biomasse, l’investissement, et les coûts électriques. Dans le scénario central, les coûts sont proches du double du carburant fossile. Dans le scénario favorable, les coûts de production du biocarburant sont légèrement au-dessus du carburant fossile. Cependant, pour les auteurs ce second scénario est très peu probable (notamment parce qu’il faudrait l’existence simultanée d’un coût élevé du baril de pétrole et d’un faible coût de biomasse).
Cependant, les émissions de GES évitées grâce aux biocarburants de 2nde génération par rapport aux carburants fossiles, permettent de calculer un coût d’abattement qui va donc réduire le coût de production de ces biocarburants. Néanmoins, le calcul de ce coût d’abattement reste incertain (trop de variabilité dans les résultats des calculs)
CCL -> Le manque de maturité des technologies de seconde génération rend difficile d’estimer les coûts de production qui y sont liés. A la vue des objectifs européens fixés pour 2020, un soutien à la recherche sur ces procédés de production paraît essentiel.
Les bilans environnementaux sont largement meilleurs avec ces technologies 2nde génération (sauf pour le bioéthanol à partir de canne à sucre brésilienne)
Dernière modification il y a plus de 8 ans.